Saints bretons à découvrir

[ARCHIVES] Yezh ar Vezh, la langue de la honte

Amzer-lenn / Temps de lecture : 1 min

«Les choses n’ont pas changé…»

Dans le dernier numéro du magazine “Bretons”, Denez Prigent commente le film Yezh ar vezh, de Philippe Durand. Un documentaire d’époque (années 70) avec ses forces et ses faiblesses, qui s’interroge sur le sort fait à la langue bretonne. Des personnes âgées racontent la honte qui pesait sur leur langue maternelle, des plus jeunes expriment leur frustration de ne pas l’avoir reçue en héritage. Et quelques militants élèvent le ton contre cette situation. Un document à découvrir via la Cinémathèque de Bretagne :

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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19 Commentaires

  1. LA DESTRUCTION DE LA LANGUE BRETONNE PAR LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME : UN ASSASSINAT ORGANISE.

    (Extraits du Livre bleu de la Bretagne, Par Louis MELENNEC, téléchargeable gratuitement sur la toile, ou achetable au prix de 10 euros à l’Association bretonne de culture (ACB), PLOURAY (56 770). Le Livre bleu a été téléchargé 300 000 fois. Il est commenté dans plusieurs pays étrangers.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    La langue bretonne, très subtile, beaucoup plus ancienne que le français, est non seulement dévalorisée d’une manière outrancière, elle est insultée.
    Ce n’est pas une langue : c’est un jargon, un idiome, un patois, un dialecte corrompu, un baragouin, un charabia, un instrument de dommage et d’erreur. Ceux qui l’utilisent ne parlent pas, ils « patoisent », ils « baragouinent », ils « déblatèrent », ils « parlent vicieusement ».
    Cet idiome est un reste des cavernes de Cro-magnon, une séquelle de la préhistoire, un « dernier reste de la féodalité », un langage de sorciers, une « relique barbare et arriérée d’un autre âge ». Il obscurcit et en- gourdit la pensée, prolonge l’enfance de la raison et la vieillesse des préjugés, empêche de raisonner, de comprendre, d’assimiler les idées nouvelles, en particulier les « idéaux » révolutionnaires, la démocratie, la République. C’est, dit Hugo, « une tombe pour la pensée ». Il est d’ailleurs, à l’oreille, hideux, inélégant, grossier, guttural, imprononçable, et ne peut l’être qu’au prix de grimaces, et de contorsions du visage et du corps. Cette «grande vaincue de l’histoire» (sic), selon les « sçavants » français qui n’en comprennent pas le premier mot, décrète qu’elle n’a produit aucune poésie, aucune littérature, aucune œuvre littéraire de valeur. Il serait impossible que cela soit, puisqu’il n’y a pas de grammaire bretonne (!).

    Les prêtres, qui continuent à l’utiliser pour prêcher (c’est la seule langue parlée et comprise dans les diocèses de l’Ouest), sont particulièrement visés. Ils se servent de ce jargon infâme pour maintenir les Bretons dans leurs « superstitions religieuses », pour les asservir, pour faire entrer dans leurs pauvres crânes de demeurés des idées perverses, pour « les fanatiser », pour « chasser des têtes bretonnes les idées de liberté». etc. Ils deviennent des « sorciers », des « ratichons », des « calotins bretons ensoutanés ».

    Ces insultes se prolongent jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

    Dans l’administration, dans les écoles, la langue antique est péremptoirement interdite. La France met en place un système médiéval de persécutions, digne de l’Inquisition, et de sanctions à l’encontre de tous ceux qui entendent perpétuer la culture qui, jusqu’alors, avait été, pour les lettrés, un sujet de fierté.

    Des escouades d’instituteurs français sont envoyés dans les écoles bretonnes, avec des directives précises réitérées par les préfets et les sous-préfets : « assassiner la langue bretonne », « éradiquer totalement l’idiome local », (de nombreux textes et directives ministérielles accablantes sont conservés, cette politique étant initiée, surveillée, amplifiée depuis Paris) ; « la corrompre, afin qu’on ne le comprenne plus » (sic), interdire, manu militari au besoin, de parler breton (des gendarmes rendent parfois visites aux parents dans les fermes, pour les intimider), infliger des punitions aussi vexantes que possibles aux enfants, sinon aux parents, qu’on culpabilise chaque fois que cela est jugé nécessaire.
    Les prêtres, curés et religieux, qui prêchent dans la langue nationale bretonne, la seule qui soit comprise, sont privés de leur salaire (la séparation de l’église et de l’Etat n’intervient qu’en 1905).

    Dans les écoles, les enfants sont terrorisés. On les montre du doigt, on rit d’eux lorsqu’ils confondent un terme français avec un terme breton ; on les entraîne à se moquer des autres ; on les isole au piquet, on leur donne des coups de règle sur les doigts, des gifles, voire coups de pied ; on les punit lorsqu’on les surprend à parler breton dans la cour ; on accroche à leur cou un objet infamant tel qu’un sabot, une corne de vache, ou tout autre objet ridicule. Dans certaines écoles, fait criminel pour ceux qui s’en sont rendus coupables, on accroche au cou de ces malheureux l’ardoise d’infamie : « Breton = cochon ». (Cette dernière pratique a marqué les esprits, d’une manière définitive, les Bretons ne l’oublieront pas, et ne la pardonneront jamais).
    Une autre ignominie est inventée : la culture de la délation. L’enfant surpris à parler le breton, conserve le « symbole » infamant au cou, jusqu’au moment où il réussit à dénoncer à l’instituteur un autre délinquant. Cer- tains n’osant rentrer chez eux, attendent la nuit, et contournent le village. Les parents, conditionnés, infligent de nouvelles punitions à l’enfant, après le coucher du soleil. Ces faits sont attestés par des témoignages accablants.
    Les prêtres sont l’objet de sanctions graves : avertissements, suspensions, blâmes, privations de salaire (la loi de séparation de l’église et de l’État n’est votée qu’en 1905). Le ministère Combes invente le concept « d’usage abusif du breton », pour empêcher qu’il ne soit utilisé dans les églises : c’est un abus, puni de sanctions sévères, pour un breton, de parler la langue que ses ancêtres utilisent comme seule langue depuis 2000 ans.
    Le pire, sans doute, dans ce pays traditionnellement très religieux : on prive les enfants de confirmation, et même de communion, s’ils ne connaissent pas suffisamment le Français. La langue du colonisateur, dénommée « langue nationale » dans un pays qui en possède une, bien avant les français, autorise les plus zélés à traiter le breton de « langue étrangère », sur leur propre territoire (!).
    Des journalistes, des hommes politiques connus, que l’on avait cru sains d’esprits, préconisent des mesures extrêmes : « Il faut frapper les curés » ; « tapons dessus, de toute la rigueur des lois, de tous les poings des gendarmes » (La Lanterne) ; « il faut prendre des mesures énergiques, sans hésiter » ; « il faut utiliser des commissaires de police courageux, des préfets, des magistrats, des fonctionnaires républicains pour entreprendre la colonisation de la Bretagne » (!); « il faut faire totalement disparaître la langue bretonne » (de Monzie, ministre, 1925) ; « la seule réponse, c’est d’emprisonner tous ceux qui formulent les revendications linguistiques bretonnes » (Albert Dalimier, ministre du travail, 1932).
    Détail abominable : la « Déclaration Universelle des droits de l’Homme », pendant qu’on procède à un véritable lavage des cerveaux, est enseignée par « la » république, qui détient tous les pouvoirs, dans les écoles. Les enfants n’ont d’autre solution que de croire ce qu’on leur enseigne. On les a tellement infériorisés, tellement convaincus qu’ils appartiennent à une race de sous-débiles, qu’ils regardent la lumière française comme étant leur planche de salut. Le drame qu’ils vivent est affreux.

    Les résultats de cette politique sont spectaculaires. En 1850, l’exception des villes, toute la moitié ouest de la Bretagne est encore bretonnante. En 1850, 160 communes du Finistère sur 160 parlent le breton. On dénombre à l’époque 1,6 million de locuteurs. En 1940, la langue de communication, dans les campagnes bretonnes, chez les marins, chez les artisans, les commerçants des villages et des petites villes, est le breton. En 2000, ce chiffre est tombé à zéro.
    En 2008, les efforts de la France ont abouti à un résultat inespéré pour un colonisateur : il reste 200 000 locuteurs bretons, tous âgés. Pour entretenir l’illusion, et perpétuer l’hypocrisie, la France a « autorisé» la création de quelques classes bilingues, mais freine de toutes ses forces en s’opposant à toute progression de la langue nationale. Après un simulacre de débat au Parlement, elle a fait semblant d’autoriser les langues régionales, ce qui est fermement démenti sur le terrain. La politique de la France est l’éradication totale du breton.

    POUR LIRE LES ARTICLES DE LOUIS MELENNEC, ET ECOUTER SES EMISSIONS SUR LA LANGE BRETONNE, tapez simplement dans le case Google : Mélennec langues.

  2. Ya ével just! Trugarez braz deoc’h Aotrou Melennec! Oui merci à vous pour cet article si juste qui décrit bien la tyrannie exercé par la République pour détruire tout ce qui reste non seulement de tradition mais encore ce qui existait dans l’Ancien Régime(comme si tout ce qui existait avant la République était mauvais)!
    Malgré les écoles Diwan, la double signalisation, les chanteurs, notre langue bretonne sera en péril si on ne l’enseigne plus, si on ne démontre pas à la jeunesse l’utilité de son existence mais aussi tant que la République persistera à vouloir sa disparition.

  3. LES CRIMES COMMIS PAR LA FRANCE EN BRETAGNE : L’ASSASSINAT DU PLOUKISTAN OCCIDENTAL PAR LE PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME.

    Le rapport qui suit a été lu par Louis Mélennec à Bruxelles, en 2009, lors du congrès annuel des nations persécutées par les Etats dits « centraux ». Il est intégré dans le Livre Bleu de la Bretagne.
    Le monde entier est au courant de ces horreurs ; il a fallu une volonté de fer pour les faire connaître. Plusieurs pays nous ont aidés à diffuser ce rapport partout, par Internet : la Russie, le Canada, l’Allemagne, la Suisse, la Catalogne, la Kabylie …..
    Il est plus que jamais d’actualité. La France avait réussi, en se répandant en Europe avec ses armées, et dans le monde en colonisant un territoire de 10 millions de kilomètres carrés, soit 20 fois sa superficie, à accréditer des mensonges monstrueux. Le plus stupide : alors que les droits de l’homme commencent leur long parcourt deux mille ans avant le Christ, et que la religion chrétienne a énoncé d’une manière claire toutes les libertés individuelles, dans le strict respect de la personne humaine, la France a voulu faire accroire qu’elle les a inventés !!! Ce roman a convaincu jusqu’à ces dernières décennies les naîfs, les faibles, les insuffisants de l’esprit.
    Il est demandé à tous les Bretons du monde de le diffuser, jusqu’à la fin des temps, afin que le vrai visage du pays des  doigts de l’homme soit définitivement mis à nu, et que les droits des Bretons leur soient intégralement restitués par le colonisateur).
    Je dédie la réédition de ces extraits à M. Philippe de Grosvalet : son œuvre en faveur du rétablissement de la vérité historique pour nos petits Bretons de Nantes et de Loire Atlantique est si immense, qu’elle est connue même à l’étranger.

    La restauration de la vérité de l’histoire bretonne avance à grand pas. Même dans notre honorable université bretonne, on commence à comprendre qu’il n’y a jamais eu de traité de réunion de la Bretagne à la France en 1532, mais une brutale annexion, imposée par la force, la peur, l’achat des consciences. Honorable début, après tant d’inepties lues dans tous les livres : il faut un commencement à tout.
    Le peuple français n’est pour rien dans ce qui nous est arrivé : nous avons été victimes de fous authentiques, ceci à partir de la révolution dite aujourd’hui des doigts de l’homme.
    ………………….

    1 – LA BRETAGNE EST DÉTRUITE EN TANT QU’ENTITÉ POLITIQUE
    Civilisation antique, pourvue d’une culture spécifique, avec un sentiment d’appartenance très fort, bien qu’annexée par le royaume de France depuis 1491, bien qu’ayant souffert des rois français, la Bretagne avait réussi, après le règne sanglant de Louis XIV, à retrouver le droit de s’administrer elle-même, cela jusqu’à 1789 inclusivement. Elle gérait ses finances avec économie ; son opposition acharnée à l’oppression de la Cour de France lui avait permis de maintenir un niveau d’imposition de moitié inférieur à celui appliqué dans le royaume des Français.
    En 1789, divisée en départements, la Bretagne disparait de la carte politique. Son antique parlement – les « Etats de Bretagne » – est aboli. Elle perd tout droit de regard sur la législation appliquée sur son territoire, le droit de voter ses impôts, de gérer ses recettes fiscales et son économie, ainsi que de s’administrer elle-même… Dirigée par les fonctionnaires français chroniquement incompétents des ministères centraux, tous les postes importants sont attribués à des Français. Etant privée de toute initiative, elle s’étiole et s’enlise. Elle avait commencé à dépérir à partir du moment ou les bureaux de Colbert et de Louis XIV s’étaient emparés de son économie, l’avait pressurée d’impôs illégaux, avait saboté son économie en l’empê chant de commercer librement avec ses alliés commerciaux traditionnels, en particulier l’Angleterre. Les gouvernements français du XIXe siècle la transforment, par

    leur stupidité, en Ploukistan occidental de l’Europe occidentale. Les préfets jouent à la fois le rôle de courroies de transmission – toutes les décisions sont prises à Paris –, d’espions qui surveillent et dénoncent, et de pères fouettards. Les écoles, le clergé font l’objet d’une surveillance attentive. Rien n’a d’ailleurs vraiment changé : aujourd’hui, toutes les fonctions électives (celles de députés et des sénateurs, en particulier), sont « pré-sélectionnées » par les états-majors parisiens ; ce système suscite la risée, car cette pré-sélection est empoisonnée par une soumission quasi-aveugle.

    2 – LA BRETAGNE EST DETRUITE EN TANT QUE NATION.
    Les « révolutionnaires » de Paris ont décrété qu’il n’y a, dans le territoire qu’on va prendre l’habitude de dénommer « l’hexagone », qu’une nation : la seule, l’unique, l’exemplaire, la géniale, le moule unique et universel : la Nation française – celle dont Nicolas Sarkozy a dit, ridiculement, qu’elle a été créée par l’ Etat (!) (comme si un Etat pouvait créer une Nation, il ne peut que la détruire, ce qu’il a tenté de faire en Bretagne !). Toutes les nations périphériques sont niées, néantisées, interdites d’exister : les Basques, les Flamands, les Béarnais, les Corses, les Savoyards, toutes nations plus anciennes que la Nation française. Les Français, par l’effet de cette bouffissure qui se développe à la faveur de l’enseignement du complexe de supériorité qu’on leur inculque dans les écoles, se transforment en nationalistes furieux, imbus d’un sentiment de mépris ridicule qui, aujourd’hui fait rire à leurs dépens.
    La Nation bretonne, la plus antique avec celle des Basques, est particulièrement persécutée, stigmatisée. Là où le nationalisme français est une éminente vertu, le
    nationalisme breton devient un crime, ce mot étant utilisé ici sans aucune forme d’exagération. Au nom du nationalisme français, la France s’autorise à conquérir de très vastes territoires, souvent à dépouiller les indigènes de leurs terres, ou les acheter, sous contrainte, pour des prix absurdement préjudiciables (en Algérie, 300 000 hectares changent de mains sous l’effet de cette politique). Même si l’œuvre coloniale comporte des éléments positifs par ailleurs – ce qui est indéniable -, elle est à base de sentiment de supériorité des colons, et de mépris des indigènes. Il est génial, à cette époque, d’ être un nationaliste français, il est criminel d’être un nationaliste breton.
    L’un des auteurs du présent rapport, avait, dans sa jeunesse, été endoctriné avec tant de répulsion et de dégoût contre ceux qu’on nommait « nationalistes » en Bretagne, qu’il disait : « Qu’on m’en montre seulement un : je le fusillerai ». Il est aujourd’hui mieux que Furet, mieux qu’Ozouf, et bien d’autres, qui ont fait leur mea culpa : il est fier d’avoir vu clair à temps dans le jeu obscène du pays colonial. Sur sa carte de visite, il a écrit « M. D., nationaliste breton ». Le fait est qu’aujourd’hui encore, taxer les Bretons de nationalistes est une injure. Cela mérite le mépris lorsque cela vient d’un quelconque Mélenchon, qui admire « l’œuvre civilisatrice » de la Chine au Tibet (voir ses propos lamentables sur Internet).

    3 – La LANGUE ET LA CULTURE FONT L’OBJET D’UN ASSASSINAT ORGANISÉ
    La langue bretonne, infiniment subtile et beaucoup plus ancienne que le français, est non seulement dévalorisée d’une manière outrancière, mais insultée. Ce n’est pas une langue : c’est un jargon, un idiome, un patois, un dialecte corrompu, un baragouin, un charabia, un instrument de dommage et d’erreur. Ceux qui l’utilisent ne parlent pas, ils « patoisent », ils « baragouinent », ils « déblatèrent », ils « parlent vicieusement ». Cet idiome est un reste des cavernes de Cro-magnon, une séquelle de la préhistoire, un « dernier reste de la féodalité », un langage de sorciers, une « relique barbare et arriérée d’un autre âge ». Il obscurcit et engourdit la pensée, prolonge l’enfance de la raison et la vieillesse des préjugés, empêche de raisonner, de comprendre, d’assimiler les idées nouvelles, en particulier les « idéaux » révolutionnaires, la démocratie, la République. C’est, dit Hugo, « une tombe pour la pensée ». Il est d’ailleurs, à l’oreille, hideux, inélégant, grossier, guttural, imprononçable, et ne peut l’ être qu’au prix de grimaces, et de contorsions du visage et du corps. Cette « grande vaincue de l’histoire » (sic), selon les « sçavants » français qui n’en comprennent pas le premier mot, décrète qu’elle n’a produit aucune poésie, aucune littérature, aucune œuvre littéraire de valeur. Il serait impossible que cela soit, puisqu’il n’y a pas de grammaire bretonne (!). Les prêtres, qui continuent à l’utiliser pour prêcher (c’est la seule langue parlée et comprise dans les diocèses de l’Ouest), sont particulièrement visés. Ils se servent de ce jargon infâme pour maintenir les Bretons dans leurs « superstitions religieuses », pour les asservir, pour faire entrer dans leurs pauvres cranes de demeurés des idées perverses, pour « les fanatiser », pour « chasser des têtes bretonnes les idées de liberté ». etc. Ils deviennent des « sorciers »,
    des « ratichons », des « calotins bretons ensoutanés ». Ces insultes se prolongent jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
    Dans l’administration, la langue est formellement interdite. La France met en place un système médiéval de persécutions, digne de l’Inquisition, et de sanctions à l’encontre de tous ceux qui entendent perpétuer la culture qui, jusqu’alors, avait été, pour les lettrés, un sujet de fierté. Des escouades d’instituteurs français sont envoyés dans les écoles bretonnes, avec des directives précises réitérées par les préfets et les sous-préfets : « assassiner la langue bretonne », « éradiquer totalement l’idiome local », (de nombreux textes et directives ministérielles accablants, ont été publiés, cette politique étant initiée, surveillée, amplifiée depuis Paris) ; « la corrompre, afin qu’on ne le comprenne plus » (sic !) interdire, manu militari au besoin, de parler breton (des gendarmes rendent parfois visites aux parents dans les fermes, pour les intimider), infliger des punitions aussi vexantes que possibles aux enfants, sinon aux parents, qu’on culpabilise chaque fois que cela est possible. Les prêtres, curés et religieux, qui prêchent dans la langue nationale, la seule qui soit comprise, sont privés de leur salaire (la séparation de l’église et de l’ Etat n’intervient qu’en 1905). Dans les écoles, les enfants sont terrorisés. On les montre du doigt, on rit d’eux lorsqu’ils confondent un terme français avec un terme breton ; on les entraine à se moquer des autres ; on les isole au piquet, on leur donne des coups de règle sur les doits, des gifles, voire coups de pied ; on les punit lorsqu’on les surprend à parler breton dans la cour ; on accroche à leur cou un objet infamant tel qu’un sabot, une corne de vache, ou tout autre objet ridicule. Dans certaines écoles, fait criminel pour ceux qui s’en sont rendus coupables, on accroche au cou de ces malheureux l’ardoise d’infamie : « Breton = cochon ». (Cette dernière pratique a marqué les esprits, d’une manière définitive, les Bretons ne l’oublieront pas, et ne la pardonneront jamais). Une autre ignominie est inventée : la culture de la délation ; l’enfant surpris à parler le breton, conserve le « symbole » infamant au cou, jusqu’au moment ou il aura réussi à dénoncer à l’instituteur un autre délinquant. Certains n’osent plus rentrer chez eux, attendent la nuit, et contournent le village. Les parents sont tellement conditionnés, qu’ils infligent de nouvelles punitions à l’enfant, après le coucher du soleil.
     Le ministère Combes invente le concept « d’usage abusif du breton », pour empêcher qu’il soit utilisé dans les églises. Le pire, sans doute, dans ce pays traditionnellement très religieux : priver les enfants de confirmation, et même de communion, s’ils ne connaissent pas suffisamment le Français. La langue du colonisateur, dénommée « langue nationale » dans un pays qui en en possède une, bien avant les français, autorise les plus zélés à traiter le breton de « langue étrangère » (!).
    Des journalistes, des hommes politiques connus, que l’on avait cru sains d’esprits, préconisent des mesures extr mes : « Il faut frapper les curés » ; « tapons dessus, de toute la rigueur des lois, de tous les poings des gendarmes » (La Lanterne) ; « il faut prendre des mesures énergiques, sans hésiter » ; « il faut utiliser des commissaires de police courageux, des préfets, des magistrats, des fonctionnaires républicains pour
    entreprendre la colonisation de la Bretagne » (!!!!); « il faut faire totalement disparaître la langue bretonne » (de Monzie, ministre, 1925) ; « la seule réponse, est d’emprisonner tous ceux qui formulent les revendications linguistiques bretonnes » (Albert Dalimier, ministre du travail, 1932).
    Détail horrible : la « Déclaration Universelle des droits de l’Homme », pendant qu’on procède à un véritable lavage des cerveaux, est enseignée dans les écoles. Les enfants bretons y croient. Ils sont tellement infériorisés, tellement convaincus d’appartenir à une race de sous-débiles, qu’ils regardent la lumière française comme étant leur seule planche de salut.

