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Inculturation & liturgie : « Je suis Breton, mais… »

Le Cardinal Robert Sarah disait lors de sa récente conférence à Londres :  « Je suis Africain… la liturgie n’est pas le lieu pour promouvoir ma culture. Bien plutôt, c’est le lieu où ma culture est baptisée, où ma culture s’élève à la hauteur du divin… »

L’Eglise a beaucoup travaillé en Bretagne à ce que notre culture s’élève à cette hauteur du divin, et ce lien fort est devenu en quelque sorte son ADN. La Bretagne ne peut se départir de cet élément constitutif sans prendre le risque de perdre son âme car, comme demandait l’abbé Yann-Vari Perrot à quelqu’un : « Ne croyez-vous pas que votre Bretagne serait totalement différente de la Bretagne de vos Pères si la Lumière de la foi ne rayonnait plus comme un astre solaire au-dessus de ses cités et de ses campagnes ? »

Pour autant, aujourd’hui, une certaine conversion – ainsi qu’une pleine compréhension de l’inculturation – est nécessaire, car bien des offices deviennent du folklore, à l’instar de certaines « noces bretonnes » (même si -reconnaissons-le, ce sont parfois les seules occasions qu’ont certains d’aller à la messe) qui donnent plus dans la reconstitution historique que dans l’expression vivante d’une foi enracinée dans cette culture bretonne. Certains événements religieux deviennent ainsi leur propre objet festif, loin de la verticalité initiale, alors qu’ils portent en eux les germes d’un renouveau possible. C’est donc là que la question et la compréhension de l’inculturation devraient être prioritaires pour nos pasteurs, mais aussi pour les équipes liturgiques (ou les comités de chapelles) amenées non à la seule promotion d’une culture mais à l’élévation de cette culture à la hauteur du divin, capable de toucher les coeurs en profondeur.

mons-nkoue-arcivescovoUn évêque a récemment rappelé clairement dans sa semaine diocésaine (septembre / octobre 2016) ce que la liturgie doit être et ce qu’elle ne doit pas devenir. Il s’agit de Mgr Pascal N’Koué (photo ci-contre), du diocèse de Parakou (Bénin). Ce texte met en exergue la question de l’inculturation, que nous évoquons régulièrement sur Ar Gedour. La question de l’enracinement de l’Evangile en Afrique ne concerne pas que ce continent. Ce qu’il évoque vaut pour bien d’autres, y compris les Bretons. Nous vous proposons donc quelques extraits de son propos, avec quelques pistes complémentaires qui permettront aux Bretons de mieux s’approprier le sujet. Rappelons que notre rubrique « inculturation & enracinement » propose de nombreux articles sur le sujet.

Il est d’ailleurs étonnant de voir à quel point cette question est prise en compte dans la jeune Eglise d’Afrique mais est laissée relativement de côté dans nos paroisses bretonnes. Il y a quelques mois, un prêtre africain travaillant sur une thèse nous contactait pour avoir quelques précisions sur l’inculturation, question sur laquelle il travaillait activement. Pourquoi pas nous, alors même que si nos églises sont enracinées dans le paysage breton, elles le sont bien moins aujourd’hui dans les coeurs, la Bretagne étant (re)devenue elle-même terre de mission ?

Changez le mot Afrique par Bretagne et gageons que cette publication interpellera : « Je suis Breton, mais… »

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Le premier Synode sur l’Afrique a considéré “l’inculturation comme une priorité et une urgence dans la vie des Eglises particulières pour un enracinement réel de l’Evangile en Afrique” (Ecclesia in Africa n° 59). Il faut revenir constamment sur cette préoccupation.
Qu’il faille inculturer l’Evangile en terre d’Afrique, personne n’en doute. Mais en quoi consiste ce processus, là divergent les points de vue. là divergent les points de vue. Trois de nos Anciens ont parlé de la question : Mgr Robert SASTRE, premier évêque de Lokossa ; Mgr Lucien Agboka, premier évêque d’Abomey ; et Mgr Lucien Chambény, premier prêtre du diocèse de Natitingou. A ces trois témoignages j’ajouterai celui, plus récent, du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements. Ce sont tous des Africains, hommes de foi et fiers de leur identité africaine.

