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Guide anti-sèche pour les prêtres non-bretonnants souhaitant célébrer en partie la messe en breton vannetais

un prêtre vous répondDevant la pénurie de prêtres pouvant célébrer intégralement en breton selon le missel romain, et vu que des prêtres non-bretonnants sont de plus en plus sollicités pour célébrer des messes (ou des sacrements) en partie en breton, il était nécessaire de leur proposer un petit guide d’urgence pour étudier et intégrer quelques parties de la messe en breton, même si celle-ci ne peut être intégralement célébrée dans la langue de nos pères.

Ce guide n’est pour l’instant qu’une proposition ad experimentum en attendant un consensus pour la révision de la traduction officielle du Missale romanum,  une première ébauche respectueuse de ce dernier, qui peut être améliorée en attendant d’avoir trouvé un consensus sur l’adaptation vannetaise et les subtilités de l’orthographe ainsi que les besoins de la pastorale.

Vous pourrez retrouver aussi directement ce document sur le site Kan Iliz, ainsi que les enregistrements que nous ne tarderons pas à vous fournir.

À propos du rédacteur Uisant ar Rouz

Très impliqué dans la culture bretonne et dans l'expression bretonne dans la liturgie, Uisant ar Rouz met à disposition d'Ar Gedour et du site Kan Iliz le résultat de ses recherches concernant les cantiques bretons, qu'ils soient anciens ou parfois des créations nouvelles toujours enracinées dans la Tradition.

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6 Commentaires

  1. Ce guide pourrait être utile pour des célébrants au moins un peu bretonnants. Par contre cela me semble très problématique de célébrer dans une langue que l’on ne comprend pas. La messe serait-elle valide si le prêtre prononçait la consécration comme une formule magique sans comprendre ce qu’il dit ? Même le polyglotte Jean-Paul II ne célébrait pas la messe en swahili, en arabe ou en hongrois lors de ses voyages. Autrefois, lorsque la messe était célébrée exclusivement en latin, les prêtres avaient reçu une solide formation dans cette langue et comprenaient ce qu’ils disaient.

    • Si le célébrant travaille en amont, il comprend ce qu’il dit. Ainsi, plusieurs prêtres de nos connaissances se sont inscrits à des cours de breton, en plus des documents qui leur sont fournis et de la formation qui leur est délivrée.

    • . . il y a des gens qui parlent plusieurs langues, ça s’appelle la formation . ..
      Depuis maintenant 4 années, (signature de la charte Ya d’ar brezhoneg, et c’est une excellente chose) je m’étonne de ce genre de réaction . ..

    • S’agissant des répons de la messe, ce sont des paroles fixes que les prêtres disent à chaque messe, ils les connaissent donc par coeur en français (théoriquement en latin aussi) , les fidèles de même.
      Si vous lisez bien, ce guide ne comprend pas les paroles de la consécration, trop complexes, mais des parties brèves de l’ordo, faciles à apprendre. Pour la messe de Noël à Lorient, l’archiprêtre de Saint Louis qui célébrait s’est servi de ce guide et s’est très bien débrouillé en travaillant quelques jours à l’avance.

  2. Il me semble que la meilleure solution pour que des prêtres non-bretonnants puissent célébrer en breton en comprenant les paroles qu’ils récitent, seraient de faira apprendre le breton dans les séminaires.

    Je ne sais pas si le latin est encore enseigné au séminaire, du coup si c’est le cas au moins qu’on puisse faire apprendre le breton. Certes la formation doit être assez dense mais il me semble qu’en 7 ans on a le temps d’apprendre le breton?

    • On peut toujours rêver. Ce n’est pas demain la veille que le breton sera enseigné au séminaire de Rennes (le seul séminaire pour la Bretagne, hormis Nantes qui est pour les “Pays de la Loire”). Déjà que le latin est facultatif à raison d’une heure par semaine… La langue bretonne n’est pas du tout dans les priorités pastorales et il a toujours été difficile de l’intégrer un tant soit peu dans la liturgie au séminaire.
      Il est vrai que le breton était obligatoire au petit séminaire de sainte Anne et au Grand séminaire de vannes (pour les séminaristes originaires de la partie bretonnante du diocèse) mais cela jusqu’aux années 50, quand l’Eglise a commencé à abandonner le breton.

      Dans l’état actuel des choses, seules des actions sur la base du volontariat peuvent être menées,
      dans le même genre que la Kenvreuriez ar Brezoneg eskopti Kemper ha Leon (Académie du breton du diocèse de Quimper et Léon) recrée par l’abbé Perrot en 1899 alors qu’il était séminariste qui organisait des cours de breton au séminaire de Quimper, mais sur les temps libre sur la base du volontariat. Encore faut-il trouver des séminaristes motivés et des formateurs bénévoles sur le temps libre…
      Dans l’immédiat, il est plus réaliste de tabler sur les prêtres qui ont davantage de liberté d’action que les séminaristes même s’ils ont moins de temps libre pour l’étude.

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