    Les résultats de cette politique sont spectaculaires. En 1850, à l’exception des villes, toute la moitié ouest de la Bretagne est encore bretonnante. En 1850, 160 communes du Finistère sur 160 parlent le breton. On dénombre à l’époque 1,6 million de locuteurs. En 1940, la langue de communication, dans les campagnes bretonnes, chez les marins, chez les artisans, les commerçants des villages et des petites villes, est le breton. En 2000, ce chiffre est presque tombé à zéro.
    En 2008, les efforts de la France ont abouti à un résultat étonnant : il reste 200 000 locuteurs bretons, tous âgés. Pour entretenir l’illusion, et perpétuer l’hypocrisie, la France a « autorisé » la création de quelques classes bilingues, mais freine de toutes ses forces en s’opposant férocement à toute progression de la langue nationale. Après un simulacre de débat au Parlement, elle a fait semblant d’autoriser les langues régionales, ce qui est fermement démenti sur le terrain. La politique de la France est l’éradication totale du breton.

    4 – L’HOMME BRETON EST RÉDUIT AU RANG D’UN ANIMAL
    Ce qui se produit ici est insupportable. Les pires adjectifs, les pires formules sont utilisés pour décrire l’homme breton, y compris par ceux que l’on dénomme aujourd’hui les « grands écrivains » : Victor Hugo ; Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Posper Mérimée, mile Zola et d’autres, trainent ce peuple de ploucs et de bouseux dans la boue.
    Les Bretons sont une race inférieure. Ils sont, par nature, paresseux, sales et puants ; dans les villages, les enfants jouent dans la fange avec les cochons ; une mère n’y reconnait pas ses petits : il n’y a pas de différence entre eux ; certains Français se demandent s’ils sont des êtres humains ; d’autres consentent à les situer quelque part entre les animaux et les hommes ; le paysan breton, dit Hugo, « vénère d’abord sa charrue, sa grand-mère ensuite ; il aime ses poux » (citation littérale).
    L’intellect du Breton est celui des animaux ; il devient le prototype de l’arriéré mental, de l’idiot congénital. Il a un âge mental infantile, cela est dû à la dégénérescence de cette race. « On se demande, précise encore Hugo, si cet aveugle peut accepter la clarté ».
    Les hommes qui profèrent ces horreurs – inscrites d’une manière indélébile dans la conscience des Bretons –, incultes, ignorent que ce pays, qui a ensemencé toute l’Europe au moyen âge par sa mythologie et sa spiritualité, tant religieuse que profane a toujours produit des hommes de lettres, des poètes, des juristes, de grands écrivains. Parmi ceux que la France s’est appropriée, comme faisant parti des leurs écrivains, alors qu’ils ne sont pas Français, qui ont conquis une audience internationale : le théologien Abélard, l’un des plus grands de son temps, Chateaubriand, Victor Hugo (breton par sa mère), Renan, Lamennais, et tant d’autres.

    5 – L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE EST TOTALEMENT SUPPRIMÉE, SCOTOMISÉE
    Les animaux n’ont pas d’histoire, les sauvages non plus. Selon ces messieurs de Paris – et les programmes scolaires qu’ils imposent –, la Bretagne n’a jamais existé, elle n’a jamais eu de souverains indépendants. De tout temps, elle fut, dit-on, une « région » française.
    La seule chose qui filtre dans l’enseignement des lycées et collèges – il est difficile de croire ce que nous écrivons ici – tient en quelques phrases : « les Bretons eurent autrefois une Duchesse, dénommée Anne de Bretagne ; elle portait des sabots de bois (d’où la célèbre chanson, un “tube” en France : Anne, Duchesse en sabots) ; elle épousa le roi de France, dont elle tomba amoureuse (!), Charles VIII ; en conséquence, elle apporta en dot la Bretagne à la France ».
    Aucun autre élément n’est fourni, pendant toutes leurs études, aux élèves des lycées et collèges. Les Bretons ignorent donc, par la volonté délibérée de l’ Etat colonisateur, qui ils sont, qui furent leurs ancêtres, ce que sont leurs racines, encore
    moins qu’ils eurent un passé national prestigieux, sûrement pas que la Bretagne est devenue française par invasion, par violation du droit, et par destruction. Les signataires du présent rapport sont tous dans cette situation. Ils n’ont appris leur passé qu’une fois sortis de l’école, parce qu’un jour, le hasard a mis entre leurs mains l’une des rares histoires publiées sur la Bretagne, diffusée d’une manière confidentielle dans de rares librairies. Les grands héros de l’histoire bretonne sont « gommés », rayés des cadres. Nominoé, le roi Salomon, Anne de Bretagne ? Pierre Landais, le Richelieu breton ? Comment les Bretons connaîtraient-ils ces personnages auxquels l’occupant ne reconnaît aucune existence ? La Bretagne était française de tous temps ; province crottée, elle a été élevée à la civilisation parce que la France a daigné la ramasser dans le ruisseau : c’est à peu près tout ce que les Bretons savent de leur passé lorsqu’ils sortent du lycée.

    6 – LA NÉVROSE BRETONNE D’ACCULTURATION
    L’étude des névroses collectives a été induite, en particulier, par les sociologues et les historiens qui se sont penchés sur les dégâts mentaux induits par l’acculturation forcée des populations Amérindiennes par les Espagnols. Cette pathologie concerne un grand nombre de nations, jadis libres.
    Sous l’effet de la pression colossale qui est exercée par l’entourage, l’école, les livres, la radio, les instituteurs, les professeurs, les parents eux-mêmes, tant par le non dit que par ce qui est suggéré ou explicitement exprimé, l’enfant se met à détester tout ce qui lui rappelle l’infériorité de sa condition : ce patois hideux que parlent ses parents et son entourage, ces costumes de ploucs et ces coiffes d’un autre âge, ces mœurs résolument vulgaires, les tournures bretonnisantes qui infectent le beau langage français, qu’on lui présente comme étant le modèle universel. Il n’est rien, il le sait, il intériorise le modèle mauvais forgé de toutes pièces par le colonisateur. La névrose d’acculturation est à base de honte de soi.
    Le phénomène diffuse, et gagne tout l’entourage. Les grands-parents, qui ne parlent ni ne comprennent le français – dans les campagnes en tout cas –, sont mis à l’écart, on ne leur adresse pas la parole : ce sont des ploucs, on se gausse de leur maladresse et de leur timidité, on ne voudrait certes pas leur ressembler. Un fossé culturel se crée entre les générations : les jeunes, élevés dans la civilisation qu’on croit belle du colonisateur ; les vieux, qui paraissent pitoyables et arriérés. Cela peut aller très loin : on a vu, dans les lycées et collèges, des enfants avoir honte de rencontrer au parloir leur propre mère, à cause de son accent rocailleux, de sa coiffe en dentelles, de son habitus de femme plouque, et prétexter l’étude ou le travail pour ne pas montrer ce spectacle à ses camarades.
    Au niveau individuel, les dégâts sont considérables. Les Bretons de ces générations sont à l’image de ce qu’ont été les Juifs pendant des millénaires, les colonisés, les esclaves : timides, honteux d’eux-mêmes, des êtres convaincus de leur infériorité native. Au niveau de la nation, c’est pire : celle-ci, jadis conquérante et glorieuse, est désormais honteuse d’elle-même. Elle va jusqu’à collaborer – en toute bonne foi – avec l’occupant pour « désincruster » ce qui reste des mœurs dont elle a été convaincue qu’elles sont préhistoriques. La créativité s’étiole au niveau collectif, la nation ne produit plus rien : la « ploukistanisation » devient effective ; les natifs, guère en situation de comprendre ni d’analyser ce qui leur arrive, comme les esclaves élevés dans une situation qu’on leur a appris à accepter, accompagnent ou précèdent le mouvement sans le critiquer. Honte suprême : il en est même qui acceptent de faire partie de ce qu’on dénomme le « gouvernement » du pays colonial.

    7 – L’AMPUTATION DU TERRITOIRE NATIONAL
    La France a été, au sens le plus vulgaire du terme, un pays hyper-nationaliste. Elle a exalté son ego national d’une manière honteuse. Elle a transporté ses armées dans les cinq continents, envahi des peuples nombreux, conquis un empire colonial de dix millions de kilomètres carrés, soit vingt fois sa propre superficie. Comme Attila, elle a foulé le sol des vieilles nations périphériques : l’herbe n’a plus guère poussé sur ces territoires ruinés, pendant longtemps. Elle a eu pour prétention d’apporter « la » civilisation – la sienne, bien sûr –, au monde, et de se considérer comme le critère de l’Univers.
    En 1941, estimant n’en avoir pas assez fait, le régime de Vichy décide, reprenant une vieille idée dont il n’est pas l’inventeur, à la faveur d’un « redécoupage » administratif du « territoire », de créer une région artificielle, incluant la Loire Atlantique, qui est ainsi détachée du territoire historique national des Bretons.
    Les noyades de Carrier, les colonnes infernales de Tureau, les crimes de Westermann n’ont donc pas suffi . La France, poursuivant par un processus interne sa colonisation, a cru pouvoir détacher de la Bretagne historique son joyau, pour l’intégrer dans une région fantoche, dénommée « Pays de la Loire ». La cause de ce qui a été présenté comme un « redécoupage » du territoire français : alors que la France a pactisé et collaboré avec l’ennemi pendant plusieurs années, alors que son chef s’est rendu à Montoire pour serrer la main de Hitler, a réalisé tout d’un coup, centaines de Bretons s’étant tournés vers les Allemands, dans l’espoir illusoire de retrouver leur liberté – a puni toute la Bretagne, ayant découvert que, malgré les siècles écoulés, malgré les persécutions et les crimes accomplis dans ce pays, les Bretons n’étaient pas devenus des Français.
    Aujourd’hui, le mot « collaborateur » a totalement changé de sens.
    La Loire, donc, continue à être la baignoire nationale de la sottise française, le fleuve révolutionnaire des inepties de sa philosophie archaïque et anachronique. Les Bretons, comme l’a écrit l’écrivain Herbert Pagani, sont les Juifs de la France. La Loire- Atlantique est pour les Bretons, au sens le plus fort, le Tibet de la France.
    Mais la guérison est au bout du chemin : c’est de renouer avec ses racines, apprendre son histoire et l’enseigner partout, dénoncer les mensonges, critiquer et prendre ses distances avec ce qui s’est passé, et repartir dans une autre direction. La Bretagne est entrée dans cette phase. Elle entend rendre service au monde entier, car le message qu’elle véhicule, est celui de la Dignité des êtres humains et des nations, et du respect qui leur est dû.

    LOUIS MELENNEC, docteur en droit et en médecine, DEA d’histoire (Paris-Sorbonne), DES de droit public, de droit privé, de sciences criminelles, Ex-consultant près le Médiateur de la République.

    Le livre bleu de la Bretagne a été téléchargé plus de 400 000 fois dans le monde, en particulier grâce à la Russie et à la Pravda. AUCUN média français n’y a fait la moindre allusion. Tous les médias « bretons » continuent à se taire : ils fonctionnent presque tous avec les subventions qu’on leur distribue, volées dans les poches des contribuables, pour MENTIR : ils font partie de nos héros. Parmi ces héros qui ont refusé de publier ou même seulement de diffuser le Livre Bleu : Bretagne Réunie, l’UDB, Coop Breizh, l’ABP et bien d’autres …  TV libertés, grâce à Martial Bild, a consacré une émission à ce livre ! Prise de remords, elle l’a supprimée. Mais elle a été copiée par des dizaines de jeunes Bretons, et on la trouve donc sur internet.
    Les injures anti-bretonnes :
    https://www.google.com/search?sxsrf=ACYBGNTdOEIBWGG35N3TXr241iM40cc-lw:1568370057478&q=mélennec+injures+bretonnes&tbm=isch&source=univ&sxsrf=ACYBGNTdO
    Le Livre Bleu présenté à Bruxelles en 2009, et distribué à tous les congressistes :  :https://www.youtube.com/watch?v=g6fBhF4D3GE

  4. LA LANGUE BRETONNE, L’IDIOME DE LA HONTE .

    LA FRANCE DES NON-DROITS DE L’HOMME : LE PAYS DES IGNOMINIES LINGUISTIQUES.

    Les faits relatés ici ne sont pas totalement inconnus. Mais le drame qui en est résulté pour la Bretagne et pour les Bretons mérite qu’on y revienne ; et qu’on y insiste, lourdement encore.

    La politique linguistique de la France a été criminelle. Elle a détruit totalement la langue bretonne en un siècle et demi, de 1789 à 1960. Les propos tenus par certains députés sur les langues dites régionales méritent le fouet. Comment la France, auto-proclamée patrie des droits de l’homme a-t-elle dressé les enfants Bretons pour essayer d’en faire de bons petits français ? Comment les Français ont-ils pu tomber si bas ?

    Lorsqu’ils arrivent à l’école, les enfants ne parlent pas le français, langue étrangère pour eux, et qui le restera encore longtemps. Ils ont été élevés par leur mère, parfois par leur grand-mère. Leur vieil idiome vient de l’antiquité, il était parlé avant le Christ. Ils n’articulent guère que quelques phrases, en breton ; tous, à la maison parlent la langue maternelle. Leurs propres parents, au mieux, ne connaissent que quelques mots de français, langue totalement étrangère pour eux.
    Le premier obstacle auquel ils se heurtent : la langue bretonne est interdite à l’école. Ils le savent. Leurs parent les ont informés. Ils ne savent pas lire. Mais on leur a dit qu’il est défendu, par des affiches, apposées un peu partout, de cracher par terre, et de parler breton. L’assimilation est claire : le breton est sale, comme la saleté de la terre boueuse. Ils ont déjà peur avant de poser leurs pas dans la cour de l’école. Cette peur va s’accroitre, car on va faire tout ce qu ‘il faut pour cela.
    Nos archives sont riches de preuves terribles. Beaucoup ont été publiées, de telle sorte que les tortionnaires ne peuvent les réfuter. (Voir les ouvrages cités ci-après, ceux de Bothorel, de Philippe Carrer, de Claude An Du, de Fanch Broudic, en particulier). Jean-Marc Ayrault, ex-premier ministre (socialiste), et Rolland, mairesse de Nantes, ont laissé défiler dans notre capitale historique, pour culpabiliser la population, des immigrés déguisés en esclaves. Ces pauvres bougres (je parle de Ayrault, et de Rolland, pas des immigrés), n’ayant pas été à l’école, ignoraient, au moment de la construction du mémorial pharaonique destiné à culpabiliser les Nantais, d’avoir participé à la traite des êtres humains, que l’esclavage est un phénomène lié à l’espèce humaine depuis toujours, et que ce sont les petits Bretons qui ont été transformés en esclaves par le pays autoproclamé des droits de l’homme.
    Les premiers temps, on fait preuve d’une certaine indulgence à l’égard des enfants nouveaux arrivés. Mais la relative compréhension des instituteurs change vite. Les maîtresses sont plus méthodiques que les hommes – comme en toutes choses -, c’est à dire plus sévères. Ils vont très vite éprouver la variété infinie de punitions que l’on a imaginées pour eux. A peine ont-ils appris les rudiments de la langue de l’étranger, que les punitions pleuvent : séjours répétés au piquet, coups de règle sur les doigts, gifles, coups de pied au derrière ou ailleurs, voire coups de poings.

    Il fallait une cruauté et une sottise inouïes pour user de tels procédés : ce sont des procédés éminemment français.

    La France met en place un système médiéval de persécutions, digne de l’Inquisition, et de sanctions à l’encontre de ceux qui veulent seulement perpétuer leur culture bretonne, qui, jusqu’alors, avait été, pour les lettrés, un sujet de fierté.
    Dès 1830, Des instituteurs français sont envoyés dans les écoles bretonnes, avec des directives précises réitérées par les préfets et les sous-préfets : « assassiner la langue bretonne », « éradiquer totalement l’idiome local », (de nombreux textes et directives ministérielles accablants, ont été publiés, cette politique étant initiée, surveillée, amplifiée depuis Paris) ; « la corrompre, afin qu’on ne le comprenne plus » (sic !) interdire, manu militari au besoin, de parler breton. Les prêtres, curés et religieux, qui prêchent dans la langue nationale, la seule qui soit comprise, sont privés de leur salaire (la séparation de l’église et de l’ Etat n’intervient qu’en 1905).

    Dans les écoles, les enfants sont terrorisés. On les montre du doigt, ce qui est très facile : avec la complicité de l’instituteur, qui donne le signal, on rit d’eux lorsqu’ils confondent un terme français avec un terme breton ; les petites victimes sont sensibles, mais les enfants sont parfois cruels ; on les entraine à se moquer des autres ; ceux qui savent un peu de français se vengent sur ceux qui ne savent pas : chacun son tour ! C’est abominable.

    Les punitions pleuvent sur les délinquants. On les isole au piquet, on leur donne des coups de règle sur les doits, des gifles, voire coups de pied ; on les punit lorsqu’on les surprend à parler breton dans la cour … Tous les instituteurs ne sont pas brutaux ! Les témoignages des enfants le soulignent : « il n’étaient pas méchants, ils avaient reçu des ordres ». Beaucoup des maîtres ont été intoxiqués par leur propre éducation, du temps qu’ils étaient à l’école. Lorsqu’ils prennent en charge de petits élèves, beaucoup n’ont pas d’autre but que d’éviter aux enfants les souffrances qui leur ont été infligées, et de leur procurer une langue qui leur permettra de trouver un travail plus facilement.

    Un lecteur du site OBS écrit ceci dans les commentaires, sous un texte imbécile qui se flatte de la mise à mort de la langue bretonne, telle qu’elle fut pratiquée par la troisième république :

    « Dans les années 20, mon grand-père, qui avait environ 6-7 ans, habitait dans un petit village près de Saint-Connan, un bourg du Centre-Bretagne, entre Corlay et Guingamp. A l’époque, à la rentrée des classes, on attachait les élèves qui ne savaient pas encore parler le français à un joug, utilisé pour atteler les bœufs et les chevaux de trait ; on les traînait ainsi sur la place principale du bourg, devant tous les villageois, pour bien montrer qui était le plus fort. Les gentils organisateurs de cette mascarade étaient les notables du village, dans mon cas, le maire et le curé. Ce jour-là, mon arrière-grand-père a traversé la place du village, a arrêté la procession, détaché son fils, et a dit : « Si ça c’est l’école de votre république française, alors elle n’est pas pour nous », et il est parti. Mon grand-père n’est plus retourné à l’école ».

    Les « révolutionnaires » de Paris, ont inventé le mythe du petit Bara, qui traîne encore dans les livres communistes. Ce jeune homme de 14 ans, charretier d’artillerie, est engagé par les bleus en 1792, près de Cholet. Il est tué par ceux qu’il se proposait d’assassiner. On ne sait rien de lui, si ce n’est qu’il est venu participer aux meurtres organisés par les bleus pour tuer les Vendéens et les Bretons, coupables de s’être révoltés contre la tyrannie parisienne. Mais les malades mentaux de Paris en font un héros : ce petit assassin en herbe meurt là où il voulait supprimer ceux qu’on on lui a désignés comme des ennemis de la « république ».