1. Ce que l’inculturation n’est pas.

A la question : quel est le contenu réel du mot inculturation ? Voici ce que répond Monseigneur Lucien Chambeny :

“C’est difficile à dire, chacun le comprend comme il peut. En tout cas, il ne s’agit pas de transporter nos gros tam-tams dans les églises et d’y danser de toutes nos forces comme on le fait aujourd’hui. Le vacarme assourdissant des tam-tams n’est pas l’inculturation, c’est plutôt de la distraction. Les fidèles se lèvent pour admirer les danseurs, les danseuses, les joueurs de flûtes…”

Monseigneur Sastre, grand africaniste, s’est opposé à toute protestantisation de la liturgie catholique romaine (…) :

“Quelque paradoxal que cela puisse paraître, la liturgie, même en tant que célébration, ne doit être qu’un chemin vers la contemplation. Pour que la célébration africaine en arrive là, il lui faut un sérieux effort d’intériorisation : il faut que le rôle du corps s’amenuise au profit de celui de l’esprit. L’appétit des rites, des symboles et des rythmes doit lentement se transmuer en vie intérieure. Les transes corporelles doivent disparaître pour faire place au rythme de l’âme portée par l’amour dans la paix de la contemplation.

NOTE D’AR GEDOUR (EC) : 

En Bretagne, l’inculturation a été telle que – la culture étant portée à la hauteur du divin, les cantiques portent eux-mêmes à la contemplation et à l’intériorisation. Mgr Centène avait ainsi rappelé en février 2015 que « Aujourd’hui, à travers les écoles bilingues, une génération refleurit. L’Eglise a eu un grand rôle dans la préservation de la langue bretonne. Aujourd’hui, il y a une résurgence des cultures locales. Il faut que l’Eglise reprenne sa place dans cette préservation, mais aussi pour évangéliser. Car nos cantiques bretons favorisent l’intériorité essentielle à l’évangélisation…  » Les chapelles et la quiétude à laquelle elles invitent sont preuve d’une réelle vie de foi de la part de ceux qui les ont érigé. L’agitation que nous retrouvons dans nos cérémonies actuelles va d’ailleurs de pair avec l’abandon de la culture locale. 

2. Le processus de l’inculturation.

(…) Le processus d’inculturation s’effectue en deux mouvements : il y a d’abord la réception de l’Evangile ou évangélisation, puis l’incarnation de cet évangile ou inculturation. (…) Quand on pourra dire comme saint Paul : “Pour moi vivre c’est le Christ. Ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi”, alors oui, on sera des chrétiens inculturés. (…) Il s’agit d’une transformation du dedans de nous. Or c’est la foi en Jésus qui purifie nos cœurs et nos coutumes. L’inculturation ne peut donc pas être laissée à l’initiative individuelle ni se faire sans discernement, à la légère, à la va-vite. (…)

NOTE D’AR GEDOUR (EC) : 

En Bretagne, le travail des missionnaires a été tel, depuis la fin du 4ème siècle, que culture et foi se sont totalement liés. C’est ce lien fort qui a dessiné nos paysages garnis de clochers et d’enclos paroissiaux, qui a contribué à donner à la Bretagne cette âme qui transparaît dans nombre de nos cantiques bretons, que ce soit dans nos textes et nos mélodies et que nos pardons tentent de faire vivre. Et c’est ainsi, baignée dans cet univers chrétien, que la Bretagne a pu donner au monde tous ces missionnaires. Mais convenons qu’à une époque la culture a été en quelque sorte offerte comme on fait notre offrande à Dieu au moment de l’offertoire. Elle a été hissée vers le divin. Il ne s’agit donc pas d’une revendication culturelle, mais d’une offrande totale de notre être et de notre vécu « au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

3. (…)

4. Le syncrétisme

Mgr Lucien Agboka s’en plaint. Son constat est vraiment déplorable : “On peut bien faire partie de la confrérie des sorciers et animer les groupes de prière et d’adoration les plus dévots de sa paroisse, le curé détectera difficilement le double jeu. Personne ne viendra lui dénoncer le chrétien caméléon”. C’est du syncrétisme tout simplement, c’est-à-dire un mélange de croyances disparates, de doctrines opposées et même contradictoires dans le seul but de réussir coûte que coûte ou de se sentir protégés par toutes les divinités. Jésus est rabaissé au rang d’un quelconque esprit sauveur parmi tant d’autres. Or pour celui qui croit vraiment, Jésus est “Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu”. Il est l’unique Sauveur et Rédempteur, le Seigneur des seigneurs. Devant lui tout genou fléchira. Nul ne va au Père sans passer par Lui.

5. L’Eucharistie et la culture

La véritable question est de savoir ce qu’on célèbre ou plutôt qui on célèbre. Dieu, ou l’homme ? Certaines célébrations ressemblent davantage à des autocélébrations desquelles le Mystère est absent :

“Le cœur du mystère eucharistique est la célébration de la Passion, de la mort tragique du Christ et de sa résurrection ; si ce mystère est noyé dans de longues cérémonies bruyantes et chamarrées, le pire est à craindre. Certaines messes sont tellement agitées qu’elles ne sont pas différentes d’une kermesse populaire”. (Card. Robert SARAH, Dieu ou rien, pp. 150-151.)

Protégeons la Présence réelle.

