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La culture bretonne comme porte d’entrée dans la foi

“Pierre-Yves, il se trouve que tu parles breton. C’est une grâce pour notre diocèse car tu pourras ainsi favoriser l’annonce de la Bonne Nouvelle dans la culture bretonne qui est si présente dans notre Penn ar bed. Une culture bretonne imprégnée de nos racines chrétiennes et qui, pour un certain nombre de personnes, est une porte d’entrée dans la foi”. C’est ainsi que Mgr Dognin s’est adressé à Pierre-Yves Muzellec, lors de sa cérémonie d’ordination en juin dernier.

An’Aoutrou Doué da lakaad da greski en od a lévénez da veza bèlèg évit mad an’ oll
Que le Seigneur fasse grandir en toi la joie d’être prêtre pour le bien de tous (Mgr Dognin 24/06/2018)

Et c’est bien de cela qu’il s’agit : “la charge d’enseigner a beaucoup évolué ces dernières années. Plus que jamais aujourd’hui, le prêtre diocésain est missionnaire. Il est missionnaire car le monde a changé. Beaucoup se sont éloignés de la foi chrétienne ou n’en ont jamais entendu parler, mais beaucoup aussi s’interrogent et cherchent un sens à leur existence” ajoutait l’évêque dans son homélie.

Comment s’adresser à eux ? Beaucoup de gens se rendent aux festivals bretons : Les Brodeuses, le Cornouaille, l’Interceltique. Des gens qui sont portés par la culture bretonne mais sont souvent loin de l’Eglise ou n’ont qu’une foi balbutiante. Des gens -dont beaucoup de jeunes – qui ne demandent qu’à connaître le Christ.

Ici l’ordinand parle couramment breton et est attaché à cette culture bretonne qu’il ne manquera pas de partager avec le plus grand nombre. De même, dans le diocèse de Vannes et même s’il ne parle pas (encore ?) breton, un des prêtres qui a été ordonné cette année est lui aussi conscient de l’importance de cet héritage comme outil d’avenir. Parmi les séminaristes, il y en a, qui pourront prendre la relève de nos prêtres disparus et qui célébraient en breton : Yann Talbot, Armel de La Monneraye, Marcel Derrien et bien d’autres. Ar Gedour a la joie de découvrir au fil du temps que certains séminaristes apprennent le breton, ou que des prêtres demandent à apprendre à célébrer e brezhoneg. Nous ne pouvons que les encourager, les soutenir et prier pour eux.

On ne peut que se réjouir de l’ordination d’un nouveau prêtre, mais on peut doublement se réjouir de l’arrivée d’un pasteur qui sait que la langue et la culture bretonnes sont des vecteurs d’évangélisation, une porte d’entrée dans la foi pour de nombreuses personnes que l’on pourrait dire aux périphéries.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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2 Commentaires

  1. Je profite de cet article pour demander s’il existe des cours de bretons en ligne car j’aimerais me mettre sérieusement au breton dans le but surtout de pouvoir le comprendre (je n’ai hélas pas d’occasion de le parler autour de moi). Trugarez!

  2. Notre deuxième fils prononcera ses vœux temporaires à Saint Wandrille , le samedi 8 septembre 2018 .
    Portez-le dans vos prières , et que chaque famille s’y mette ! Montjoie Saint Denis !

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