    Les Français, aidés de leurs complices Bretons, mettent au point une invention diabolique : le symbole. Ce peut-être un objet banal : un bouton, une cuillère, une fourchette … D’autres fois, on accroche à leur cou un objet infamant tel qu’un sabot – parfois non évidé, ce qui en fait un objet lourd -, une corne de vache, ou tout autre objet ridicule. Dans certaines écoles, fait criminel pour ceux qui s’en sont rendus coupables, on accroche au cou de ces malheureux l’ardoise d’infamie : « Breton = cochon ». (Cette dernière pratique a marqué les esprits, d’une manière définitive, les Bretons ne l’oublieront pas). Dans d’autres régions, le symbole est remplacé par ce qu’on dénomme le signal, dont la fonction est la même : épingler le coupable, qui s’en débarrassera en le remettant à un autre délinquant.
    Une ignominie est inventée : la culture de la délation ; l’enfant surpris à parler le breton, conserve le « symbole », jusqu’au moment ou il aura réussi à dénoncer à l’instituteur un autre délinquant. Les plus jeunes sont les plus maladroits dans ce jeu, les plus grands les plus habiles. Certains mentent pour mieux se libérer, en inventant des coupables imaginaires. D’autres n’osent pas rentrer chez eux, attendent la nuit, et contournent le village pour n’être pas vus. Les parents sont tellement conditionnés, qu’ils infligent de nouvelles punitions à l’enfant, après le coucher du soleil : il apporte la honte à ses parents et à sa famille, ils se vengent sur lui.
    Dans d’autres régions, le symbole est remplacé par ce qu’on désigne sous le nom de signal.
    Des cas dramatiques sont signalés. Dans un cas grave, un instituteur gifla un enfant pour avoir prononcé une phrase en breton, et le projeta sur le poêle en fonte ; atteint d’un traumatisme crânien, l’enfant est mort deux jours plus tard. Il est arrivé que les gendarmes, prévenus par les instituteurs, pour mieux intimider les coupables, rendent visite aux parents pour les informer que leur enfant rétif continue à parler la langue interdite, malgré les punitions qu’on lui inflige. Aussi effarant que cela paraisse, plusieurs témoignages de ces faits sont rapportés, notamment par le célèbre chroniqueur Morvan-Lebesque, dans son livre Comment peut-on être breton ?
    La détestation de la culture et de la langue bretonne.
    Peu à peu, l’enfant se met à détester tout ce qui lui rappelle l’infériorité de sa condition. Il n’accuse pas la France, seule responsable de son état, mais sa propre culture, son propre pays. Ses parents, comme tous les parents, sont de braves gens. Malgré l’affection qu’il leur porte, ses réactions peuvent être ambivalentes. Ils sont l’illustration même de ce qu’on lui apprend à détester à l’école. Les instituteurs du temps s’habillent en

    costume des bourgeois de la ville. (Voyez les photographies du temps). Aucune institutrice n’est autorisée à porter la coiffe ou le costume local, considérés comme vulgaires. Ses parents sont habillés en paysans, c’est à dire en ploucs. Leurs discours sont truffés de fautes, ou pire, sont une sorte de sabir, mélange de français et de breton : un charabia ; leur accent est hideux et rauque, du moins le croient-ils. Ils ont honte, la Bretagne est le pays de la honte. Psychologiquement, le jeune Breton en arrive à se mépriser, il intériorise le modèle mauvais forgé de toutes pièces par le colonisateur. Il n’a plus aucune estime pour lui même, ni pour son pays. 

    Le phénomène diffuse, et gagne tout l’entourage. Les grands parents, qui ne parlent ni ne comprennent le français – dans les campagnes en tous cas -, sont mis à l’écart, on ne communique pas avec eux, surtout pas à la table familiale : ce  sont des sous-ploucs, on se gausse de leur maladresse et de leur timidité, on ne voudrait certes pas leur ressembler, on a honte d’être leurs descendants. Il arrive que les grands parents brittophones et le personnel des fermes soient péremptoirement interdits de parler aux enfants, pour ne pas les contaminer par leur langage bestial. Un fossé culturel se crée entre les générations : les jeunes, élevés par force dans la civilisation du colonisateur, dont on les a convaincus qu’elle est admirable, et les personnes âgées, qui paraissent, pitoyables et arriérées ; et qui de surcroit ne parlent pas ce qu’on dénomme la « langue nationale ». Des dizaines de milliers de jeunes appartenant à cette génération où se produit la rupture – l’avant guerre et l’après guerre 1939-1940 – sont dans l’absolue incapacité de communiquer verbalement avec leurs grands parents, qui parlent exclusivement le breton, alors que les jeunes sont interdits de s’exprimer dans cette langue. (Je fus dans ce cas : mes grands parents maternels ne parlaient pas le français ; je n’ai donc pas idée de ce que peuvent être les relations entre les grands parents et leurs petits enfants). Pour les mêmes raisons, certains enfants conçoivent une honte de leurs parents, à cause de leurs costumes de paysans, de leurs sabots, de leur accent, de leur langage truffé de fautes. Celà peut aller très loin : on a vu, dans les lycées et collèges, des enfants refuser de rencontrer au parloir leur propre mère, à cause de son parler rocailleux, de sa coiffe, de son habitus de femme plouque, et prétexter l’étude ou le travail pour ne pas montrer ce triste spectacle à ses camarades. Peut-on imaginer l’horreur que cela représente ? Un adolescent ayant honte de sa mère, celle qui l’a engendré, parce qu’elle est bretonne ! Des centaines d’enfants ont harcelé leurs mères, dans les années cinquante, pour qu’elles abandonnent leurs coiffes et leurs costumes, parce qu’ils avaient honte de ces déguisements sortis des cavernes.

    Le ministère Combes, non seulement harcèle les provinces pour qu’on n’utilise que la langue « nationale », mais invente le concept « d’usage abusif du breton », pour empêcher qu’il soit utilisé dans les églises, lors des prêches, du catéchisme, des annonces de naissances, de mariages, de décès faites en chaire. Le pire, sans doute, dans ce pays traditionnellement très religieux : priver les enfants de confirmation, et même de communion, s’ils ne connaissent pas suffisamment le Français. La langue du colonisateur, dénommée « langue nationale » dans un pays qui en en possède une, bien avant les français, autorise les plus zélés à traiter le breton de « langue étrangère ». C’est de la sauvagerie à l’état pur, de la barbarie à l’état le plus misérable …
    Les survivants qui ont vécu ces faits atroces ont le cerveau couvert de cicatrices.

    LOUIS MELENNEC

    BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

    Les livres cités ci dessous sont à lire absolument :

    Broudic Fanch, L’interdiction du breton en 1902, éditions Coop-Brizh, Spézet.

    Bothorel Noël, Contribution à l’étude de l’inadaptation sociale du breton ; thèse pour le doctorat en médecine, Paris 1963. Article publié dans la revue Ar Vro, en 1964.

    Carrer Philippe, Ethnopsychiatrie en Bretagne, nouvelles études, Coop Breizh, 2007 ; réédition semi-poche Coop Breizh, 2011.

    Claude An Du, Histoire d’un interdit, Le breton à l’école. Hor Yezh, 2000.

    Morvan-Lebesque, Comment peut-on être Breton ? Paris 1970, Le Seuil.

    Nota Bene : les travaux de Louis Mélennec lui ont valu d’être interdit de publication dans TOUS les médias français et bretons – sans aucune exception -, depuis une vingtaine d’années, et de voir sa biographie supprimée de Wikipédiouse. La France des doigts de l’homme est une spécialiste de ces manières. Mais aujourd’hui, toute l’histoire de la Bretagne colonisée est connue. Partout.

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  5. LA POLITIQUE CRIMINELLE DE LA FRANCE : L’ASSASSINAT DE LA LANGUE BRETONNE ET DES LANGUES CHARNELLES DES POPULATIONS.

    Yann SOHIER LE MAGNIFIQUE, père de Mona Ozouf, qui a eu le bon exemple, mais ne l’a pas suivi.

    Ar Yezh ar vezh : la langue de la honte ; la politique criminelle de la France.

    A Jean-Luc Mélenchon, qui a qualifié le breton de langue de la collaboration, les écoles Diwan de secte.

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    Au moment où les linguistes et écrivains bretons , au début du vingtième siècle, mènent le combat pour tenter de sauver leur langue ancestrale, en réaction à la politique d’anéantissement, de l’extirpation des croyances religieuses et de l’identité bretonne, la masse du peuple subit son sort en silence : cela dure depuis 1789 ; elle n’a aucun moyen de faire autrement, ni les compétences pour protester, ni aucun moyen, même, d’être informée de ce qu’a été l’imposture des prétendus droits de l’homme inventés par la France. La fonction naturelle des masses est d’être trompée, ce à quoi elles se prêtent avec aisance en Bretagne, comme partout ailleurs.

    A force d’avoir été décervelée depuis 1789, et de n’avoir eu aucun accès à son histoire, ni à sa littérature, elle a admis, comme nombre de peuples acculturés (Hagège, L’homme de parole, Paris 1985) les Bretons de ce temps sont convaincus que leur langue, pourtant si belle et si subtile, symbole de leur plouquitude, est un idiome de ploucs. Ils aspirent même, par honte, à s’en débarrasser, car il est devenu, par la vertu de la France des droits de l’homme, la langue de la honte : ar yezh ar vezh.
    Mais les intellectuels – à quelques uns près -, ont compris : leur pays est une colonie, muselée et surveillée, interdite de s’exprimer, privée de sa langue et de sa culture. Ils ont créé en 1933, une revue dénommée Ar Falz – la faucille – symbole de la mort en Bretagne, souvent représentée par un squelette tenant dans sa main droite la faux avec laquelle on fauche les humains. Leur doctrine, laïque et progressiste, est révolutionnaire.

    Homme de gauche, Yann Sohier, sympathisant communiste notoire, mais farouche défenseur des droits humains, exprime l’opinion des instituteurs laïques, dans des termes particulièrement fermes, qui n’ont pas pris une ride, et qui sont tout autant pertinents en 2020 qu’en 1934. La revue Ar Falz est dirigée par Yann Sohier, un ami proche de Marcel Cachin, breton de Paimpol, et figure historique du parti communiste français, en même temps que breton convaincu, et partisan de l’enseignement de la langue à l’école. On ignore souvent qu’ il est l’auteur d’un projet de loi qui préfigure la loi Deixonne, qui beaucoup plus tard, en 1951, ouvrira timidement une petite porte à l’enseignement des langues dites « régionales » dans les écoles.

    Yann Sohier est un idéaliste. Né à Loudéac, en pays non bretonnant, il ne parle pas le breton, qu’il apprend laborieusement, et qu’il ne maitrisera jamais complètement. Il élève dans cette langue sa fille – la future Mona Ozouf – ce qui explique le parler distingué de cette femme bilingue, et qui démontre, comme l’enseignent désormais les linguistes, que le multilinguisme est un enrichissement, à tous égards, y compris dans la maîtrise de sa propre langue maternelle.

    En 1934, la revue publie cette pétition, virulente et féroce, mais marquée du sceau de la raison :

    « Formez un Front Unique de Combat :

    – Pour que la langue bretonne soit immédiatement enseignée dans toutes les écoles primaires de Basse-Bretagne.

    – Pour que la langue bretonne soit immédiatement admise comme deuxième langue au baccalauréat au même titre que les langues étrangères et coloniales…
    – Pour que l’École en Bretagne soit vraiment l’école bretonne du Peuple Breton et non celle de l’assimilation et pour que vos enfants soient instruits dans leur langue maternelle…
    La langue bretonne est la langue d’un million et demi de Bretons. C’est une langue riche devenue aujourd’hui une langue de culture moderne. C’est par elle, et par elle seule, qu’est possible l’éducation logique et rationnelle de nos enfants, l’émancipation culturelle du peuple breton…
    Le droit d’un peuple à instruire ses enfants dans la langue maternelle est un droit imprescriptible et sacré. –Aucun peuple, aucun gouvernement n’a le droit d’imposer sa langue à un autre peuple même vaincu. L’assimilation linguistique ne peut être qu’un crime et n’est qu’une des formes les plus dangereuses de l’impérialisme.
    À l’heure où tant de peuples hier opprimés, Finnois, Catalan, Flamand, Tchèque, Irlandais etc., ont obtenu pour leur langue le « droit à la vie », où l’U. R. S. S. a libéré toutes ses minorités nationales (plus de 60), où le gouvernement français admet dans l’enseignement secondaire des langues étrangères comme l’Arménien ou le Persan, Coloniales comme le Malgache ou l’Annamite,
    L’ostracisme dont est victime la langue bretonne, la politique séculaire d’assimilation linguistique poursuivie inlassablement contre notre langue celtique par le pouvoir central est une injustice, une insulte, un défi au peuple BRETON….

    Cité par Maria (Soaz), Yann Sohier et Ar Falz (1904-1935), Morlaix, Ar Falz, 1990, p. 58.

    Né en 1901, Sohier meurt en 1935, bien avant que Hitler envahisse et détruise toute l’Europe. Sa fin prématurée est une perte pour la Bretagne. L’accuser de nazisme, à cause de ses relations privilégiées avec ceux qui, comme lui, aiment leur pays et défendent son patrimoine (Debeauvais, Olier Mordrel, Youenn Drezen, l’abbé Perrot) est une stupidité. Sa fille, Mona Ozouf, qualifiée d’historienne, n’a pas suivi les enseignements de son père, ce qu’elle aurait dû faire, pour l’honneur de son pays. Ses regrets, exprimés dans son livre « Composition française », sont tardifs : ils ne servent plus à rien : la langue est agonisante ; mais nous exprimons notre reconnaissance à son père. J’ai suggéré à Mona Ozouf, décorée de l’Hermine, d’ôter ce collier de son cou, et d’aller au cimetière le déposer sur la tombe de ses parents.

    BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

    Ar Gedour : La langue de la honte, Ar Yezh ar vezh.

    Georges Cadiou, Sohier, Jean dit Yann (1901-1935) , dans EMSAV : Dictionnaire critique, historique et biographique : Le mouvement breton de A à Z du xixe siècle à nos jours, Spézet, Coop Breizh,

    Hagège Claude, Halte à la mort des langues, Paris 2005, Odile Jacob.

    Mélennec Louis, Jean-Luc Mélenchon, l’imbécile heureux, l’idiot inutile ; lettre publiée sur la toile, diffusée dans plusieurs pays (sauf en France et en Bretagne, les merdias étant vendus et achetés).

    Mona Ozouf, Composition française : Retour sur une enfance bretonne, Paris, Gallimard.

    Morvan Françoise, Le monde comme si, Paris, 2002.

    Sébastien Carney, Breiz Atao ! : Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948), Rennes, Presses universitaires de Rennes

    Sohier Yann, Pourquoi et comment nous voulons l’enseignement du breton.

    Erwan Chartier, La construction de l’interceltisme en Bretagne, des origines à nos jours : mise en perspective historique et idéologique, Rennes, thèse de l’université Rennes 2, , 722 (lire en ligne [archive]).

    Alain Déniel, Le Mouvement breton (1919-1945), Paris, Maspero, , 451 (ISBN 978-2-7071-0826-5, lire en ligne [archive]).

    Michel Nicolas, Histoire de la revendication bretonne : Des origines aux années 1980, Spézet, Coop Breizh, , 397 (ISBN 978-2-84346-312-9).

  6. Titre: LA MISE A MORT DE LA LANGUE BRETONNE. TEXTE PUBLIE EN 2016 au Canada, en Kabylie, en Suisse, en Russie. Mais non pas par les “médias” de la Kollaboration en Bretagne (motif : ils sont “subventionnés”).
    Pays: France
    Bonne nouvelle : après toutes ces années de travail, le monde entier sait aujourd’hui ce que furent les crimes commis en Bretagne. Et pas seulement en Bretagne !

    LA MISE A MORT DE LA LANGUE BRETONNE par le pays des doigts de l’homme.

    ” Chaque année, je rendais visite à ma vieille mère, en pays Bigouden. Sa langue maternelle était le breton, qu’elle parlait avec jubilation, car c’était la langue de la joie et de l’humour.

    Tous les ans, j’entendais cette langue vénérable. Car les voisines de ma mère étaient bretonnes.

    Puis, elles sont mortes, les unes après les autres.

    Puis, une certaine année, rendu en vacances dans mon village natal, j’ai été saisi d’angoisse. Je me suis demandé pourquoi. J’ai bientôt compris la raison : la langue, assassinée par le pays colonial, n’était plus parlée par personne.

    Sous l’effet de la persécution mentale, ma mère m’avait élevé en français : on lui avait fait honte de sa langue, elle n’osait même plus la parler devant ses enfants! Mes grands parents étaient exclusivement bretonnants, je n’ai jamais pu communiquer avec eux.

    Savez vous ce qu’est un enfant qui ne peut parler ni à sa grand-mère, ni à son grand-père, ni aux plus anciens de sa famille ?

    C’est comme une tombe dans laquelle on l’enferme, à peine né. Ce fut un choc terrible : tout était changé; c’est comme si les oiseaux avaient disparu des arbres, et ne chantaient plus. Quoique l’on fasse, Ils ne chanteront plus ces mélodies si suaves, qui ont bercé et enchanté notre enfance, même si on ne les comprenait pas bien.

    On ne peut imaginer ce que fut cette prise de conscience pour moi. Tout un pan de notre civilisation était à jamais englouti dans les abysses. En écrivant cela, si les hommes étaient autorisés à pleurer, de grosses larmes, des vraies, couleraient sur mes joues. Honte au pays criminel !
    Quel bilan pour le pays des Droits de l’homme !!! Je ne pardonnerai jamais ce crime à la France. Mais il y en eut bien d’autres. ” (Extrait des mémoires de Louis Mélennec)

    Je dis : LA FRANCE, pas les Français, car ils subissent, eux aussi, les mêmes débiles mentaux que nous : voyez ce qu’ils sont en train de faire à leur malheureux pays : une destruction systématique, devant un peuple passif, et. des “politiques” muets, appointés mensuellement par une somme puisée dans nos poches sans fonds.
    Le prétendu enseignement de la langue bretonne en Bretagne est une ruse : notre idiome national est virtuellement mort, on le sait à Paris. C’est au moment où cette mort annoncée, n’était plus loin, déclenchée en 1789 par la Hune et Hindivisible, au nom des Droits de l’Homme, qu’on a “rétabli” un enseignement désormais sans danger pour la “république”, dont le but est l’éradication totale de notre langue. Echéance proche : 5000 locuteurs disparaissent chaque année …… remplacés par quelques centaines de néo-locuteurs bilingues. Savez-vous calculer ?
    Jean Dutourd, membre de l’Académie française – voyez le genre ! -, lorsqu’on fit semblant, pour berner les Bretons, de créer un CAPES de langue bretonne, a commenté :

    – Un Capes de breton ? POURQUOI PAS UN CAPES DE MENDICITE ?

    On pense immédiatement à cette phrase célèbre de Clémenceau :

    – Donnez-moi quarante trous du cul : je vous fais immédiatement une académie française !

    Le peuple breton est le plus naïf de la terre : les Normands nous définissent ainsi : ” il croient tout ce qu’on leur raconte “.

    Du côté de VANNES, j’ai entendu dire :
    “ESCLAVES NOUS SOMMES, ET FIERS DE L’ÊTRE !!! ”
    Savez-vous qu’au 18ème siècle, les Vannetais étaient réputés, en Europe, pour parler le mieux la langue celtique ?
    Par bonheur, nous avons M. Le Drian ! Un vrai héros ! Sans oublier M.M. MOLAC ET LEFUR, qui, chacun, ont prononcé UNE PHRASE en BRETON à la tribune de l’assemblée nationale des Français ! Ne pleurez pas : les reconquêtes commencent toujours par de petits débuts !
    Et la belle Johanna me lit en semi-direct ! (Elle n’a pas voulu me donner son adresse Mail : mais nous avons moult amis communs, qui transmettent !)

    LOUIS MELENNEC

    https://www.youtube.com/watch?v=VQF14ncSqo0

  7. LOUIS MELENNEC. ARTICLE DE NICOLAS TRAVERS SUR LA LANGUE BRETONNE (chewbii.com).
    Excellent article de synthèse, très éclairant et honnête. Je suis né en pays bretonnant. Tous les adultes parlaient le breton dans mon enfance. Seuls les vieux ou très vieux étaient unilingues.
    Il est exact que les néo-bretonnants ne parlent pas comme ceux que j’ai entendus dans mon enfance, même si le vocabulaire courant est souvent le même.
    Le néo-breton était un moindre mal pour sauver la langue.
    Mais la France, outre le fait qu’elle n’a JAMAIS inventé les droits de l’homme, ni rien apporté dans ce domaine, est un pays linguicide : son but avoué, avec la complicité des prétendus “élus”, “subventionnés” par de gros salaires, est la mise à mort des vieilles langues nationales, le breton en premier lieu. Le breton sera mort avant peu, il n’est qu’en survie.
    Les “mondialistes” sont complices de cette mise à mort de notre patrimoine linguistique.
    La langue a été assassinée par la France; il est FAUX de dire que ce sont les parents qui sont coupables de ce crime : les parents ont été tellement humiliés par la France, du temps qu’ils étaient jeunes, qu’ils ont voulu éviter à leurs enfants les souffrances qui leur avaient été infligées à l’école, et qui ont engendré tant de troubles psychologiques et mentaux. (Carrer, Bothorel, Etienne, Mélennec …..)
    La position de SOHIER était équilbrée : un enseignement bilingue généralisé à toute la Bretagne. La position communiste de Broudic ne tient pas la route.
    Les Bretons ont leur part de responsabilité : ils aiment leur esclavage. Il circule un dicton : “ESCLAVES ET FIERS DE L’ÊTRE !”

    LOUIS MELENNEC

  8. DROITS DE L’HOMME EN FRANCE, la glorieuse inventrice des droits humains en 1789 !!!!

    LE BOUCLAGE PAR LA FRANCE DES THESES DE DOCTORAT ET DU DROIT DE LIBRE EXPRESSION

    Lettre du Professeur P. membre de l’Institut, au docteur MELENNEC.