“Ce don de l’Eucharistie est trop grand pour pouvoir supporter des ambiguïtés et des réductions” (Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia n°10.)

6. La religiosité ou spiritualité populaire

Au lieu de chercher tout le temps à encombrer le saint-sacrifice de la messe, on pourrait se tourner abondamment vers la religiosité populaire. Le Pape François en rappelle l’importance (Evangelii Gaudium, 123-126) :

“Dans la piété populaire, puisqu’elle est fruit de l’Evangile inculturé, se trouve une force activement évangélisatrice que nous ne pouvons pas sous-estimer : ce serait comme méconnaître l’œuvre de l’Esprit Saint. Nous sommes plutôt appelés à l’encourager et à la fortifier pour approfondir le processus d’inculturation qui est une réalité jamais achevée”. Les expressions de la piété populaire ont beaucoup à nous apprendre. C’est la “spiritualité incarnée dans la culture des simples”.

L’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia du Pape François est un bel exemple d’inculturation et d’exhortation à l’inculturation.
L’Eglise donne de larges possibilités d’expressions à cette mystique populaire, si proche de la vie des gens : c’est le rituel des bénédictions qui sanctifie tous les domaines de l’existence humaine (maison, ateliers, outils, champs…), les différentes étapes de notre vie (bénédiction des enfants, des mères enceintes…) ; les pèlerinages, les longues processions si appréciées des fidèles qui peuvent y exprimer leur foi, en puisant abondamment dans la culture locale. Toutes ces dévotions, avec ces innombrables gestes et signes, nourrissent la foi du peuple et sont comme des satellites qui le conduisent à l’Eucharistie qui est le cœur de la liturgie.
Reconnaissons que nos communautés ne sont pas toujours prêtes à célébrer les saints mystères avec la foi pure de l’Eglise.
La religiosité populaire, c’est encore les sacramentaux, le rosaire, la dévotion mariale qui ne connaît pas de frontières de langues, de races ou même de religions. Voyez combien la Mère du Christ est inculturée quand elle se présente sous le visage d’une Africaine à Kibeho, d’une Amérindienne au Mexique… quand elle parle la langue propre de la voyante (le patois) à Lourdes ! Pourquoi dans nos sanctuaires mariaux, dans nos grottes mariales, vouloir la représenter toujours sous les traits d’une femme européenne ? Aucune norme ne l’impose ! Cultivons les expressions de piété populaire sous l’inspiration de l’Esprit aux dons multiples et variés.

NOTE D’AR GEDOUR (EC) : 

« Pour être vraie, la foi doit être intériorisée et vécue » disait le cardinal Mamberti en 2015. Or elle ne peut ni être intériorisée, ni vécue si on fait dans le hors-sol. Il convient de bien considérer qu’au sein de l’Hexagone existent des peuples qui ne sont devenus français que par la force de l’Histoire, et que ces peuples ont des cultures propres, qui ne sont parfois pas ou peu connus de nos pasteurs et des laïcs impliqués dans la vie ecclésiale. Or, comme l’a dit le Pape François lors de son discours au Parlement Européen le 25 novembre 2014 «  … les cultures ne s’ identifient pas nécessairement avec les pays, certains d’entre eux ont diverses cultures et certaines cultures s’expriment dans divers pays… » La pleine prise de conscience de cela permet une approche à notre sens plus complète et non erronée de ce domaine sensible et véritable porteur dans la mission du chrétien si l’on en saisit bien le sens. Faire l’impasse sur cette dimension revient à ignorer un outil essentiel d’évangélisation.

7. Je suis Africain.

NOTE D’AR GEDOUR (EC) : 

Nous voyons parfois dans certaines messes totalement en breton surgir une dimension « revendicatrice » portant à l’instrumentalisation de la liturgie. Cela va du Gwenn-ha-du en procession au Bro Gozh entonné comme chant d’envoi, en passant par le « Bevet Breizh » en presque guise d’Ite Missa Est. Si parfois, comme c’est le cas avec les porte-drapeaux tricolores, il y a des événements pour lequel il est justifié que soit porté le pavillon breton, il arrive que prime, pour certains, la volonté d’imposer l’aspect breton plutôt que de l’offrir, tout comme certaines équipes liturgiques imposent leur culture au détriment d’une véritable inculturation mettant Dieu en première position. Rappelons que dans la devise « Feiz ha Breizh », c’est bien « Feiz » qui prend la première place, car, comme le disait l’abbé Perrot (encore lui !) : « Si on veut restaurer la Bretagne qu’on la construise sur la « Pierre angulaire qu’est le Christ », rien de durable ne se fera autrement. » C’est pourquoi la suite de la lettre de Mgr N’Koué, reprenant le Cardinal Sarah, peut être (re) lue avec attention.

