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Le Pape remet la liturgie à sa (bonne) place…

Amzer-lenn / Temps de lecture : 3 min

liturgieAu cours de l’audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a traité de la place de la prière liturgique, de la messe en particulier, dans la vie du chrétien. La prière, a dit Benoît XVI, « est ce qui relie les fils de Dieu à un père infiniment bon, à son Fils le Christ et à l’Esprit. Cette vie priante consiste donc à se trouver en présence permanente et consciente de Dieu… Ceci est possible grâce au baptême qui nous lie au Christ…car en lui seul nous pouvons dialoguer filialement avec le Père ». Pour le chrétien, prier signifie s’adresser au Christ, que « nous découvrons et connaissons vivant dans l’Eglise, qui est son corps… Le lien insoluble entre le Christ et l’Eglise dans la force de l’amour n’annule aucunement le toi et le je, mais les élève à une unité plus profonde… Prier signifie s’élever vers Dieu par une transformation graduelle et nécessaire de notre être ». En participant à la liturgie, « nous faisons notre le langage de l’Eglise et apprenons à parler en son sein, à parler en son nom. Ceci se produit de façon graduelle, en commençant par une immersion progressive dans sa parole, par la prière, par le style de vie, nos joies et nos peines, nos pensées ».

Dans le Pater, a poursuivi le Pape, « nous sommes appelés à nous adresser en priant au Père. En priant avec les autres, en acceptant ce que l’Eglise dit, nous nous familiarisons progressivement à la richesse de sens qu’elle nous offre. Le dialogue que Dieu ouvre en chacun de nous, entre lui et nous, inclut toujours dans la prière un avec. Mais on ne peut le prier de manière individuelle. Dans la prière liturgique, dans l’Eucharistie en particulier…nous ne parlons pas en tant que personne isolée mais nous entrons dans le nous de l’Eglise en prière ». La liturgie n’est pas « une sorte d’auto-célébration de telle ou telle communauté mais l’accès au banquet d’une immense communauté vivante que Dieu nourrit. Elle implique l’universalité ». C’est pourquoi tout chrétien « doit se sentir inséré dans ce nous universel, fondement et refuge du je au sein du corps du Christ qu’est l’Eglise ». Il est donc nécessaire d’accepter la logique de l’Incarnation, par laquelle « Dieu s’est fait proche en entrant dans l’histoire et dans la nature humaine… La liturgie n’est pas la commémoration du passé mais la présence réelle du mystère pascal, dans lequel le Christ transcende et unit le temps et l’espace ».

« Ce n’est pas un individu, prêtre ou laïc, ni même un groupe qui célèbre la liturgie, car elle est avant tout action de Dieu par le biais de l’Eglise. La liturgie y possède une riche tradition mais aussi sa créativité, un caractère d’universalisme et d’ouverture qui lui est propre. Ainsi la liturgie ne saurait être conçue ou modifiée par la communauté ou par des experts, puisqu’elle doit demeurer fidèle aux formes fixées par l’Eglise universelle« . Dans la liturgie, a conclu le Saint-Père, l’Eglise se rend pleinement visible. La liturgie est « l’action dans laquelle nous savons que Dieu entre dans notre réel afin que nous le rencontrions ». Elle est l’action « dans laquelle il vient à nous et nous éclaire ».

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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