    Cher docteur Mélennec,

    Vous mettez le doigt sur une véritable régression du système universitaire français.

    Autrefois, il était très facile de réunir un jury de thèse, pourvu qu’on puisse avoir l’accord d’au moins trois professeurs d’université qui acceptent d’en être caution.

    Désormais, c’est quasiment impossible. Le contenu des thèses est contrôlé par des “écoles doctorales” qui décident de tout, et qui ont la haute main sur les sujets de thèse, et l’inscription des candidats.

    Cette soviétisation du troisième cycle des universités est désastreuse, c’est une abomination, puisqu’elle va jusqu’à soumettre l’inscription en thèse à l’existence d’une bourse doctorale, pour interdire l’existence de candidats “indépendants”. Bien entendu, les professeurs d’histoire et de matières relevant des sciences humaines et/ou de littérature verrouillent complètement le système en interdisant la soutenance de toute thèse jugée par eux “politiquement incorrecte”.

    C’est pour ces raisons que des personnalités telles que René Girard – et tant d’autres -, n’ont pu s’épanouir qu’à l’étranger.

    De ce fait, il ne faut pas s’étonner que vous ayez été ostracisé par le système, et que vous soyez totalement rejeté par les chantres de l’histoire officielle.

    J’ai longuement lutté contre ces dérives, allant jusqu’à inscrire mes étudiants dans des universités allemandes, pour qu’ils n’aient pas de problème de soutenance.

    Bref, je ne puis rien pour vous. C’est un peu comme si on cherchait à présenter une thèse critiquant le parti communiste à l’époque stalinienne !

    Mon circuit personnel est exemplaire. Je suis entré (supprimé par Louis Mélennec ….. pour qu’on ne puisse identifier cet honnête homme!).

    Je demeure professeur émérite ….. je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai fait pour survivre au système.

    Très cordialement.

    Un jour, tous ces gens dégusterons la soupe de nos prisons.

    N.

    Addendum, par Louis Mélennec :

    On ne dit que deux thèses d’ « hystoyre » ont été soutenues à Brest :

    – « La culture des poireaux à Quimper-Corentin, de 1350 à 1352 ».

    – « Les rapports psychologiques du paysan breton avec ses chevaux de trait, dans le pays de Léon, au dix-neuvième siècle » (!!!!)

    Si vous voyez passer ces ouvrages immortels, qui vont changer la face du monde, commandez-moi DEUX exemplaires !

    La France n’est pas seule en cause : en Bretagne, mes censeurs les plus c… sont des Bretons !

    Et dire qu’il y a – par ailleurs – tant de gens qui ont encore une morale dans ce pays, et qui refusent d’aller à la soupe ! Savez-vous que les Bretons obtiennent les meilleurs résultats aux examens encore sous la coupe de l’hexagone ???

  9. LA SHOAH BRETONNE DE 1675

    COMMENT LES BRETONS SONT DEVENUS FRANCAIS.

    CINQ SIECLES D’HORREURS EN BRETAGNE 1487 – 2020.

    Source : Histoire et Identité

    Porte parole : Louis Melennec

    Publié le 17 février 2009, actualisé en janvier 2021.

    La révolte du papier timbré

    Les massacres perpétrés en Bretagne par les armées françaises sont des souvenirs qui véhiculent l’épouvante. Le chapitre qui suit ne concerne pas que les Bretons, gardez vous de le croire, et de l’écarter : il concerne l’humanité entière ; je le dédie particulièrement aux Juifs, aux Arméniens, aux Berbères, aux Amérindiens. Mais je n’oublie pas tous les peuples qui ont subi les mêmes souffrances que les Bretons.

    Il est opportun de rappeler les faits dramatiques qui se sont déroulés en Bretagne en 1675, connus sous le nom de révolte du papier timbré. Ceci n’est rien d’autre qu’un des épisodes sanglants des relations britto-françaises durant les cinq siècles écoulés. Il y en a bien d’autres. Le pire : tout ce qui s’est déroulé en Bretagne à partir de 1789, la prétendue révolution des droits de l’homme.

    De mon temps (je suis né en 1941), on enseignait à l’école que les relations britto-françaises étaient un roman d’amour, que la France avait apporté à l’Europe la LIBERTE, que la langue française était le plus bel outil linguistique jamais inventé par l’espèce humaine, que cette langue avait vocation à être parlée dans le monde entier, et que notre belle France – accrochez vous, lecteurs , avait inventé …. les droits de l’homme !!!!! Et, bien sûr, que les rois étaient TOUS des tyrans détestés ! On était bien obligés de croire ces âneries, aucune contradiction n’étant admise. Les temps ont changé : depuis la crise du Covid, et la gestion délirante de cette crise par un appareil d’État incapable et incompétent, on est bien obligé de voir ce que l’on voit.

    J’ai tant et si bien fait – avec d’autres auteurs, bien entendu -, que la France a aujourd’hui trouvé sa vraie place, de violatrice des droits de l’homme : elle est devenue le pays DES DOIGTS DE L’HOMME, depuis qu’un auteur audacieux, nommé Michel d’Onfray, a fait mine, devant la caméra et les français stupéfaits, d’enfoncer un à un ses cinq doigts dans le trou du biniou de qui ? A vous de retrouver le film Youtube, s’il n’a pas été supprimé, film intitulé : Lettre à Manu sur le doigté et son fondement.

    Marie de Rabutin – Chantal, née en 1626, contemporaine de Louis XIII, de Louis XIV et d’Anne d’Autriche, plus connue sous le nom de son mari, le breton Henri de Sévigné, tué au cours d’un duel, venait souvent faire des séjours champêtres dans son château des Rochers, près de Rennes , et, écrit-elle, « y faire les foins » (!) Elle y fréquentait le beau monde, et, comme on dit, se trouvait aux premières loges pour assister au spectacle.

    Elle se trouve dans sa résidence bretonne, en 1675, lorsqu’éclate la révolte dite « du papier timbré », provoquée par les exactions fiscales de la monarchie française, alors incarnée par le roi Louis XIV, qui a déclaré la guerre à la Hollande, et déjà dépensé des sommes monstrueuses aux dépens des contribuables de son royaume, mais aussi de la Bretagne, province étrangère. (Voir dans Google : Bretagne province étrangère).

    J’ai publié en 2009 ce premier article sur les faits atroces infligés par les armées françaises à la Bretagne, en 1675, et choisi, pour empêcher toute contestation de la part des falsificateurs, et combattre l’ignorance dans laquelle sont tenus les Bretons de leur histoire nationale, de me borner à des citations, principalement de la marquise de Sévigné, et du duc de Chaulnes, le gouverneur-gauleiter français imposé à la Bretagne, pour relater les horreurs commises sur nos populations innocentes, sur les ordres de Louis XIV, pour les punir de s’être insurgés contre les impôts illégaux infligés à deux années de distance, alors que le pays, contraint et forcé, a “racheté” ces impôts, par le versement au trésor royal, la somme énorme de deux millions de livres.

    Ces citations, indiscutables, valent mieux qu’une relation littéraire, fût-elle d’une honnêteté rigoureuse.

    J’ai écrit maintes fois que nous n’avons – en aucun cas – besoin de la France pour enseigner notre histoire : interdite à partir de la révolution dite « des droits de l’homme », elle serait, de toutes les manières, falsifiée et frelatée. Aussi l’avons nous-mêmes prise en charge, grâce à l’éclosion d’Internet, et de multiples chroniqueurs, qui n’acceptent plus qu’on leur mente.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    — “Cette province est traitée comme le pays ennemi…, on ne peut exprimer quels ravages les troupes font dans leurs routes, le bataillon de la Reine, pour aller de Rennes à Saint-Brieuc, a pillé à quatre lieues de sa marche tout ce qui s’est rencontré de maisons entre ces deux villes…”. (Duc de Chaulnes, gouverneur imposé à la Bretagne en 1670, in La Borderie, t. 5, p. 531).

    — “On ne laisse pas de pendre ces pauvres bas-bretons… Dès qu’ils voient les soldats, ils se jettent à genoux, et disent “mea culpa”, c’est le seul mot de français qu’ils sachent”. (Madame de Sévigné, 24 septembre 1675, in La Borderie, t. 5, p. 518).

    — “Les arbres commencent à se pencher sur les grands chemins du poids qu’on leur donne”. (Duc de Chaulnes, 21 août 1675, in La Borderie, t. 5, p. 518).

    — “Ils n’entendent pas seulement la langue française…il sera impossible que l’innocent ne pâtisse pas pour le coupable”. (Lettre de l’évêque de Saint-Malo, 1675, in La Borderie, t. 5, p. 520).

    — “On en a pendu et roué une quantité en ce pays de Cornouailles, particulièrement à Quimper-Corentin”, (in La Borderie, t. 5, p. 521).

    — “Il y a dix ou douze mille hommes de guerre, qui vivent comme s’ils étaient encore au delà du du Rhin” (dans le Palatinat, où les horreurs commises par les troupes françaises atteignirent le sommet de l’ignominie). (Madame de Sévigné, in La Borderie, t. 5, p. 531).

    — “Ils s’amusent à voler ; ils mirent l’autre jour un petit enfant à la broche. Toutes ces troupes de Bretagne ne font que tuer et voler”. (Madame de Sévigné, décembre 1675, in La Borderie, t. 5, p. 531).

    — “Ils ont, logés chez eux, jeté leurs hôtes et leurs hôtesses par les fenêtres, battus et excédés, violé des femmes en présence de leurs maris, liés des enfants tout nus sur des broches pour vouloir les rôtir; (ils ont) exigé de grandes sommes de leurs hôtes, et commis tant de crimes qu’ils égalent à Rennes la destruction de Jérusalem” (Journal d’un bourgeois de Rennes au XVIIe siècle, in La Borderie, t. 5, p. 532).

    — “On a pris soixante bourgeois, on commence demain à [les] pendre. Cette province est un bel exemple pour les autres, et surtout de respecter les gouverneurs et les gouvernantes” (= entendez : les occupants étrangers). (Madame de Sévigné, octobre 1675, in La Borderie, t. 5, p. 523).

    Enfin, cette conclusion horrible :

    — “À force d’avoir pendu, on n’en pendit plus” (! ! ! !). (Madame de Sévigné, in La Borderie, t. 5, p. 525).

    Bien pire : la marquise étant française, en dépit de son mariage avec un breton, ajustez vos lunettes, car vous aurez peine à croire ceci, qui pourtant est véridique :

    — “La penderie (sic !), me paraît maintenant [être] un rafraîchissement : j’ai une tout autre idée de la justice depuis que je suis en ce pays : les galériens me paraissent une société d’honnêtes gens qui se sont retirés du monde pour mener une vie douce……. En huit jours seulement, nous avons entretenu [= administré] la justice”. (24 novembre 1675, in La Borderie, t. 5, p. 525).

    Et d’ajouter :

    — “On dit qu’il a 500 ou 600 bonnets bleus en Basse-Bretagne, qui auraient bien besoin d’être pendus pour leur apprendre à parler”.

    — “Les bons pâtiront pour les méchants. Mais je trouve tout fort bon, pourvu que les quatre mille hommes de guerre qui sont à Rennes ne m’empêchent point de me promener dans mes bois, qui sont d’une hauteur et d’une beauté merveilleuses” . (Madame de Sévigné, octobre 1675, in La Borderie, t. 5, p. 526).

    La marquise est citoyenne d’honneur en Bretagne : on la croit bretonne; son nom a été donné à une marque de chocolats. On lui doit, cependant, cette phrase prémonitoire, écrite à sa fille le 23 octobre 1675 : “Vous pouvez compter qu’il n’y a plus de Bretagne”, in J. Cornette, t. 1, p. 624.

    La Bretagne survécut, de survie artificielle, encore 114 ans, jusqu’à la merveilleuse révolution des droits de l’homme, celle de 1789. Les massacres de 1675 n’avaient été qu’un hors d’ouvre : en 1789, la Bretagne FUT MISE A MORT. Cette année-là, en effet, la France inventa les doigts de l’homme; et en 1793-1794, elle se rendit coupable de l’un des massacres les plus cruels de l’histoire de l’humanité, qui la situe au même niveau que les nazis, Staline, Mao-Tse-Dong, Pol Pot, et les massacres des Arméniens.

    Les Bretons du bas peuple eurent une meilleure appréciation que la marquise de la situation ; beaucoup payèrent leur audace de leur vie. C’est peu de dire que les hommes envoyés là par le roi de France n’étaient pas aimés, ce qui n’était pas nouveau. Le Gauleiter français, le duc de Chaulnes, fut traité de “gros cochon, de gros gueux”. Ce qui était la vérité : l’évêque de Saint-Malo l’avait accusé d’avoir perçu un pot de vin considérable, de 700 000 livres, soit près de la moitié des impôts de la Bretagne ! On jeta dans le carrosse de sa femme un chat crevé, ainsi que “des pierres dans sa maison et dans son jardin”. Et le célèbre père Maunoir, en Bretagne par l’ordre des Jésuites, encouragea les révoltés à se rendre, ce qui était la certitude de leur pendaison. Beati pauperes spiritu !

    La marquise, amie du couple de Chaulnes, à ce titre bien informée, confirme :

    — “M. de Chaulnes, gouverneur de la province au nom du roi, n’oublie pas toutes les injures qu’on lui a dites, dont le plus douce et la plus familière était : “gros cochon”; sans compter les pierres dans sa maison et dans son jardin. C’est cela qu’on va punir”.

    Abominable.

    Une autre atrocité fut commise sans tarder. Les soulèvements contre les impôts levés illégalement par Versailles, ayant débuté dans la partie haute de la ville de Rennes, on ordonna que les habitants en fussent chassés – soit quatre mille personnes environ –, qu’ils fussent jetés à la rue, et que, pour prix de leur rébellion, “à peine d’être déclarés rebelles aux ordres du roi et poursuivis comme tels, les maisons de la rue Haute soient entièrement détruites” (in La Borderie, ci-après, page 132).

    La marquise, benoîtement, commente la scène :

    — “On a chassé et banni toute une grande rue, et défendu de recueillir [les habitants] sur peine de la vie. De sorte qu’on voit tous ces misérables, femmes accouchées, vieillards, enfants, errer en pleurs au sortir de cette ville, sans savoir ou aller, sans savoir de nourriture ni de quoi se coucher”. (Madame de Sévigné, lettre du 30 octobre 1675 à madame de Grignan).

    La vengeance personnelle du gouverneur français.

    La Borderie commente :

    — “Ce grand déploiement de puissance publique ne servait, avant tout, qu’à recouvrir les entreprises d’une misérable vengeance personnelle… sur ce point, le doute n’est guère possible…. Le premier mobile du duc de Chaulnes fut le désir de se venger de ses propres injures …. Madame la gouvernante, sa femme, qui avait eu dans l’injure une large part, en voulut une aussi grande dans le plaisir de la vengeance”. (La Borderie, id. p.129). Elle arriva à Rennes entourée d’une garde impressionnante : “avec une garde pareille, elle était bien à l’abri des chats pourris”. (Id. p. 129).

    Ah ! Qu’en ce temps-là la France, éprise de justice, savait se faire entendre !

    A partir de cette année-là, la Bretagne fut couchée sur le sol, et ne se releva plus.

    Ainsi comprenez vous qu’à partir de 1675, la France soit devenue la mère douce et aimante des Bretons. Et les sentiments qu’ils éprouvent à l’égard de cette sorte de mère sont à la mesure de l’affection dont elle les a entourés et choyés au cours de leur histoire commune depuis cinq siècles.

    C’est à quelques kilomètres de mon village natal, dans la Chapelle de Tréminou, près de Pont-l’Abbé, que fut votée par nos malheureux compatriotes, la même année, dans ce qui fut dénommé le “Code paysan”, l’abolition des classes nobles et roturières. C’étaient des doux, des timides. Ils ne proposèrent pas d’installer des “guillotines” à tous les carrefours, comme on le fit en 1789, punir les récalcitrants, mais que, “Pour affermir la paix et la concorde entre lesdits gentilshommes et nobles habitants desdites paroisses, il se fera des mariages entre eux, à condition que les filles de noble extraction choisiront leurs maris de condition commune, qu’elles anobliront leur postérité, qui

    partagera également entre elles les biens de leur succession”, (article 5). Quelle différence avec les mœurs abominables des « révolutionnaires » de Paris, sur lesquels la France a construit sa religion nationale, à partir de 1789 !

    Ces gens furent pendus. Les clochers furent abattus. Les cloches furent descendues sur le sol. Les églises de Pont-l’Abbé, de Lambourg, de Plovan, de Languivoa, conservent encore les traces de ces mutilations. (Voir les images publiées par Internet).

    Dans la responsabilité de ces atrocités de 1675, le gouvernement de la France avait commis trois fautes très graves au moins :

    – L’Édit dit « de réunion » de 1532, décision unilatérale, totalement contraire au droit international du temps, annexant par la force et la corruption la Bretagne contre son gré à son ennemi millénaire, interdisait toute levée nouvelle d’impôts en Bretagne, province “réputée étrangère”. A titre exceptionnel, un impôt pouvait être accordé par le Pays, à la condition exclusive qu’il fût voté par les États de Bretagne, “et par eux octroyés”, (in Bonvallet, p. 98 ). Or, par voie d’édits, en 1672, le pouvoir royal imposa de nouvelles taxes, en particulier sur les actes judiciaires et notariaux – qui devaient désormais être rédigés sur papier timbré –, sur les tabacs, sur les objets en étain, sans solliciter le consentement des États”, in B. Pocquet, Histoire de Bretagne, t. 5, p. 466 et 467.

    – Pour s’affranchir de cette authentique extorsion de fonds, dont le pouvoir royal était familier, les États “rachetèrent” les impôts illégaux par le versement à la France d’une somme si énorme – une “rançon”, écrit B. Pocquet, (id., t. 5, p. 468), de 2 millions 600.000 livres (p. 467) – qu’il fallut…. contracter un emprunt pour la payer ! Le gouverneur, ce corrompu français, de Chaulnes, reçut pour sa part un “pot de vin” de 120.000 livres !

    – En 1673, alors que toute la Bretagne se croit débarrassée de ces taxes illégales, et avoir de surcroît payé pour cela, Colbert rétablit les édits, sans même consulter les États (in B. Pocquet, Id., t. 5, p. 481).

    La vérité, est que le gouvernement de Versailles, outre les dépenses effarantes de la Cour, avait, d’une manière injustifiée, déclenché une guerre contre la Hollande, dans laquelle il s’était embourbé, et n’en finissait plus de lever de nouveaux impôts pour faire face aux dépenses de cette guerre.

    Avec une bonne armée à ses ordres, le tyran transforme sans aucun scrupule ses propres crimes en crimes d’autrui. C’est cela qui s’est passé en Bretagne : sous prétexte de désobéissance, des milliers de Bretons furent massacrés dans des conditions atroces. Ces faits laissent des traces profondes, y compris aujourd’hui, en 2021; ils ne seront jamais oubliés. Il ne s’agissait, en réalité, que d’une révolte contre le tyran ; cette révolte était justifiée tant par les pères de l’église, depuis Saint Augustin, que par les grands juristes de tous les temps.

    Ces crimes contre l’humanité sont imprescriptibles.

    Jusqu’au vingtième siècle, à l’époque où leur ouvrages furent publiés, plusieurs historiens bretons – dont La Borderie et B. Pocquet, aveuglés par leurs préjugés nobiliaires n’ont pas hésité à approuver la répression inhumaine de la populace, dont le soulèvement était entièrement imputable aux criminels de Versailles. Voici, entre autres, cette perle secrétée par Barthélémy Pocquet :

    “La révolte des paysans bretons méritait une répression énergique… cette insurrection à main armée ne pouvait rester impunie… cela n’a plus, du reste, qu’un intérêt rétrospectif de philosophie politique.” (!) B. Pocquet, Id., tome 5, p. 517.

    Heureux Barthélémy Pocquet ! Si vous souhaitez lire quelques autres âneries de la même veine, voyez le mémoire de Louis Melennec sur « Le Rattachement de la Bretagne à la France », mémoire de DEA, page 45.

    L’évêque de Saint-Malo, qui vivait un train de nabab dans ses palais de ville et de campagne, approuva aussi la répression, dans des termes sévères.

    Bretons, allez vous cesser enfin de geindre, vous que des âmes charitables ont élevés à la lumière de la Civilisation ? ? ? ? Vous que l’illustre Hagège traite de sauvages, qui avez eu le bonheur d’être ramassés dans le ruisseau dans la boue duquel vous croupissiez, par la plus auguste des « républiques » ? Bien sûr, on vous a “cogné” dessus; mais ne dit-on pas que “qui aime bien châtie bien” ? La vérité est que la France a démontré qu’elle a toujours aimé les Bretons d’amour tendre. Elle ne doit pas s’étonner de la réciprocité dont elle jouit de par chez nous.

    Herbert Pagani, Juif et fier de l’être a écrit : « Les Bretons sont les Juifs de la France ».

    Louis Melennec

    Notes et bibliographie sommaire.