Lisons attentivement ce que dit le Card. Robert Sarah sur l’inculturation.

“Je suis Africain… la liturgie n’est pas le lieu pour promouvoir ma culture. Bien plutôt, c’est le lieu où ma culture est baptisée, où ma culture s’élève à la hauteur du divin… Certes, les cultures et les nouveaux chrétiens apportent des richesses dans l’Eglise… Mais ils apportent ces richesses avec humilité, et l’Eglise, dans sa sagesse maternelle, les utilise si elle le juge approprié… L’inculturation n’est pas à présenter comme une quête ou une revendication pour la légitimité d’une africanisation ou d’une latino-américanisation ou asianisation à la place d’une occidentalisation du christianisme… L’inculturation est une irruption et une épiphanie du Seigneur au plus intime de notre être. Et l’irruption du Seigneur dans une vie provoque en l’homme une déstabilisation, un arrachement en vue d’un cheminement selon les références nouvelles qui sont créatrices d’une culture nouvelle porteuse d’une Bonne Nouvelle pour l’homme et sa dignité d’enfant de Dieu… Quand l’Evangile entre dans une vie, il la déstabilise, il la transforme… Quand Jésus entre dans une vie, il la transfigure, il la divinise par la lumière fulgurante de Son Visage… L’inculturation de la foi est donc un défi de saintetéL’inculturation n’est pas un folklore religieux. Elle ne se réalise pas essentiellement dans l’utilisation des langues locales, des instruments et de la musique latino-américaine, des danses africaines ou des rites et symboles africains ou asiatiques, dans la liturgie et les sacrements. L’inculturation, c’est Dieu qui descend et entre dans la vie, les comportements moraux, les cultures et coutumes des hommes pour les libérer du péché et les introduire dans la Vie Trinitaire” (Allocution du Card. Robert Sarah à Londres, 5 juillet 2016, sur une authentique mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium.)

En un mot, il faut souvent se demander ce qui est premier : Dieu ou l’homme ? L’Evangile ou ma culture africaine ? L’Eglise universelle ou les goûts de ma communauté ? Arrêtons toute ambiguïté et même cette paraliturgie dite “inculturée” que nous servons pendant la messe à la place de l’anamnèse. Nous introduisons la dissipation en plein recueillement. Jusqu’à la doxologie (par Lui, avec Lui et en Lui) tous les non concélébrants devraient rester à genoux. La Prière Eucharistique n’est pas encore achevée à l’anamnèse. Et puis, le mystère ne se crie pas. Il se vit dans l’émerveillement du silence intérieur. Célébrons la messe en regardant le Christ crucifié, et il y aura moins d’agitation et plus de foi et d’engagement.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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Un commentaire

  1. Très bel article. Mais trop souvent, les Bretons eux-mêmes (essentiellement monolingues français) ne veulent pas suffisamment mettre des chants Bretons à la Messe, sous prétexte que « les non bretonnants ne comprendraient pas ». Ils ont oublié leur langue, le Breton.
    Ces mêmes personnes pourtant trouvent excellent d’avoir des cantiques chantés dans des langues d’ailleurs. Et ceux qui sont attristés de voir le Breton aux oubliettes et méprisé, au profit d’autres langues, très belles mais non comprises, n’osent rien dire de peur d’être frappées d’anathème.
    Ainsi, à Quimperlé, nous entendons beaucoup de chants (en l’occurrence très beaux) en malgache, sans que cet argument « personne ne comprend » ne soit sorti. Où est la logique? L’argument ne tient pas!
    Si on peut mettre des chants en Malgache, ou toute autre langue non Bretonne en Bretagne, que la plupart des gens ne comprennent pas, alors on peut mettre aussi des chants Bretons en Bretagne.
    De plus, cela ne gênait nullement le clergé et les laics si dévoués soient-ils lorsque, dans une campagne de débretonnisation à l’époque où l’essentiel de la population rurale ne parlait que le Breton, que l’on mette des chants en Français que personne ne comprenait.
    Alors, un peu de tolérance, pour utiliser ce mot à la mode: le Breton doit avoir toute sa place à la Messe, sans pour autant exclure.
    Cette formule de la messe FLB ( Français Latin Breton à 1/3 fois 3)donne de belles cérémonies, et n’exclue pas parfois des chants de tel et tel pays, pour rendre hommage à un invité par exemple. Mais ces chants n’ont pas à remplacer ceux du pays, ou alors, ce n’est plus de l’inculturation.
    Alors, de la logique et du courage. Si je vais au Congo, par exemple, je souhaite entendre ces chants magnifiques en Ingala. Je trouverais anachronique d’avoir des chants Bretons tous les dimanches là-bas.
    En Bretagne, je trouve logique d’entendre du Breton.
    L’inculturation, c’est cela!!!!

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