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Saint Efflam et le roi Arthur

Aujourd’hui 6 novembre, nous fêtons Saint Efflam. Saint Efflam, qui a son tombeau à Plestin, est le saint le plus populaire du Trégor, ainsi que sa femme, Sainte Enora, patronne des nourrices bretonnes. On les retrouve à la Vallée des Saints.

Voici à l’orgue et à la bombarde, un cantique dédié à ce saint irlandais venu évangéliser la Bretagne et dont la légende dorée flirte avec son hagiographie. Plus connu sous le nom de “Saint Efflam et le Roi Arthur” (Sant Efflam hag ar Roué Arzhur) ce cantique est extrait du “Barzhaz Breizh”, le premier grand recueil de chansons bretonnes, publié en 1839 par Hersart de la Villemarqué. Il est joué ici par le couple Salaün-Broquet.

L’histoire
Le soir même de ses noces, qu’on lui a imposées pour des raisons politiques, avec la princesse Enora, Efflam s’embarque pour la Bretagne. Là, il aide Arthur à triompher d’un dragon qu’il combattait sur la plage depuis trois jours (une allégorie de la pollution?), en faisant jaillir d’un rocher une source où Arthur se désaltère. Il refuse l’invitation d’Arthur de le suivre dans son palais, et se fait ermite.
La plage où elle se déroula la lutte entre Arthur et le dragon est la “Lieue de Grève”, près de Plestin, dont il est question dans “Le pauvre clerc”.

Enora est transportée par les anges au seuil de son ermitage. Il lui aménage une cabane à proximité. Après toute une vie de voisinage sans cohabitation, ils furent retrouvés morts le même jour. Font-ils encore chambre à part au paradis?

Les Tri Yann en ont chanté une belle version dans leur dernier album “La belle enchantée“, disque que vous pouvez vous procurer via ce lien. Ce titre est admirablement interprété par le groupe, rejoint par Kohann et Clarisse Lavanant, et accompagné par les orgues de Fred Bourgeois et la bombarde de Vincent Béliard. Une version française est aussi chantée en final de l’opus.

  • Première publication dans le Barzhaz, 1ère édition, en 1839.
  • “La légende de Saint Efflamm m’a été chantée par un paysan de la paroisse de Plestin en Tréguier, où le saint est particulièrement honoré” (Epilogue des “Contes populaires des Anciens Bretons”, page 316, 1842).
  • Un texte différent, presque sans ratures, se trouve dans le 1er cahier de Keransquer pages 208 à 210 et 169, sous le titre “Buhez an Ao. Sant Efflamm”.
  • Collecté uniquement par La Villemarqué.
    Pourtant, ni Luzel, ni Joseph Loth (comme le remarque Francis Gourvil dans une note, p. 402 de son “La Villemarqué”) ne rangent ce chant historique dans la catégorie des chants inventés.

Source : http://chrsouchon.free.fr/ (vous y trouverez la totalité des paroles de ce chant).

 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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2 Commentaires

  1. quoi ! Eflamm a été canonisé ! et il n’en a rien dit, le petit cachotier ….
    félicitations, Eflamm. En fait, t’as raison : ce qui est pris n’est plus à prendre !
    a galon wir

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