    Photographies : http://louis-melennec.fr/2016/03/18/1675-la-shoah-de-la-revolte-des-bonnets-rouge-la-mission-civilisatrice-de-la-france-en-bretagne/

    Barbiche Bernard, Roland Mousnier. 14 mai 1610. L’assassinat d’Henri IV. Paris, librairie Gallimard, 1964. (Trente journées qui ont fait la France, 13.)
    Bercé Yves-Marie : Révoltes et révolutions dans l’Europe moderne (16e-18e siècles), 1980 (Coll. «L’Historien »), PUF.

    Barthélémy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé. Histoire de Bretagne. Les vol. 4, 5, 6 de l’ouvrage commencé par Arthur de La Borderie. Mayenne, réimpression 1998.

    J. Cornette : Joël Cornette. L’Histoire de la Bretagne et des Bretons. Seuil, 2005. 2 vol. (monsieur Cornette a beaucoup fait de progrès ces dernières années).

    Croix Alain, L’âge d’or de la Bretagne, Rennes 1993, pages 525 et suivantes, éditions Ouest-France.

    El Kentz David, Le massacre objet d’histoire, Paris 2005.

    Kerhervé Jean. 20/11/2015, lettre-réponse à M. JEAN KERHERVE, professeur honoraire d’histoire du moyen âge.

    La Borderie Arthur de la ….La révolte du papier timbré en Bretagne, Saint-Brieuc 1884.

    Mélennec Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France. U.F.R d’Histoire, Mémoire de DEA, soutenu en Sorbonne en septembre 2001; 130 pages.

    Monnier Jean-Jacques, Toute l’histoire de la Bretagne, 1996, éditions Skol Vreizh, pages 333 et suivantes. Ouvrage honnête et précis, recommandé.

    Durtelle de Saint-Sauveur Edmond, Rennes 1935, pages 91 et suivantes.

    Turchetti Mario, Tyrannie et tyrannicide de l’Antiquité à nos jours, Paris 2001, PUF.

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    Louis Melennec est docteur en droit et en médecine, diplômé d’études approfondies d’histoire, diplômé d’études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, ex-consultant prés le médiateur de la République française, ancien élève de la Sorbonne et de l’École des Chartes de Paris. Sa biographie a été supprimée de Wikipédiouse par un collège d’ « experts » d’un niveau d’ignorance jamais atteint ! Mais il est régulièrement publié dans plusieurs pays étrangers.

    ADDENDUM : LETTRE DU PROFESSEUR P., membre de l’Institut, AU DOCTEUR LOUIS MELENNEC.

    DROITS DE L’HOMME EN FRANCE, la glorieuse inventrice des droits humains en 1789 !!!! Lettre du Professeur P. membre de l’Institut, au docteur MELENNEC.

    Cher docteur Mélennec,

    Vous mettez le doigt sur une véritable régression du système universitaire français.
    Autrefois, il était très facile de réunir un jury de thèse, pourvu qu’on puisse avoir l’accord d’au moins trois professeurs d’université qui acceptent d’en être caution. Désormais, c’est quasiment impossible. Le contenu des thèses est contrôlé par des “écoles doctorales” qui décident de tout, et qui ont la haute main sur les sujets de thèse, et l’inscription des candidats.
    Cette soviétisation du troisième cycle des universités est désastreuse, c’est une abomination, puisqu’elle va jusqu’à soumettre l’inscription en thèse à l’existence d’une bourse doctorale, pour interdire l’existence de candidats “indépendants”. Bien entendu, les professeurs d’histoire et de matières relevant des sciences humaines et/ou de littérature verrouillent complètement le système en interdisant la soutenance de toute thèse jugée par eux “politiquement incorrecte”.
    C’est pour ces raisons que des personnalités telles que René Girard – et tant d’autres -, n’ont pu s’épanouir qu’à l’étranger.
    De ce fait, il ne faut pas s’étonner que vous ayez été ostracisé par le système, et que vous soyez totalement rejeté par les chantres de l’histoire officielle.
    J’ai longuement lutté contre ces dérives, allant jusqu’à inscrire mes étudiants dans des universités allemandes, pour qu’ils n’aient pas de problème de soutenance.
    Bref, je ne puis rien pour vous. C’est un peu comme si on cherchait à présenter une thèse critiquant le parti communiste à l’époque stalinienne !
    Mon circuit personnel est exemplaire. Je suis entré (supprimé par Louis Mélennec ….. pour qu’on ne puisse identifier cet honnête homme!).
    Je demeure professeur émérite ….. je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai fait pour survivre au système. Très cordialement.
    Un jour, tous ces gens dégusterons la soupe de nos prisons.

    N.

    Addendum, par Louis Mélennec :
    On ne dit que deux thèses d’ « hystoyre » ont été soutenues à Brest :
    – « La culture des poireaux à Quimper-Corentin, de 1350 à 1352 ».
    – « Les rapports psychologiques du paysan breton avec ses chevaux de trait, dans le pays de Léon, au dix-neuvième siècle » (!!!!)
    Si vous voyez passer ces ouvrages immortels, qui vont changer la face du monde, commandez-moi DEUX exemplaires !
    La France n’est pas seule en cause : en Bretagne, mes censeurs les plus c… sont des Bretons !
    Et dire qu’il y a – par ailleurs – tant de gens qui ont encore une morale dans ce pays, et qui refusent d’aller à la soupe ! Savez-vous que les Bretons obtiennent les meilleurs résultats aux examens encore sous la coupe de l’hexagone ???

  10. LA MORT ANNONCEE DE LA LANGUE NATIONALE DES BRETONS. Un crime parfait.
    Les statistiques dont on dispose sont imparfaites. Mais suffisantes pour voir parfaitement clair dans le jeu machiavélique que joue le pays d’à côté.
    En 1863, on estimait le nombre de locuteurs bretons à 1,6 million d’habitants. Le nombre de locuteurs unilingues était à l’époque supérieur au nombre des bilingues.

    Le drame se manifeste un siècle après la révolution dite des droits de l’homme, à la suite de l’enseignement obligatoire instauré par Jules Ferry, en 1881 et en1882.
    Dans sa proposition de 1933, Yann Sohier, sympathisant communiste – mais Breton – affirme que le breton est parlé par un million de personnes. Ce chiffre ne paraît pas exagéré. Il réclame un enseignement bilingue.
    En 1940, survit encore un nombre élevé de personnes âgées, la langue se maintient à des taux élevés jusqu’en 1945-1950.
    Entre les deux guerres, intervient un autre mécanisme. Les parents – les mères spécialement, celles qui ont été martyrisées par leurs instituteurs pour avoir commis le crime de parler leur langue maternelle, réalisent que leurs enfants seront avantagés dans leur avenir professionnel, s’ils parlent le français ; ils auront sans doute du mal à trouver du travail s’ils ne parlent pas le langage de l’occupant. Les élèves les plus doués n’aspirent guère, à cette époque, qu’à des postes modestes, mais qui leur assurent un travail sûr, modestement rémunéré : devenir instituteur, agent des postes, sont considérés comme des promotions sociales. En 1955, l’un de mes camarades de lycée, habitant au Guivinec, très brillant élève, a été reçu au concours de l’Ecole Normale de Quimper. Fonctions fort modestes que celles d’instituteur. Mais pas à l’époque : dans ce pays pauvre et déshérité, c’était une promotion. Des auteurs mal informés – ou surtout de mauvaise foi – veulent faire accroire que c’est là la cause de la désaffection pour la langue bretonne. Broudic, dans un film Youtube et dans ses écrits, laisse entendre que ce sont les familles qui ont poussé à l’abandon du breton. C’EST FAUX. C’est la politique de persécution de l’État français qui a poussé les parents à mettre leurs enfants à l’abri des horreurs qu’ils ont subies du temps qu’ils fréquentaient l’école de la prétendue république. L’abandon de la langue est la conséquence de la politique de la France, non de la libre décision des familles. Je suis né en pays bretonnant, j’ai donc vécu sur le terrain cette abomination.
    Il y a actuellement 180 000 locuteurs bretonnants. La perte, chaque année, est de 5000 locuteurs. Il n’y a plus un seul locuteur unilingue. Et il est impossible de vivre sa vie en parlant exclusivement la langue bretonne, contrairement au pays de Galles – qui compte 500 000 locuteurs -, car la Bretagne toute entière parle français. Seul le renvoi de l’administration française hors de nos frontières peut nous donner de l’espoir. La France a commis un crime parfait : la plupart des Bretons ignorent le crime dont ils ont été victimes, car ils sont d’une naïveté exceptionnelle : ils ne peuvent même pas imaginer que la politique linguistique de la France ne vise qu’à faire disparaître la langue bretonne. Les écoles Diwan, les plaques minéralogiques en breton, les examens scolaires que l’on autorise à passer en langue bretonne, les prétendus diplômes de breton, sont du vent : la France joue la montre, et sait très bien que dans peu d’années la langue aura disparu.
    Il est d’une évidence absolue que les enfants auraient tout aussi bien pu apprendre deux langues simultanément, voire trois. C’est pour cette raison que Sohier, Roparz Hémon, Youenn Drézen et leurs disciples, hyperconscients du jeu mortifère de la « république », se sont battus : ils voulaient sauver non pas seulement la langue, mais aussi la Bretagne. En 1950, les parents arrivés à la cinquantaine sont parfaitement bilingues. Les Bretons coulent, parce qu’on les entraine vers le fond. On ne les sauvera pas malgré eux.

  11. LE 17ème siècle et le père Maunoir (1606 – 1683).

    Je dédie le présent article au linguiste distingué Jean-Luc Mélenchon : il l’a mérité. Voici ses déclarations sur la langue bretonne ; son nom disparaîtra, sans tarder encore, mais il restera célèbre quelque temps en Bretagne, en
    tous cas , pour ses âneries sur notre idiome national. En voici quelques unes :
    – Les Bretons n’ont jamais parlé une langue, mais un galimatias composé de cinq jargons – dénommés dialectes -, incompréhensibles entre eux.
    – Le breton a été la langue de la collaboration.
    – Les écoles Diwan sont une secte.
    Comme toutes les langues, ni plus ni moins, la langue bretonne a évolué depuis les origines. La phase la mieux connue – en raison d’une documentation exceptionnellement riche – s’étend du dix-septième siècle à aujourd’hui.

    La langue bretonne, très évolutive comme tous les autres idiomes, est parlée depuis l’antiquité. Sous une forme évidemment très différente des dialectes qui vont apparaître, au fil du temps, au Pays de Galles, en Cornouailles anglaise, en Armorique. On pense qu’à cette lointaine époque, la langue est, sinon uniforme, en tout cas que les habitants de ces régions, qui considèrent qu’ils appartiennent au même peuple, peuvent se comprendre lorsqu’ils communiquent entre eux, ceci pendant plusieurs siècles.

    Sous l’effet des invasions Pictes, Scots, saxonne, et des déplacements de population que cela entraîne, vers le pays de Galles, la Cornouailles anglaise, l’Armorique, la langue se divise en trois branches à partir – croit-on – du 8ème siècle.
    La Bretagne est annexée par la force, la peur et la corruption, quarante ans après la guerre d’invasion, par un édit, en 1532. C’est le début d’une colonisation de plus en plus dure, jusqu’à la suppression des institutions fondamentales, et de toutes les garanties constitutionnelles de la Bretagne, lors de la révolution dite « des droits de l’homme ».

    Lorsque le père Maunoir, qui initie une réforme fondamentale dans l’écriture de la langue bretonne, au milieu du 17ème siècle, ouvrant une nouvelle ère pour cet idiome, des réflexions intellectuelles et des réformes de même nature se déroulent dans les autres pays européens. En Europe, deux langues se disputent la suprématie intellectuelle : l’italien et le français.
    Le français ne possède aucune qualité intrinsèque qui en fasse une langue supérieure aux autres. Mais la France, plus vaste et plus riche que ses voisins, dans le domaine des arts et de la littérature, a pris une large avance : disposant de ressources considérables, protégeant et pensionnant de nombreux artistes. Au seizième siècle, elle a produit des hommes de lettres de grande qualité, parmi lesquels Agrippa d’ Aubigné, Joachim du Bellay, François Rabelais, Pierre de Ronsard, Michel de Montaigne, Clément Marot, François de Malherbe, Louise Labbé, Marguerite de Valois-Angoulême … Le dix-septième siècle, sous le règne de Louis XIV, voit éclore de grands littérateurs – Corneille, Racine, Bossuet, Malherbe, La Bruyère …. – et des chefs d’oeuvres qui ont gardé tout leur prestige aujourd’hui.
    Les deux littératures, la française et la bretonne, subissent deux évolutions parallèles, mais avec un large retard des Bretons jusqu’au vingtième siècle, lié aux différences structurelles des deux pays ; la dynastie bretonne ayant été absorbée par la dynastie française, la puissance française, qui écrase la Bretagne, transformée en une vaste ferme que l’on exploite, c’est-à-dire en une colonie, produit peu d’oeuvres littéraires de grande qualité. Trois siècles au cours desquels les intellectuels bretons vont tenter de combler leur retard, jusqu’à l’épanouissement, au dix-neuvième siècle, d’une littérature brillante, en breton et en français, puisque la Bretagne est un pays bilingue.
    La langue bretonne, comme toutes les autres langues, a beaucoup évolué depuis les origines. Les linguistes, par convention, distinguent plusieurs phases dans cette évolution . Au brittonique, langue parlée dans le sud de l’Angleterre et le pays de Galles, au cours des premiers siècles de notre ère, avant les émigrations des Bretons en Armorique, a succédé ce que l’on dénomme – par convention -, le vieux breton, parlé en Bretagne continentale du 5ème au onzième siècle ; lui succède le moyen breton, parlé en Bretagne du 12ème siècle à 1650. Les réformes linguistiques du père Manoir, à partir de 1640, inaugurent une nouvelle période, celle du breton moderne.

    (1) La Bretagne réussit à maintenir son économie à flot jusqu’à l’arrivée de Louis XIV au pouvoir, en 1661, mais politiquement, l’une des principales puissances européennes jusqu’au décès d’Anne de Bretagne, en 1514. C’est au 17ème siècle seulement que le breton, langue populaire sans prestige, subit un réveil, après une longue somnolence, et la quasi absence de production littéraire. La littérature écrite de cette époque est surtout mise au service des pratiques religieuses, notamment de catéchisation et de prêche. La Bretagne, si riche en productions artistiques de toutes natures, aurait produit un patrimoine littéraire abondant, si la cour ducale et les grands seigneurs avaient été en situation de commanditer des œuvres en rapport avec la prospérité du duché, qui est encore importante jusqu’à l’appropriation du pouvoir par Louis XIV, en 1661. Les cours d’Italie et d’Allemagne, qui peuvent dans une large mesure être comparées à la cour ducale de Bretagne (Milan, Gênes, Florence, Venise …) – mais en plus petit pour certaines d’entre elles, comme Mantoue, Ferrare, Urbino – ont produit des richesses artistiques étonnantes longtemps encore.

    Le père Julien Maunoir, ( 1606 -1683), jésuite, laisse un nom célèbre en Bretagne.
    Maunoir appartient à l’ordre des Jésuites. Cet ordre a été créé par Ignace de Loyola, en 1539, et approuvée par le pape Paul III en 1540. Sa vocation est de se mettre au service de l’église catholique, avec une obéissance particulière au pape pour les missions étrangères, dans lesquelles ils vont particulièrement s’illustrer. Ils se mettent au service de l’évangélisation, de l’éducation, de la justice sociale. Leur but est attirer le plus grand nombre de personnes à la religion catholique, pour leur salut, en utilisant les moyens les plus efficaces pour ce faire. Ils sont censés ne pas rechercher les honneurs, illusion absolue dans l’espèce humaine. Particulièrement habiles dans leurs entreprises, ils obtiennent de grands succès dans de nombreux
    domaines, pas seulement en Europe. On les trouve au Canada, au Brésil, en Chine, au Japon, en Amérique latine. Partout, par leur savoir faire, ils deviennent importants, et apparaissent comme des menaces à l’égard des pouvoirs établis. Leur puissance, leur appétit du pouvoir, leur soumission au pape de Rome, créent des difficultés sérieuses, d’autant qu’ils pratiquent une sorte de « faire semblant », laissant croire à leurs interlocuteurs qu’ils partagent leurs convictions, là où il s’agit d’attendre le moment opportun pour triompher : une sorte de takia, c’est à dire d’une habileté qui s’apparente à l’hypocrisie.

    Maunoir nait en Bretagne, près de Rennes, en 1606 à Saint-Georges-de-Reintembault, à la limite de la Normandie, dans une campagne dans laquelle on ne parle pas le breton, entre Avranches et Fougères. Il fait ses études au collège des jésuites de Rennes. Après avoir enseigné au collège de La Flèche, il professe au collège de Quimper à partir de 1630, puis à partir de 1640. Il se croit destiné à l’évangélisation des populations indiennes du Canada. Mais le père Michel Le Nobletz (1577-1652), breton de souche, tente de le convaincre qu’il y a mieux à faire en Bretagne. Nobletz a une grande expérience en matière de catéchèse ; il a développé dans la région de Douarnenez l’usage des « cartes » de mission trilingues (latin, français, breton, voir  Roudaut/Croix/Broudic, 1988), et a composé des cantiques en breton.
    Dans la chapelle de Ti-Mamm-Doue, à Kerfeuntun près de Quimper, Maunoir reçoit, selon son biographe, une illumination : il se croyait destiné à l’évangélisation des Indiens; mais il réalise que sa vraie place est en Bretagne.
    Après sa mutation au collège de Tours, il revient à Quimper en 1640, où il reste jusqu’à sa mort en 1683, développant, dans toute la Bretagne, une activité inlassable, pendant 43 ans, de prédicateur en langue bretonne. Il y effectuera 439 missions, en 43 ans, surtout en Cornouaille, dans le diocèse de Quimper.

    L’évolution générale de la langue bretonne qui va suivre est marquée par les publications de Julien Maunoir (1606-1683). Son but, en l’écrivant à sa manière, n’est pas de combattre la langue française, ni de « purifier » la langue bretonne de ses scories françaises, ou de la rendre plus littéraire, comme le feront les réformateurs du 18ème et du 19ème siècle, en particulier Le Gonidec, La Villemarqué, Louis Némo, ou de susciter une littérature telle que celle qui s’épanouit alors en France, à partir de cette époque et produit alors des chefs d’oeuvre nombreux, sous les plumes de Corneille, Racine, Molière et autres – fortement encouragés et soutenus par les finances royales. Il s’agit, pour Maunoir, d’élaborer un outil linguistique pour rendre efficace l’enseignement de la religion aux populations dont on lui a donné l charge. C’est un instrument au service de Dieu, non de la Bretagne et de sa culture. A cette époque, le pays est devenu une colonie française, et ses ambitions européennes sont en sommeil ; en dépit de la main de fer avec laquelle on les gouverne, les Bretons n’envisage pas de se libérer de la monarchie française.

    Ne parlant pas le breton, il est contraint d’apprendre l’apprendre – ce qui, dit Morvannou, avec humour, que ce grand réformateur fasse des fautes de breton ! Selon la légende, il l’aurait appris en une seule nuit, par un miracle, dans la chapelle de Ti mamm Doué, près de Quimper (la chapelle dédiée à Marie, mère de Dieu). Un vitrail de la cathédrale de Quimper représente Maunoir à genoux devant un ange, qui lui fait don miraculeux de la langue bretonne en posant un doigt sur sa langue. Belle légende, qu’on n’a guère démentie au pays des miracles – à preuve la confection de ce vitrail -, mais qui est fausse, et qui ne le dispense aucunement d’assimiler la langue, par des méthodes plus « classiques », comme tout le monde. Très doué, il la maîtrise rapidement, et est capable de prêcher et de catéchiser en un temps record.
    Le catholicon, dictionnaire trilingue est sorti des presses un siècle et demi plus tôt, en 1499, à Tréguier. Les publications en breton dans ce territoire relativement exigu, ne manquent pas  : vies des saints, catéchismes, prières, cantiques ….. tant en vers qu’en prose (Le Menn énumère une liste impressionnante d’ouvrages de cette époque). Les imprimeries se sont multipliées depuis leur introduction en Bretagne.

    Les publications du père Maunoir.

    La langue bretonne, jusqu’alors, populaire et peu productive, n’a guère suscité de passions. A cette époque commence une nouvelle ère ; des lettrés, des écrivains commencent à s’y intéresser ; le mouvement va s’amplifier, jusqu’à la seconde guerre mondiale. Tous les problèmes qui se posent dans les réflexions sur les langues, et leur théorisation vont non seulement être évoqués, mais donner lieu à des publications importantes, avec des résultats concrets, avec des retentissements même dans des pays étrangers.

    L’origine gauloise de la langue bretonne. Maunoir, qui a lu Bertrand d’Argentré, et bien d’autres auteurs sur l’origine des langues, se rallie à l’idée que le breton n’est pas issu de la langue de Troie, mais est ce qui reste de la langue gauloise. Selon les croyances du temps, qui ont évolué, étant antérieure au latin, et le latin ayant engendré le français, la langue bretonne devient donc antérieure au français ! Belle promotion pour le breton, qui devient la langue mère de la Gaule !
    Parallèlement à ses activités de missionnaire et de lexicographe, Maunoir est un auteur prolixe. Il laisse un journal de ses missions en latin, de nombreuses œuvres manuscrites en français, principalement des biographies de personnalités religieuses bretonnes. Plusieurs ouvrages en breton quatre ouvrages imprimés lui sont attribués :
    – Canticou spirituel, 1646 (que d’aucuns attribuent à un autre auteur).
    – Templ consacret d’ar Passion, 1671 ; 
    – An abbregé eus an Doctrin christen ;  
    – Mellezour ar galounou.
    Les besoins en langue bretonne sont à l’époque très importants. Elle est parlée par plus d’un million de personnes, dans toutes les campagnes, mais aussi dans les villes largement.. Le breton est la langue du peuple, mais n’a aucun prestige. La noblesse et les gens fortunés ou qui veulent paraître, ceux des villes notamment, affectent de s’exprimer en français. Mais la langue reste très largement majoritaire, surtout dans les campagnes, où la langue française est ignorée. Elle va le rester jusqu’au vingtième siècle, et sera parlée à Quimper jusqu’à cette époque, dans les quartiers populaires.

    Les réformes du père Maunoir.

    La langue bretonne, héritière de la noble langue des Gaulois ?. Pendant longtemps, on a cru, sur la foi de la bible, que la langue de l’humanité, créée par Dieu, était unique, et que tous les habitants de la terre parlaient le même idiome. Selon cette belle histoire, pour punir les hommes de leur orgueil, alors qu’ils construisaient une tour à Babel, – quelque part dans l’Irak actuel -, dans le but de se rapprocher du ciel, voire de l’atteindre, Dieu leur infligea une punition sévère : il divisa leur langue en de multiples autres, de telle sorte que les peuples ne purent plus communiquer entre eux ! Cette légende était encore admise dans de nombreux pays européens au quinzième siècle.
    Au seizième siècle, des théoriciens français et anglais, réfutant l’origine divine des langues, et s’efforcent de déterminer les origines de la langue française et de la langue anglaise.
    (Paul Cohen, 2005, La Tour de Babel, le sac de Troie et la recherche des origines des langues). Ces recherches ne sont pas sans arrière-pensée : une langue noble, écrit Paul Cohen, pour être considérée comme telle, doit nécessairement avoir un noble lignage. Aussi les historiens et les philologues tentent, de plus ou moins bonne fois, de faire remonter les langue vulgaire qu’ils parlent, aux grands idiomes de l’Antiquité : le troyen, le grec, le latin … D’où les singularités et souvent les cocasseries qui se lisent dans les écrits de ces « sçavants », en Bretagne comme ailleurs. Ce qui n’exclut nullement l’intérêt que présentent ces études, qui apportent des réflexions intéressantes sur l’origine et l’évolutions des langues, en dépit de leurs approximations et de leurs erreurs.
    Les origines de la langue ne sont pas la préoccupation première du père Maunoir, mais ne sont pas absentes de ses réflexions, comme le seront celles des réformateurs ultérieurs, notamment Jean-Luc Mélenchon. D’Argentré, dans sa célèbre Histoire des rois, princes, comtes, parue en 1583, ouvrage subventionné par les Etats de Bretagne, affirme la continuité, et même l’ identité, entre la langue des Gaulois et le breton. L’affirmation selon laquelle le français a succédé au latin, introduit en Gaule par César et les Romains, se trouve donc battue en brèche, dépassée, pas seulement par ses écrits personnnels d’ailleurs.
    Le mythe national des origines troyennes du breton, qui était reconnu par le Chronicon briocense, à la fin du quatorzième siècle, et même encore en 1532, lors du couronnement à Rennes de François III, fils de la duchesse Claude, n’est plus admis. Bertrand d’Argentré écrit : « le langage Breton continué jusques à nos jours, est le vrai Gaulois »(Argentré 1588, f° 26 r°).
    La position de d’Argentré, n’est sans doute pas dénuée d’arrières pensées : le gaulois étant selon lui, antérieur au troyen, c’est une manière, une fois de plus, de damner le pion aux Français, ce peuple tard-venu sur la scène européenne, et, selon les Bretons, encore barbare. Le breton et le gaulois étant la même langue, la langue bretonne accède au statut de langue première du royaume, ce qui lui confère le prestige de l’ancienneté.

    En 1659, Maunoir publie un ouvrage intitulé Le sacré collège de Jésus. Il y expose les principes qui lui semblent indispensables pour rendre la langue plus propre à son usage. Il compacte trois œuvres en une : un dictionnaire français-breton ; un dictionnaire breton-français ; un catéchisme en langue bretonne.

    Plusieurs faits se dégagent de ces écrits :
    – La nécessité de réformer le vocabulaire. Le clergé originaire de Bretagne, écrit-il, au cours de ses études, a parfois perdu l’usage de certains mots de sa langue, et a tendance à utiliser des mots français qui ne sont pas compris de leurs fidèles. (Alain Croix, L’âge d’or, pages 411, 478). A l’usage des prédicateurs dont il dirige les travaux avec autorité, il rétablit donc des mots bretons là où ils sont nécessaires, mais aussi des mots français s’il estime qu’ils sont mieux adaptés !

    – La réforme de l’orthographe. Maunoir publie de nombreux textes, dans lesquels il modifie et simplifie l’orthographe bretonne, à l’usage de ses collaborateurs missionnaires, des recteurs et du menu peuple, pour mieux se faire entendre des gens simples. Le but de sa réforme est de mettre à la disposition du clergé des textes qu’ils liront facilement, et qu’ils pourront utiliser lors de leurs prêches et aux jeunes qu’ils catéchisent, tout en les diffusant auprès des populations. Ses écrits sont au service de la religion – et du salut de ses ouailles , non de la langue bretonne, qui n’est pour lui qu’un instrument. Certains passages de ses écrits sont très drôles : ils évoquent le langage de nos grand-mères, du temps où elles étaient persécutées à l’école de la république.

    – S’agissant de la prononciation, il recommande d’écrire le breton comme il se prononce, si l’on veut qu’il soit compris :

    « Il est a propos de changer la façon ancienne des écrivains bretons, pour écrire comme on prononce les mots ; car il est impossible aux apprentis de cette langue, si grandement difficile aux originaires du pays de lire les anciens livres bretons. Il est donc nécessaire de la parler comme on l’écrit. »

    L’idée n’est pas absurde. Mais elle a un effet pervers. Comme il existe de nombreuses variantes en fonction des lieux où l’on parle le breton, chacun se met à écrire comme il l’entend ; plusieurs orthographes apparaissent, pour les mêmes objets ou faits, ce qui crée un certain désordre linguistique, là où il aurait été souhaitable de créer une orthographe unique. Cette manière de procéder, qui peut apparaître aujourd’hui comme du laxisme, est courante dans toutes les langues. Ainsi, en France, l’orthographe n’est pas encore fixée, et chaque auteur en use à peu près à sa guise lorsqu’il écrit, jusqu’au 17ème siècle (Jacques Chaurand, page 63) ! Ce n’est que deux siècles plus tard que Le Gonidec et ses disciples réécriront l’orthographe bretonne d’une manière rigoureuse, mais non encore définitive. A partir de la réforme du père Maunoir, qui touche essentiellement le breton écrit, les parlers se diversifient et se dialectisent encore davantage. Ce qui fait écrire à Fanch Gourvil :
    « Il lui revient l’honneur d’avoir dépouillé la langue d’une gangue orthographique désuète, d’en avoir harmonisé l’écriture avec la prononciation réelle, … on regrette que son autorité ne l’ait pas conduit à imposer une épuration de son vocabulaire tout farci de mots français ». (Puf, page 116).

    Les mutations. Les mutations des consonnes initiales sont une des caractéristiques des langues celtiques. Les mutations n’étant pas mentionnées dans les textes écrits, Maunoir décide d’écrire comme on parle : ma tad (mon père) devient ma zad ; an mam (la mère) est écrit ar vam. Il remplace le ff par ân, an haff (l’été) s’écrit an hân, henaff (l’aîné) devient henân ; il invente le c’h pour le distinguer de ch ; ainsi dech (hier) est écrit dec’h ; en revanche, tach (clou) reste écrit et prononcé tach. Le c’h est devenu l’un des marqueurs forts du breton écrit ; on le doit à Julien Maunoir.

    Le bilan des réformes du père Maunoir.

    – Le culte du résultat. Ses méthodes de travail sont placées sous le sceau de l’efficacité, voire de la vigueur. C’est un travailleur infatigable, très bon organisateur.Tous les moyens utiles sont mis à profit : prêches, discours, cantiques – certains composés par lui -, théâtre sacré (mystères), processions spectaculaires, leçons de catéchisme et récitations, récompenses pour les bons, sanctions pour les mauvais.
    Il s’agit de fournir aux prêtres qui l’assistent, les moyens de commenter le discours sacré, et de le rendre plus efficace que des textes écrits, souvent illisibles ou incompréhensibles pour des illettrés.

    Il utilise les taolennou, déjà utilisées par son prédécesseur le père Le Nobletz, mort en 1652. Ce sont de grands « tableaux » peints sur des peaux de mouton, ou des plaques de bois, représentant des figures, des visages, des symboles, des scènes diverses de nature à éclairer le croyant sur les préceptes de la religion, sur les devoirs du chrétien, et sur ce à quoi on s’expose si l’on s’écarte de la ligne droite. Ces « cartes » contiennent parfois des scènes impressionnantes, voire effrayantes : pécheurs cuisant dans le feu éternel ou dans d’énormes chaudrons, mauvais chrétiens enfourchés par des diables ou des créatures effrayantes, squelettes brandissant des faux ou des piques, etc. On peut voir, sur les murs de la chapelle de Kernascleden, antérieures à cette époque, des scènes de même nature, de pécheurs persécutés par des diables, qui les transpercent de fourches et d’objets divers, qui les font cuire dans des marmites, des punitions divines promises aux mauvais, au premier lieu desquelles l’enfer.
    Le théâtre populaire, qu’il utilise largement, existe depuis des siècles, les habitants s’y adonnent avec plaisir, et parfois avec un (relatif) talent. (Comme encore aujourd’hui dans certaines écoles, sauf que le talent n’y est plus). On dit qu’il distribue les meilleurs rôles aux plus méritants (le Christ, Marie….), les mauvais rôles aux autres (Judas, Pilate). Ces œuvres théâtrales restent encore largement inconnues, n’ayant pas été toutes exploitées. D’après ce que l’on dit, Maunoir ferait noter (de 1 à 5), les fidèles selon leurs mérites ! (Ce qui est contesté par Morvannou, linguiste distingué, et chrétien convaincu ; mais la méthode était utilisée dans les pays communistes, notamment par la sinistre Securitate de Roumanie, par la Guépéou russe, et par un maire socialiste de Nantes il y a peu d’années).
    Autoritaire, il suscite des oppositions, ses méthodes n’étant pas appréciées de tous, d’autant qu’il condamne les activités trop païennes, comme la danse, les fêtes, la boisson, la fréquentation des femmes dites de mauvaise vie  …… Il arrive que des coups soient échangés, pour cause de jalousie des curés et des recteurs, qui ne supportent pas toujours son influence sur les foules, et ses discours moralisateurs, qui fustigent les mauvaises mœurs du clergé breton, dont la conduite est souvent peu édifiante.

    – La dignité bretonne sacrifiée à la religion et au culte royal.

    Son rôle est également politique, bien que non prédominant. A aucun moment, il ne met en cause les méthodes de répression terribles mise en œuvre par le pouvoir royal en 1675. Les jésuites reconnaissent deux maîtres. Ils obéissent au roi, mais ils sont largement inféodés au pouvoir papal de Rome, ce qui crée des situations conflictuelles. Sous le règne de Louis XIV, il n’y a guère de volonté en Bretagne de retour à l’indépendance à cette époque dictatoriale. La guerre de la ligue, terminée en 1598, a mis fin aux velléités du duc de Mercoeur de rétablir un pouvoir indépendant, au moins pendant deux ou trois générations. Louis XIV règne depuis 1661. Maunoir est partisan de l’ordre et de la discipline, et n’imagine à aucun moment de soutenir une révolte dirigée contre le roi. Est-ce coupable dans le contexte du temps ? Lors du soulèvement de 1675, dans un but qu’il croit charitable, il apporte son concours au duc de Chaulnes, alors gouverneur de Bretagne, désigné dans ces fonctions par Louis XIV, et qui se livre à une répression sanguinaire. La philosophie politique du temps, est que le roi est le roi, et que, lieutenant de Dieu sur la terre, il doit être obéi : lui désobéir, c’est désobéir à Dieu ! L’un des principes admis par les Jésuites, est que chacun, riche ou pauvre, fort ou faible, doit accepter sa condition, car Dieu, maître de tout, l’a faite ainsi.
    Madame de Sévigné est aussi dans cet état d’esprit. Les nobles terrorisés par le peuple en révolte, les bourgeois dévalisés, approuvent la répression,
    car elle rétablit le calme, et sécurise leurs biens et leurs privilèges. Lorsque le duc de Chaulnes, qui conduit la répression, observe :

    “Les arbres commencent à se pencher sur les grands chemins, du côté de Quimperlé, du poids qu’on leur donne”.

    Madame de Sévigné écrit ces phrases terribles :

    « A force d’en pendre, on n’en pendit plus » Elle ajoute : « la penderie me semble un rafraichissement, elle me permet maintenant de me promener sous mes grands arbres en toute tranquillité » !
    Même La Borderie, deux siècles plus tard (ses origines nobles, en tous cas son amour de l’ordre ?), bien que très critique à l’égard de la France centralisatrice, approuve la répression terrible, sans ambigüité.
    Les jésuites sont indiscutablement du côté de l’ordre royal – du côté du manche, en quelque sorte -, et n’entrent pas dans les considérations politiques de cette nature : il s’agit de conduire à Dieu le plus grand nombre de sujets du roi, non de contester l’autorité du roi. Les sanctions royales à l’égard des révoltés sont d’une cruauté à l’image des punitions pénales de l’époque à l’égard des criminels : pendaison, tortures, amputations, bris des membres sur la roue, buchers ……
    Maunoir n’est pas un théoricien du tyrannicide : ignore-t-il que la religion autorise le peuple à tuer le tyran, depuis Saint-Augustin ? Il assiste les malheureux expirant sous les coups des bourreaux, et pense accomplir son devoir, et les aider à gagner le ciel, après avoir pacifié leur esprit meurtri.

    Le destin posthume du père Maunoir. Son œuvre en Bretagne dure 43 ans. Il meurt en 1683. Ses paroissiens ayant refusé son transfert à Quimper-Corentin, siège de l’évêché, il est enterré dans son église de Plévin. Il est devenu très populaire, en dépit de sa rigueur. On le considère comme un saint, et on le surnomme tad mad, c’est à dire « père bon ». Son autoritarisme n’exclut pas une grande bonté, ce qui n’est pas incompatible, comme l’a montré la république des droits de l’homme, à partir de 1789 : qui ne connaît le proverbe : qui aime bien châtie bien ! Et son désir sincère d’aider ses ouailles, même si c’est parfois en les effrayant des sanctions humaines et divines est sans doute sincère. En 1684, l’évêque de Cornouaille déclare qu’il a“mérité le nom d’Apôtre de la Bretagne”. Il est béatifié par le pape Pie XII en 1951. A cette époque, l’église est avide de nouveaux convertis, même si c’est au prix de leur vie. Il est un homme de devoir, et de convictions fortes.
    Pour les uns, il est un grand réformateur de la langue bretonne ; c’est à partir des réformes qu’il parvient à imposer dans le clergé, sur des bases nouvelles, une orthographe, un vocabulaire, une grammaire, une prononciation plus simples. Pour les autres, il est un grand chrétien, régulateur des mœurs et évangélisateur ; pour d’autres, un homme bon, qui sut assister les victimes auprès des bourreaux les condamnés à mort par les Français lors des révoltes 1675. Son nom a été donné par plusieurs municipalités à des rues ou à des places. On souligne aussi rôle ambigü : loin de soutenir les révoltés de 1675, soulevés contre les impôts illégaux imposés au pays par le gouvernement colonial de Louis XIV, il aida la pouvoir royal à ramener les Bretons révoltés dans l’obéissance, ce qui était la certitude pour eux de mourir, mais de bien mourir.
    Des municipalités ont donné son nom à des rues : c’est le cas, notamment, pour Rennes, Quimper et de Douarnenez. Fanch Morvannou, fervent catholique, a écrit un plaidoyer en sa faveur, ne pouvant admettre qu’on l’accuse de procédés que d’aucuns qualifie d’inhumains : ces méthodes d’évangélisation, fondées sur la peur des châtiments divins, écrit-il -, étant le reflet du temps. Ainsi, les vierges qui ont préféré la mort à la souilllure – à l’époque, la chasteté est une vertu, l’acte sexuel recherché pour le plaisir est nécessairement un péché -, sont-elles parfois canonisées (c’est la cas pour Eulalie, son sacrifice ayant donné lieu à la célèbre cantilène qui célèbre sa vertu, ce qui nous vaut un texte écrit vers l’an 880, que l’on dit être l’un des premiers écrits en langue française ! ).
    Il a contribué, par ailleurs, par son exemple, son comportement ascétique, et les sanctions qu’il inflige à l’occasion à ses pénitents, à rendre ses ouailles et son clergé plus vertueux. Est-il coupable d’avoir pesé sur les consciences, au point d’avoir terrorisé certains pénitents ? Sûrement moins que, pour le roi tortionnaire et étranger, d’avoir infligé la mort à des milliers de Bretons, dans des conditions atroces. L’évêque de Quimper lui reconnaît d’avoir établi “la vertu et la perfection parmi nos ecclésiastiques”, dont “très-peu”, avant ces missions, “prêchaient et catéchisaient dans mon diocèse”. Nul doute qu’il a agi de bonne foi, même s’il s’est trompé. Il croit remplir ses fonctions lorsqu’il les assiste lors des tortures dont ils sont l’objet, et lorsqu’on leur inflige la mort. Il écrit le texte suivant, cité par Morvannou : 

    “J’admirai (…) la bonté infinie de Dieu qui tourna le malheur public au salut de plusieurs particuliers, le dernier supplice des plus séditieux ayant été pour eux un coup de prédestination” (Antoine Boschet, Le parfait missionnaire, ou vie du R. P. Julien Maunoir, Lyon, Périsse, 1834, 2è édition, p. 343).

    La réforme du père Maunoir n’a pas eu que des avantages. Ayant recommandé d’écrire le breton comme il est parlé – ce qui permet aux croyants, il est vrai, de mieux comprendre leurs prédicateurs, et leurs curés, on écrit désormais les phrases bretonnes telles qu’elles sont parlées dans les différents territoires dialectaux. Les différence dialectales, qui étaient jusqu’alors seulement verbales, passent dans les écrits ; c’est un véritable sabir qui prend la place des dialectes écrits, qui étaient jusqu’alors relativement proches. Fanch Gourvil cite l’une de ces phrases cocasses, qu’il a retrouvée dans les écrits de l’époque, et qui, en effet, contient autant de mots français que de mots bretons (page 117).
    Il écrit : « On regrette que son autorité ne l’ait pas conduit à imposer une épuration de son vocabulaire, tout farci de mots français ». C’est un mélange de paroles bretonnes et françaises, mais ce n’est pas du breton ! (page 116).
    C’est grâce à des hommes comme Maunoir et Youenn Drézen que quelques Bretons parviennent encore à articuler quelques phrases de notre idiome national. Comme, par exemple : »my tailor is rich ».
    Mais, dans cette localité bigoudène, où je fis mes études secondaires, il y a plus de cinquante ans, la municipalité et ce qu’il reste de communistes (un pour cent, ou moins) veillent : ils ont réussi à « débaptiser » la petite rue à laquelle on avait donné le nom de Drézen !
    J’ai demandé au maire qu’on fixe aux murs de ce lycée célèbre, cette plaque avec les deux phrases suivantes, qui résument toute notre histoire nationale telle qu’elle était enseignée par les droits de l’homme  :
    « En ce temps là, Anne de Bretagne tomba amoureuse du roi de France ; elle l’épousa, et apporta la Bretagne en dot à la France ».

    Bibliographie
    Il n’est pas d’usage que nos « agrégés » et nos docteurs « bretons » citent la littérature du bon docteur Mélennec. Est-ce à mourir de rire ? Des procédés aussi infantiles tuent la Bretagne : tant mieux, on a ce qu’on mérite. Les bonnes manières ne s’apprennent pas en une fois ! Comme on va le voir, la réciproque n’est pas vraie.
    Beaurepaire Pierre-Yves, Les jésuites, une hydre monstrueuse, Paris 2016.
    Boschet A. , Le parfait missionnaire ou la vie du R.P. Julien Maunoir de la Compagnie de Jesus. Paris, Jean Anisson, 1697.
    Broudic Fanch, Histoire de la langue bretonne, Rennes, 1999, Ouest France. Ouvrage très recommandé.
    Chaurand Jacques, Histoire de la langue française, Paris 1998, PUF n°167.
    Paul Cohen, Revue de littérature et de civilisation, La Tour de Babel, le sac de Troie et la recherche des origines des langues, 2005.

    Corraouau Jean-François,  La Langue partagée. Écrits et paroles d’oc 1700-1789. Genève, Droz, coll. Bibliothèque des Lumières, 2015, 553 pages.
    Croix, Alain et Roudaut, Fañch, Les Bretons, la mort et Dieu de 1600 à nos jours, Paris, Messidor, Temps actuels, 1984.
    Croix Alain, L’âge d’or de la Bretagne, Rennes, 1993, pages 411- 412 ; 478-480.
    Ernault, Émile, Le breton de Gilles de Keranpuil, Revue celtique, 45, 1928, p. 201-271 et 47, 1930, p. 72-159.
    Ernault, Émile, Une poésie officielle en moyen-breton, Revue de Bretagne, 48, 1912, p. 185-192 et 50, 1913, p. 147-152.
    Gourvil Francis, Paris 1960, Langue et littérature bretonnes, Que sais-je, n° 527, pages 116, 117.
    Hemon Roparz, Trois poèmes en moyen-breton, traduits et annotés, The Dublin Institute for Advanced Studies, 1962.
    Lavisse Ernest, Louis XIV, Paris, collection Bouquins, pages consacrées à la dictature louis quatorzième.
    Le Berre Yves, Qu’est-ce que la littérature bretonne? Essais de critique littéraire. xve-xxe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006.
    Le Menn Gwennolé, Dialogue avec la mort, poème en moyen-breton, Études celtiques, 15, 1978 b, p. 633-653.
    Le Menn, Gwennolé, La littérature en moyen-breton de 1350 à 1650, Actes du 107e Congès national des sociétés savantes. Brest 1982.
    Le Menn (Gwenole), Les dictionnaires français-breton et breton-français du R.P. Julien Maunoir (1659), Skol, 1996.
    Le Menn (Gwenole), Le père Julien Maunoir (1606-1683) et la langue bretonne, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXIII, 1984.
    Maunoir Julien, Le sacré collège de Jésus, 1659, Paris, publié in extenso sur la toile.
    Maunoir Julien, Les Dictionnaires français-breton et breton-français du R.P. Julien Maunoir (1659), réédition, Saint-Brieuc, éditions Skol, 1996, 2 vol. (706 )
    Julien Maunoir, du latin par Anne-Sophie et Jérôme Cras, préfacé et édité par Eric Lebec, Miracles et sabbats. Journal du père Maunoir, missions en Bretagne, 1631-1650, Paris, Les Editions de Paris.
    Morvannou Fañch : « Le père Maunoir et le Poher », Kaier ar Poher. Le Cahier du Poher, n°45, juin 2014, p. 4-15, spécialement les pages 13 à 15
    Morvannou Fanch, Le bienheureux Julien Maunoir, missionnaire en Bretagne. Journal latin des missions. 1631-1650,
    Monnier Jean-Jacques, Toute l’histoire de la Bretagne,Morlaix 1996, éditions Skol Vreizh, pages 312, 336, 375.
    Rio Joseh, Mythes fondateurs de la Bretagne, Rennes, 2002, Ouest France, pages 184 et suivantes.
    Roudaut Fañch, Croix Alain, Broudic Fañch, Les chemins du paradis ; Taolennou ar baradoz, Douarnenez, L’Estran, p. 1988.

    Nota bene. Ce texte est publiable ; mais il sera encore amélioré.

  12. LA GUERRE CONTRE LA LANGUE BRETONNE AU PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME : les gendarmes payés par les impôts bretons pour interdire aux enfants de parler la langue bi-millénaire de leurs ancêtres.

    Il n’est pas de cochonneries que le GOUVERNEMENT français n’ait faites pour massacrer la langue bretonne : interdiction de parler la langue, punitions de toutes natures, humiliations, interdiction d’accéder à de nombreuses professions sans la langue française – c’est-à-dire de gagner sa vie -, insultes (jusqu’à aujourd’hui : voyez Mélenchon), manœuvres d’un racisme écoeurant, dénigrement de la langue bimillénaire, privations de salaires pour les prêtres …

    Emile Combes, précédemment « ministre » des cultes, étant arrivé au pouvoir en 1902, invente le concept d’ « usage abusif » du breton, pour interdire aux prêtres de s’adresser à leurs fidèles dans la seule langue qu’ils comprennent. Répugnant, mais dans les habitudes des « inventeurs » des droits de l’homme, noble conquête – selon eux – de la révolution universelle.

    ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL LA CROIX, EN 1902

    « A la suite de nouveaux ordres, les brigades de gendarmerie du Finistère sont allées procéder à des enquêtes à Hanvec, Rumengol, Milizac, L’Hôpital-Camfront, Tréouergat, Plouider, Goulven, Coat-Méal, Guipronvel, Bourg-Blanc, et Loc-Eguiner, pour s’assurer si les curés et les desservants font le catéchisme en français ou en breton, aux enfants de la première communion.

    Les gendarmes ont interrogé les curés et les desservants, qui leur ont déclaré qu’aux enfants qui comprenaient le français, ils faisaient le catéchisme en Français, mais qu’à ceux qui ne comprenaient que le breton, ils le faisaient en breton.

    Voilà M. COMBES, président du conseil, renseigné une fois de plus ! «

    NOTA. On croyait que le temps avait effacé ces crimes. Ils n’ont jamais fait partie des discours de M. M. Le Drian, Ayrault, Poignant et autres, pas davantage de ceux de madame Johanna Rolland, maire de Nantes – y compris M.M. Molac et le Fur, qui ont disposé de la tribune de l’assemblée nationale depuis de longues années …. et qui, héroïquement, ont poussé leur audace guerrière à prononcer … deux phrases en breton, du haut de leur perchoir !

    Deux anecdotes effrayantes :

    En cette époque, dans un village du nord de la Bretagne, au début de l’année scolaire, on attachait les jeunes bretons inscrits dans les écoles locales – ceux qui ne parlaient pas encore le français – à des licous, ceux qui servaient aux bœufs, aux ânes et aux mules pout trainer les charrues dans les champs, ou les charriots sur les routes. On les promenait ainsi jusqu’au bout du village, sous les quolibets des habitants, pour les préparer aux généreuses méthodes par lesquelles la république des droits de l’homme se préparait à leur enseigner la langue des langues, l’universelle, la seule, la merveilleuse, l’unique, celle qui avait apporté, par son génie la Liberté à l’espèce humaine.

    Or cette année là, un homme du village vit son propre fils attaché à ce troupeau de bestiaux. Furibond, il se précipita sur cet attelage et libéra tout le monde. Et il hurla à la cantonade : ” si c’est cela que vous voulez apprendre à nos enfants dans vos écoles : ALLEZ VOUS EN, VOUS N’AVEZ RIEN A FAIRE CHEZ NOUS ! “Tous les enfants furent délivrés ; aucun de cette fournée ne fréquenta l’école des droits de l’homme, tous restèrent bretonnants.

    Cette sinistre affaire a été publiée sur la toile par le petit fils de l’un d’eux.

    En voici une autre, terrible.

    La France réussit, sans trop de difficultés, à faire des instituteurs bretons des complices, malgré eux. Ces braves gens n’étaient pas coupables. Ils avaient tellement souffert d’humiliations et de coups, du temps qu’ils fréquentaient l’école, qu’ils voulaient éviter à leurs élèves le même triste sort, les persuadant que c’était pour leur bien qu’on les traitait ainsi : vérifiez vous même par les films Youtube, nombreux sur la toile, ceux qui ont vécu cette époque vous le confirmeront.

    Cette année là se produisit un drame affreux. Un de ces petits malheureux ayant prononcé quelque phrases en breton, le « maître » lui administra une taloche, si forte qu’il le projeta sur le poêle de la classe. Il eu un traumatisme crânien, et mourut deux jours plus tard.

    Il n’y eut pas de poursuites, les parents s’écrasèrent : l’enfant avait été frappé pour son bien; le maître avait cru bien faire : il avait agi au service de la république !

    Il paraît que les mœurs des droits de l’homme n’ont pas évolué : il y a peu de temps, dans des manifestations, quelques mains ont été arrachées, quelques yeux ont été crevés. Des mensonges, bien entendu !

    Les Bretons sont un peuple d’esclaves : à ce stade, on ne peut rien pour eux. Ils ont été conquis, battus, détruits, décervelés, acculturés, ruinés. Ils en redemandent, avec les collabos habituels.

    LE BON DOCTEUR

  13. “LITTERATURE BRETONNE, LITTERATURE FRANCAISE. HALTE LA ! LES INJURES FRANÇAISES SUR NOTRE LANGUE ET SUR NOTRE CULTURE NE PASSENT PLUS !

    Malheureusement pour nos amis Français, notre magnifique littérature bretonne leur est à jamais interdite : de 1789 à 1960, ils ont tenté de TUER notre langue, et se sont définitivement interdit d’accéder aux trésors que contient cet idiome. Je parle en expert : dans mon enfance, mes parents m’interdirent de parler breton : on leur avait fait honte de leur langue, ils ont cru me protéger de l’infamie. Presque tous les enfants de ma génération ont connu ce sort affreux. Nous avons été élevés dans une langue étrangère, raide et triste, infiniment moins subtile que la nôtre, née et parlée avant le Christ, plus de mille ans avant les débuts de la langue française, qui n’a commencé à prendre corps qu’après le onzième siècle, autour de la monarchie instaurée par les Capet. ­ ­
    Les poètes bretons modernes qui ont écrit leur œuvre en langue française, dépassent largement en qualité, au moins dans certaines pièces, les poètes français. La sécheresse affective des œuvres poétiques françaises, et leur caractère conventionnel, surprennent toujours les Bretons, infiniment plus sensibles, et capables d’exprimer beaucoup de choses avec beaucoup plus de sentiment, de nuances et de romantisme. Le martyre que leur a infligé la France à partir de la révolution des doigts de l’homme, a exacerbé leur sensibilité, comme celle des Juifs, qui est à fleur de peau. Herbert PAGANI a écrit : “Les Bretons sont les Juifs de la France”. Rien n’est plus vrai.
    Ce qu’affirmait la poétesse Marie de France, fille du roi Louis VII et de la duchesse Aliénor d’Aqutaine, au 12ème siècle reste vrai : « BRETAGNE EST POESIE ». Cette phrase est passée à la postérité. Ce que l’on disait de la littérature française du douzième siècle, née de la littérature orale des Bretons, telle que l’entendit la princesse Marie à la cour de Londres, sa mère s’étant remariée avec le roi Henri II, comparativement à la littérature bretonne, vue à travers ce qu’on désigne sous le nom de la “matière de Bretagne” , est remarquable. Cette littérature d’inspiration bretonne, qui exalte le courage, la loyauté, le respect de la parole donnée, le respect des valeurs spirituelles, fut copiée partout en Europe, – particulièrement le cycle du roi Arthur et de la table ronde, avec ses héros : Lancelot, Merlin, Mélusine – au point que de nombreux princes et princesses, en Espagne, en Italie et ailleurs, portèrent des prénoms bretons.
    La littérature française du temps – la cantilène d’Eulalie (neuvième siècle), la chanson de Roland (11ème siècle) -, est d’une pauvreté affligeante. La littérature née de la poésie bretonne chantée à la cour de Londres, mais écrite en français, est vive, pleine de péripéties, voire d’humour, de drôlerie, et de prouesses chevaleresques. Elle est si riche que Alexis , érudit occitan, a pu écrire que les écrivains qui reprirent à leur compte ces légendes, ces histoires d’amour (Béroul, Chrétien de Troyes, Wace et quelques autres), auraient été dépourvus d’inspiration si les Bretons ne les avaient précédés pour leur en fournir les arguments.
    Notre littérature a connu – comme la française -, des phases peu productives. Lorsque les Français ont détruit la cour des ducs de Bretagne, et contraint la duchesse souveraine Anne à épouser leur roi Charles VIII, notre production littéraire devint pauvre, par manque de commandes et de stimulation de la part d’un Etat naufragé, notre prospérité et notre richesse ayant été accaparées par la colonisation française. Mais elle reprit au 17ème siècle, ….. Je n’irai pas jusqu’à répéter ce que disait Saint-Pol Roux (1861 – 1940), français converti à notre littérature : « BRETAGNE EST UNIVERS » ; je respecte aussi celle des autres. Mais, à quelques exceptions près, c’est la même platitude qui continue à s’épanouir chez les Français : l’esprit et le génie n’y souffle qu’avec parcimonie, avec de brillantes exceptions comme Cormeille, Racine, Molière et quelques autres.
    L’ignorance des Français des productions artistiques des autres pays, leur vue étant obstruée par leur sentiment de supériorité qui leur a été inculqué pendant tout le 19ème siècle, est absurde. Elle a atteint des sommets après la révolution aujourd’hui dénommée “des doigts de l’homme”.

    Malheureusement pour nos amis Français, notre magnifique littérature bretonne leur est à jamais interdite. Je parle en expert : dans mon enfance, mes parents m’ont interdit de parler breton : on leur avait fait honte de leur langue, ils ont cru me protéger de l’infamie. ­ ­ Les poètes bretons modernes qui ont écrit leur œuvre en langue française, dépassent largement en qualité, au moins dans certaines pièces, les poètes français. La sécheresse affective des œuvres poétiques françaises, et leur caractère conventionnel, surprennent toujours les Bretons, infiniment plus sensibles, et capables d’exprimer beaucoup de choses avec beaucoup plus de sensibilité, de nuances et de romantisme. Le martyre qui leur a infligé la France a exacerbé leur sensibilité, comme celle des Juifs, qui est à fleur de peau. (A SUIVRE).

    II – LITTERATURE BRETONNE, LITTERATURE FRANCAISE. (SUITE).

    Herbert PAGANI a écrit : “Les Bretons sont les Juifs de la France”. Rien n’est plus vrai. Ce qu’affirmait Marie de France, au 12ème siècle reste vrai : « BRETAGNE EST POESIE » ; la littérature bretonne, vue à travers ce qu’on désigne sous le nom de la “matière de Bretagne” , est alors copiée partout en Europe, – particulièrement le cycle du roi Arthur et de la table ronde, avec ses héros – Lancelot, Merlin, Mélusine – reste d’actualité. Je n’irai pas jusqu’à répéter ce que disait Saint-Pol Roux, français converti à notre littérature : « BRETAGNE EST UNIVERS » ; je respecte aussi celle des autres. Mais, à quelques exceptions près, c’est la même platitude qui continue à s’épanouir chez les Français : l’esprit et le génie n’y souffle qu’avec parcimonie.

    Voici quelques citations marquées par ce que j’appelle “le génie français” :
    M. Jean-Luc MÉLENCHON restera célèbre pour ces quelques phrases : “Le breton n’est pas une langue; ce jargon a été fabriqué par les Allemands, en 1941”. “Les écoles DIWAN sont une secte”. “Le breton est la langue de la collaboration” (!).

    Jacky Berroyer , chanteur français, a émis les éructations que voici :

    » Connaissez-vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons aussi méchants que les filles sont sales ….
    » De Quimper à Concarneau, on voit passer des femmes promenant des porcs dans des landaus, pendant que leurs maris se soulagent dans les flots, et refusent de signer le protocole de Kyoto.
    » Ah ! Les Bretons sont vraiment immondes : ils mangent leurs enfants au lieu de se fournir au Tiers Monde. Si on leur reproche ça, ça les fait marrer, c’est leur humour moche noir comme leur marée «
    Une dame, dénommée Françoise Moran, s’est associée à ces ignominies. Mais elle ne connait rien de l’histoire de Bretagne.
    Le breton Hersart de la Villemarqué ayant recueilli les chansons populaires de la Bretagne dans les campagnes, et les ayant publiées en 1839, Georges Sand y trouva des diamants, et compara ce chef d’oeuvre transcrit de la littérature populaire à l’Iliade et à l’Odyssée ; ce qui n’est pas un petit compliment, même s’il est exagéré ! Il y avait du vrai dans cette opinion : cette oeuvre fut traduite en plusieurs langues par de grands écrivains anglais et américains, et valut au transcripteur d’être élu à l’Académie. Jean-Pierre Calloc’h, notre jeune poète mort par la France dans cette guerre de 1914, qui ne concernait en rien la Bretagne, a extrait de sa langue maternelle des “accents sublimes”, selon le grand linguiste Francis Gourvil, pourtant peu enclin à s’émerveiller, tandis que notre poétesse populaire Anjela Duval (1905 – 1981), paysanne de son métier, a été publiée aux Etats Unis par Lenora Timm, de l’université de Californie, la comparant aux plus grands « green poets », à côté de Robinson Jeffers, Mary Oliver, Wendell Berry, ou même à la poétesse allemande Sarah Kirscch !
    Si l’on sait que les instituteurs nommés par la France l’étaient pour une seule raison : “détruire totalement la langue bretonne”, phrase si souvent répétée, on ne peut que donner raison au linguiste Goulven Pennoad, qui a écrit cette phrase immortelle, dans l’une de ses correspondances à moi destinée il y a vingt ans, en 2000 : « La langue française est l’un des idiomes les plus minables d’Europe »; non sans avoir été précédée par la grande linguiste française Henriette Saada-Walter (née en Tunisie) : “Le français n’est qu’un patois qui a réussi”.
    Voilà qui va inciter nos amis français – qu’on aime bien, par ailleurs, car ils ne sont pas, eux, responsables de ces sottises -, à tenir leur langue, avant de nous insulter. (Tous ne sont pas des insulteurs, je le précise).
    Les grands auteurs bretons se comptent par dizaines, la Bretagne, pays exigü, ayant produit – comme la petite Irlande -, une littérature très abondante. Le pays est bilingue, et a produit deux sortes de littérature (trois si l’on y ajoute le latin). Les bretons de langue française ont produit une part non négligeable de cette littérature. Qu’on déclame à haute voix certaines pages de Chateaubriand et de Victor Hugo, deux génies, et qu’on les compare à deux écrivains “hexagonaux” : on verra si ce que j’écris est vrai ou faux. Les Français ont voulu faire de ces deux auteurs leurs plus grands écrivains : ils se sont trompés, car ces deux génies ne sont pas français, mais bretons ! Leur langage ne ressemble pas à leur plumage ; la langue d’emprunt qu’ils utilisent ne rivalisent pas avec l’original.
    Les écrivains bretons sont très prolixes. Françoise Morvan a publié les contes et les chansons populaires recueillies dans les campagnes par le folkloriste François-Marie Luzel (1921-1995) : 18 livres à ce jour ! Sans compter les chansons, les pièces de théâtre, les poèmes, les relations de voyage, etc. Ropartz Hémon a écrit 18 pièces de théâtre, et cent contes !

    Les perles fourmillent aussi dans la langue française ; en voici une, marquée du sceau de l’intelligence hexagonale, qui décrit les Africains :

    “Les nègres d’Afrique, dont vous avez fait des hommes”.

    Cette phrase est de l’abbé Grégoire, (l’homme célèbre qui avait condamné à mort les langues locales, qualifiées par lui de “jargons” et de reliquats des cavernes). François Mitterrand a fait admettre cet assassin des langues au panthéon : de jeunes Bretons m’ont dit qu’ils veulent l’en extraire.
    Et voici une autre, qui parle des Bretons :

    “Les Bretons sont les nègres de la France”.

    Cette phrase-ci est d’un autre génie hexagonal, Laurent Tailhade, qualifié de « poète » par ses contemporains. Cette trouvaille l’a fait passer à la postérité : on le cite encore, et ce n’est pas fini, on ne peut mieux symboliser le génie français.
    Le “chanteur” Berroyer, décrivant – avec une infinie délicatesse – les Bretons, s’est penché – à Quimper, capitale de mon pays natal, la Cornouaille – sur les berceaux dans lesquels les bretonnes promènent leurs enfants; il n’y a pas vu des bébés humains, mais des gorets ! Les Bretons lui ont fait un procès : la justice françaises les a déboutés ! Ah ! Les droits de l’homme ! Quelle merveilleuse invention !

    Le Barzaz Breiz, publié en 1839 par HERSART DE LA VILLEMARQUE (un plouc de Quimperlé), a été traduite en plusieurs langues par de grands écrivains anglais et américains, tandis que notre poétesse populaire Anjela Duval a été publiée aux Etats Unis par Lenora Timm, de l’université de Californie, comparée par celle-ci aux plus grands « green poets », à côté de Robinson Jeffers, Mary Oliver, Wendell Berry, ou même à la poétesse allemande Sarah Kirscch ! Là, on ne peut que donner raison au linguiste Goulven Pennoad, qui a écrit cette phrase immortelle, dans l’une de ses correspondances à moi destinée: « La langue française est l’un des idiomes les plus minables d’Europe » . De ce point de vue, si l’on souhaite une comparaison, qu’on déclame à haute voix certaines pages de Chateaubriand et de Victor Hugo, deux génies, et qu’on les compare à des écrivains hexagonaux. Les Français ont voulu faire de ces deux auteurs leurs plus grands écrivains : ils se sont trompés, car ces deux génies ne sont pas français, mais bretons ! A ceux qui ont écrit que la langue bretonne ne possède ni vocabulaire, ni grammaire, ni poésie, ni théâtre, ni aucune œuvre digne d’être citée, je rappelle cette phrase de Clémenceau, qui s’y connaissait :
    « Qu’on me donne quarante trous de cul, j’en ferai immédiatement une académie française ».

    J’illustrerai tout cela de citations anti-bretonnes, qui vont vous stupéfier. Ces citations, qui traduisent une authentique barbarie, retentiront comme autant de gifles.
    A bientôt, donc !

  14. L’HEROISME A LA MODE DE BRETAGNE !

    DES HEROS BRETONS :
    Le Gonidec, La Villemarqué, Roparz Hémon, Youen Drézen, Malmanche : ils ont sauvé ce qui reste de la langue, et en ont fait une très belle langue littéraire.
    Leur salaire : on les a traités de nazis, et on les a condamnés; on a débaptisés les rues et les rares collèges qui portaient leurs noms.

    D’AUTRES HEROS, D’un autre type :
    Le Drian : il a interdit le drapeau breton.
    Le Fur et Molac : ils ont prononcé DEUX PHRASES en mauvais breton à l’assemblée nationale.
    Résultats en matière de langue : ZERO.
    Mais ils sont ministres et députés ! Et ils touchent.
    On leur a demandé, DIX FOIS AU MOINS, de s’exprimer en HOMMES, publiquement.
    Résultat : ZERO !

    BRETONS : ce sont eux les coupables ? OU VOUS ????????????????????????????????,

  15. COMMENT LE PAYS DES DOIGTS DE L’HOMME A ASSASSINE assassiné la magnifique langue bretonne, bi-millenaire. Injures Anti-Bretonnes….. Les insultes anti-bretonnes et le racisme anti-breton : l’homme breton ramené au rang de la bête. Comment les Bretons sont passés de l’espèce humaine à l’espèce animale.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    Les insultes anti-bretonnes sont présentes dès la fin du cinquième siècle. Elles subissent une recrudescence incroyable avec l’invention – parla France, des droits de l’homme, en 1789.

    MIRABEAU et les pygmées bretons.
    “Eh ! Que sont tous ces efforts de pygmées ? Vous êtes Bretons ? Les Français commandent ! ”

    Camille DESMOULINS, le doux révolutionnaire français, décrivant les Bretons, particulièrement ceux de Quimper-Corentin :
    « De tels hommes déshonorent la guillotine, comme autrefois la potence était déshonorée par ces chiens qui étaient pendus avec leurs maîtres. Je ne conçois pas comment on peut condamner à mort sérieusement ces animaux à face humaine : on ne peut que leur courir dessus, non pas comme dans une guerre, mais comme dans une chasse « . (Histoire des Brissotins, page 72, cité par Reynald SECHER, La guerre de la Vendée, et la système de la dépopulation, Editions du Cerf, Paris 2008).

    FOUCHé, en 1794 :
    » Il ne s’agit pas de faire le tri des bons et des méchants : dans ce pays maudit , il ne peut y avoir que des coupables «.

    CARRIER, 1793, dit « le boucher de Nantes » : » C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la liberté DE CES MONSTRES « . (Reynald Sécher, in Gracchus BABEUF, page 189).

    MALTE BRUN, 1831 : » Le paysan est d’une malpropreté dégoûtante; son habitation peut presque se comparer à celle des Hottentots … les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois « .

    PROSPER MERIMEE, lettre à Jubert de Passa, 1835 :
    » On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier; la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou «.

    VICTOR HUGO, Quatre-vingts treize, 1874 :
    » D’un côté la Révolution française, de l’autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables … » Qu’on place ce sauvage, parlant une langue morte, qui est faire habiter une tombe à sa pensée ……. vénérant sa charrue d’abord, sa grand-mère ensuite, ……..On se demande si cet aveugle peut accepter cette clarté « .

    POITRINEAU, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897 :
    » Le petit breton ……. dès qu’il peut marcher, à peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas ….; s’il a huit ans d’âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel « .

    M. BUSSON, Manuel de géographie à l’usage des lycéens, 1929 :
    » Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition, et l’ivrognerie « .

    Raymond CARTIER, Les 19 Europes, Plon, Paris, 1960 : » Ils vivaient dans leur langue pataude et leurs vêtements grossiers, comme des espèces de Bas-Bretons » .

    Laurent TAILHADE, chroniqueur du journal » L’assiette au beurre « , 3 octobre 1903 :
    » Il n’est pas de meilleur chrétien que cette crapule de Bretagne; il n’en est pas de plus réfractaire à la civilisation. Idolâtre, lâche, sournois, alcoolique et patriote, le cagot armoricain ne mange pas : il se repaît; il ne boit pas : il se saoule; il ne se lave pas : il se frotte de graisse; il ne raisonne pas : il prie (!); et, porté par la prière, il tombe au dernier degré de l’abjection. » C’est le nègre de la France, cher aux noirs ensoutanés, qui dépouille à son bénéfice de véritables miséreux « .

    PASQUA Charles, condamné par le justice, en 1992, à la suite du traité de Maestricht :
    » Les Bretons, c’est comme les cochons ; plus ça devient vieux, plus ça devient con».

    BERROYER Jacky, chanteur sans talent :
    » Connaissez-vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons aussi méchants que les filles sont sales …. »
    De Quimper à Concarneau, on voit passer des femmes promenant des porcs dans des landaus, pendant que leurs maris se soulagent dans les flots, et refusent de signer le protocole de Kyoto. »
    Ah ! Les Bretons sont vraiment immondes : ils mangent leurs enfants au lieu de se fournir au Tiers Monde. Si on leur reproche ça, ça les fait marrer, c’est leur humour moche noir comme leur marée « .

    Une plainte a été déposée contre l’ auteur de ces insultes, signée par Angèle Jacq-Gouerou, présidente du collectif breton pour la démocratie et les droits de l’homme. Cette plainte visant ces insultes contre les Bretons et la Bretagne, a été ……. classée ! On a peine à seulement imaginer une pareille monstruosité : c’est la France des droits de l’homme dans toute sa honte.

    MELENCHON Jean-Luc, et la langue bretonne.

    Aussi stupéfiant que cela paraisse, ces injures se poursuivent encore. On en trouve des centaines sur la toile. En 2007, allié mental des Chinois au Tibet, auteur de théories laudatives sur l’action « civilisatrice » de la Chine au Tibet, vieil empire multinational envahi par les communistes chinois, qui représentent désormais plus de la moitié de la population. S’attribuant à lui-même la qualité de « penseur socialiste », fustigeant ceux qu’il dénomme répétitivement des « identitaires ethnicistes sournois », des « gens d’extrême droite », tout juste bons à être
    manipulés – en esclaves qu’ils sont, car “il n’y a pas de nationalisme spontané, seulement des constructions idéologiques élaborées par des « nationalistes qui font campagne ».

    Voici une citation de ce grand penseur socialiste :» Le vocabulaire et la grammaire de la » pseudo-langue bretonne, nommée de cette façon, n’est aucune des cinq langues parlées historiquement, mais une langue unifiée, dont la grammaire et le vocabulaire furent fixés à la demande de l’occupant nazi en 1941 par une plume ensuite condamnée à mort par contumace pour sa collaboration avec les tortionnaires de la Gestapo » (sic!).

    Jean-Luc Mélenchon fait-il allusion au brillantissime linguiste – grammairien breton, Roparz Hémon, l’une de nos gloires nationales, dont le seul crime fut de consacrer sa vie entière à sauver de la destruction programmée par le pays des droits de l’homme, depuis la géniale révolution universelle de 1789 ? Hémon est sorti libre du tribunal qui voulait le condamner, et a poursuivi son oeuvre à Dublin. Il a fait du breton une très belle langue littéraire, qui a produit des chefs-d’oeuvre, dont plusieurs de Youenn Drézen, comme un demi-siècle plus tôt, Ben Yehoudah, réussit à créer une nouvelle langue à partir de l’hébreu ancien.

    Je répète souvent cette phrase admirable de Herbert Pagani : “Les Bretons sont les Juifs de la France”.
    Une autre « pensée » de M. Mélenchon, qui, ennemi des nations, semble avoir changé d ‘avis ; ayant lu de meilleurs livres d’histoire que ceux dans lesquels il puisait son inspiration autrefois, il a reconnu dans l’un de ses prêches – il aime parler en public -, que les Bretons ont joué un rôle essentiel lors de l’abolition des privilèges de la noblesse et du clergé, et que la célébrissime nuit du 4 août 1789, préparée au club breton, fut présidée par l’avocat rennais Le Chapelier. Ce qui est vrai. Plus douteuse est son affirmation que, lors de la bataille de Valmy, au cours de laquelle les armées françaises repoussèrent leurs ennemis venus de l’EST, les Bretons jouèrent aussi un rôle essentiel. Jean-Luc Mélenchon a appris, depuis lors, que la langue bretonne commence à exister plusieurs siècles avant le Christ, et que, selon les éminents linguistes que sont Walter et Cerquiglini, la langue française n’est qu’un « patois » qui a réussi, et une langue créole. (Ce qui ne lui enlève pas ses mérites). Pire : selon le linguiste breton Goulven Pennoad, le français est l’idiome le plus minable de toute l’Europe ! Ce bon Jean-Luc ne soupçonnait pas que la langue « unifiée » et trafiquée par excellence est le français : cette langue n’existe pas encore au douzième siècle, si ce n’est à l’état de fantôme ; elle est normalisée seulement au 17ème siècle, notamment par la création de l’Académie française, en 1635, par le cardinal de Richelieu, et par les écrivains qui ont reçu la consigne de la domestiquer, c’est-à-dire de l’appauvrir ; ni qu’en 1789, alors que la France n’est qu’un amas « de peuples inconstitués » (Mirabeau), elle possède au moins trente langues, dont certaines très anciennes et très riches – dont le basque et le breton -, dont les révolutionnaires inaugurent la destruction systématique. Deux autres pensées socialistes de ce génial auteur :

    – Le breton est la langue de la collaboration (!!!!);
    – Les écoles Diwan sont une secte (!!!)

    (EXTRAITS DU LIVRE BLEU DE LOUIS MELENNEC). A diffuser partout : cela va soulager le monde entier des mensonges et des vantardises de la « république », rétrogradée désormais à sa véritable place : celle des doigts de l’homme.
    Nos lecteurs ont-ils enfin compris les raisons du combat de Drézen Le Gonidec, Roparz Hémon ? Savez-vous que ce pays m’a inscrit pendant 20 ans sur une liste noire, pour m’empêcher de parler ????? Une puanteur infecte se dégage de ceux qui s’associent à ces procédés. Mes pires ennemis n’ont pas été les Français, mais les communistes et les socialistes bretons !!!! Des MALADES, qui se sont opposés à la vérité !Je demande à LEFUR et à MOLAC de lire ces extraits à la tribune de l’Assemblée nationale, au lieu d’ânonner deux ou trois phrases en mauvais breton, qui nous rendent RIDICULES.
    Courage, messieurs, nous savons que vous êtes des héros, comme tous les députeux. Vous allez être – enfin ! -un véritable feu d’artifice ! Et de mettre Mélenchon à genoux pour les écouter. Et diffusez partout votre brillante prestation, qui ne vous coûtera RIEN, puisque ce n’est pas vous qui l’aurez rédigée ! J’en connais un qui a pris tous les risques, depuis cinquante ans.
    A moins que, saisis par la peur de la Vérité, vous preniez le parti de vous taire. Dans ce cas, M. MELENCHON parlera à votre place, car il aime baragouiner.
    Impossible de supprimer ce texte : il est publié, grâce à Internet, dans plusieurs pays étrangers, dont le Canada, la Suisse, la Catalogne, la Kabylie, la Russie …..

    LE BON DOCTEUR.

  16. DR MELENNEC. 2012. Il N’EXISTE AUCUNE DEMOCRATIE EN FRANCE. LE POUVOIR EST DETENU PAR DEUX OU TROIS CLANS, qu’on pourrait tout aussi bien, compte tenu des affaires scandaleuses aujourd’hui jugées par la justice, désigner sous le nom de GANGS. Comme à Chicago.
    Le mot « démocratie », en France, ressassé à l’envie par des bandes de débiles mentaux, assimilé à de pseudo-élections périodiques qui auraient pour effet de renvoyer devant le peuple les personnages élus par eux, est une imposture. Les élections ne décident de rien. Elles mettent face à face des complices du système, toujours les mêmes. Le peuple « vote » pour les deux ou trois « candidats » inféodés audit système .. Le peuple ne décide de rien. Jamais son avis ne lui est demandé sur aucun des problèmes qui concernent notre société. Les sondages répétés sont pourtant fort clairs, malgré la propagande, l’asservissement consenti et vénal des médias, la servitude dégoutante des « élus » ou prétendus tels. Les députés et les sénateurs, parties intégrées dans les deux ou trois clans qui trustent le pouvoir, sont au service de ces clans, de ces maffias, car toute leur carrière en dépend. La caractéristique principale du système français, est de vassaliser tous ceux qui gravitent autour du pouvoir, ministres en premier lieu.
    Le seul moyen de restaurer la démocratie, est de renvoyer au peuple, par la voie du référendum d’initiative populaire – comme en Suisse -, afin qu’il décide lui-même des grandes options politiques que ceux qui les représentent doivent avoir l’obligation d’appliquer en leur nom. Ceci vaut pour l’immigration, gravissime problème pour la France, la sécurité, la Justice, l’éducation nationale, le droit du travail, la protection sociale, le droit de la santé …

    EMMANUEL RATTIER écrit : « Il s’agit d’une fausse démocratie où les électeurs croient qu’ils disposent d’un pouvoir. En réalité, ils sont totalement manipulés par des puissances qui les dépassent. La seule politique qu’il soit possible à un élu de mener concerne exclusivement les phénomènes locaux (mairies), c’est-à-dire des enjeux purement locaux, purement matériels. »
    La Bretagne indépendante fera du référendum d’initiative populaire l’un des piliers principaux de ses Institutions Souveraines.
    Une autre condition, pas plus difficile que cela à remplir : envoyer au pouvoir des gens dévoués au bien public, d’une intégrité insoupçonnable, non des délinquants, des repris de justice ou des débiles mentaux, des voleurs.

    NOTA BENE. Louis Mélennec, dit “le bon docteur”, est inscrit sur une liste noire depuis VINGT ANS. Surtout par les Bretons, d’ailleurs, tous “subventionnés” ! But poursuivi : l’empêcher de parler. Peine perdue : les Bigoudens ont plusieurs langues, ils en changent chaque fois que nécessaire.

  17. MELENNEC.
    Aucun des “bragou bras” “bretons” ne m’a aidé dans mon travail de vérité.
    TOUS VOUS ONT TRAHI, surtout ceux que vous avez élus !
    Quel peuple étrange, tout de même.
    TOUS ROULES, TOUS TROMPES, TOUS CONTENTS !

    “Bretons, esclaves, et fiers de l’être”.

  18. LE RACISME, L’IDENTITÉ DES PEUPLES, LES PÉDALOS ET LES BRÊLES DU SYSTÈME FRANÇAIS.
    14/05/2017 14:36
    Le racisme, l’identité des peuples, les pédalos et les brêles du système français.
    Chacun de nous souhaite que les hommes, les nations, le peuples, les civilisations se rapprochent, se comprennent, cessent de se combattre de s’humilier, et aient la sagesse d’élaborer un code universel de valeurs communes, qui leur permettrait de vivre ensemble, d’une manière harmonieuse, même s’ils sont différents. Rien n’est plus absurde que le racisme, qui prêche la haine de l’autre, à cause de ses différences. On vient de découvrir – par nos travaux notamment -, que le racisme est universel : des imbéciles ont professé, dans de grands médias français, jusqu’à une époque très récente, que le racisme est une invention occidentale et française, et que le racisme anti-blanc n’existe pas !!! Ces criminels ont culpabilisé nos civilisations, et sévissent encore (voir notre article : Mélennec, racisme, esclavage, colonialisme). Chaque peuple possède une identité, à laquelle il est attaché d’une manière viscérale, férocement peut-on dire. Il en est seul propriétaire légitime, et, ni de prêt ni de loin, les pédalos et les brêles que le système français met en place à Paris n’a le moindre droit de s’immiscer dans ce droit fondamental de la Nation, qu’après y avoir été autorisée par un vote solennel, sur les décisions qui doivent être prises.

    L’identité bretonne ne se confond en aucun cas avec l’identité française; elle lui est antérieure de 1500 ans au moins, les Bretons, peuple antique, en sont les seuls propriétaires, ils ont seuls qualité pour décider de ce qui leur appartient.

    Le multiculturalisme serait un bel idéal, s’il était réalisable. Il ne l’est pas, dans l’état présent des choses : les cultures et les religions sont encore trop différentes, pour que coexistent sur une large échelle des peuples qui professent des idées, des idéaux, des principes radicalement opposés. L’élaboration de principes admis par toutes les cultures est très hautement souhaitable, ce que nous ne cessons de prêcher depuis des dizaines d’années. A partir du moment où, pour les mêmes situations, les mêmes problèmes, les individus prétendent “tuez les tous”, alors que d’autres affirment “Aimez votre prochain comme vous mêmes, tous les hommes sont frères”, ou encore : “la femme est en toutes choses l’égale des hommes”, alors que d’autres prétendent que la femme est l’esclave de l’homme, des conflits sanglants entre les communautés sont inévitables. Lorsque, d’un côté, on achète les femmes comme des bestiaux, lorsqu’on les excise, les insulte, les bat, les viole, les claustre dans le logis de leurs maris, les chasse, leur enlève la garde de leurs enfants, alors que de l’autre côté on a découvert, depuis deux mille ans, qu’elles sont n.os mères, nos soeurs, nos épouses, les mères de nos enfants, et qu’elles transmettent les valeurs de notre civilisation, comment imaginer que ces sociétés humaines puissent fonctionner ensemble ? Nier cette réalité simple, ne pas vouloir laisser le temps faire son oeuvre, conduit l’humanité à sa perte. Le rêve communiste, même si certains de leurs initiateurs étaient de bonne foi, a tué plus de cent millions d’innocents; il faut se souvenir, de cela en permanence, et ne jamais s’éloigner des principes de réalisme et de réalité.
    Les Français – contre lesquels je n’ai aucun sentiment négatif – N’ONT AUCUN DROIT DE SE MÊLER DE NOTRE IDENTITE, qu’ils ont massacrée à partir de leur glorieuse “révolution”, suite de crimes et d’horreurs.

    LOUIS MELENNEC
    (Ce texte a été repris spontanément par plusieurs pays …. mais non pas par le pays des doigts de l’homme, le bon docteur étant sur un liste noire depuis vingt ans; les pires ne sont pas les Français : ce sont les “subventionnés” bretons : Ouest-Torche, Télé-crasse, etc : des merdias héroïques !)

    En savoir plus : https://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/le-racisme-lidentite-des-peuples-les-pedalos-et-les-breles-du-systeme-francais/

  19. MONSIEUR LE MAIRE DE PONT L’ABBE,

    Après avoir débaptisé la rue Youen Drézen, voici un beau travail à faire à Pont l’Abbé : JAURES ET GAMBETTA.

    OBJET : nouvelles voies à baptiser et à débaptiser !
    Vous connaissez le proverbe : L’IGNORANCE EST MERE DE TOUS LES VICES .
    Il est temps d’apprendre à nos jeunes Bretons la vérité de leur histoire.
    Courage ! Bigoudens, ne sommes nous pas les meilleurs ?

    COPIE : madame Françoise MORVAN, grande admiratrice de Jaurès, qui vous aidera dans cette nouvelle croisade.

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    Parmi les figures emblématiques de l’antisémitisme de gauche, Jaurès tient une place de choix.
    Dans l’entre-deux-guerres, les «néo-socialistes», tous pacifistes, sont aussi à l’œuvre chez nous: Déat souligne le «byzantinisme» de Léon Blum et sa «passivité tout orientale» ; c’est l’époque où la SFIO est accusée de subir une «dictature juive», et que le maire de Bordeaux, Marquet, lui reproche de «pousser à la guerre pour l’URSS et la juiverie».

    Mais parmi les figures emblématiques de l’antisémitisme de gauche, Jaurès tient une place de choix. Le sujet est tabou par excellence, tant l’idole du socialisme français est encaustiquée! Son journal, La Petite République, désigne le député Reinach comme un «juif ignoble» . Lors de son voyage en Algérie, en avril 1895, Jaurès décrit les juifs qui, «par l’usure, l’infatigable activité commerciale et l’abus de l’influence politique, accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois publics (…). Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus» . Son historien «officiel», Gilles Candar, excusera la diatribe par la «fatigue» de son auteur! L’explication, si facile, par le «contexte» ne tient pas: Clemenceau ne tiendra jamais de tels propos.

    Dans son discours au Tivoli en 1898, Jaurès est plus caricatural encore: «nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, (…) manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion» . Longtemps convaincu de la culpabilité de Dreyfus, qui aurait échappé à la peine capitale grâce «au prodigieux déploiement de la puissance juive», Jaurès dénonce à la tribune de la Chambre la «bande cosmopolite»! Il sera d’ailleurs sanctionné pour ses propos! Après avoir, une dernière fois, souligné que «l’odeur du ghetto est souvent nauséabonde» , Jaurès opère un revirement tardif lors du procès de Zola, assigné en Justice par le Président Félix Faure en représailles du «J’accuse» paru dans L’Aurore. Devenu dreyfusard, Jaurès, le repenti, obtiendra le soutien financier magnanime du banquier Louis Dreyfus pour son journal l’Humanité…

    Anne Hidalgo envisageait de débaptiser la rue Alain pour les accents antisémites du journal intime du philosophe. Le fera-t-elle aussi pour Jaurès?

    A DIFFUSER PARTOUT : LE LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE.

    Nota : je vous en promets de drôles sur Gambetta et sur Jules Ferry !

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