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La séquence de la Pentecôte “Veni sancte Spiritus” est-elle optionnelle ?

Les grandes étapes de l’année liturgique sont marquées musicalement par des chants uniquement dédiés à ces fêtes : la séquence de la Pentecôte « Veni Sancte Spiritu » a inspiré – comme celle de Pâques (Victimae paschali laudes) – de nombreux musiciens depuis les origines jusqu’à nos jours. Le jeune Mozart nous en a laissé une version pleine de vie.

Alors que demain nous fêtons la Pentecôte, un petit rappel peut s’imposer, comme nous l’avons déjà fait pour Pâques. Quelle est cette séquence ? à quelle moment de la liturgie trouve-t-elle sa place ? Doit-on la chanter ? Voilà quelques questions qui peuvent se poser. Et si elle ne se pose pas, on vous donne quand même la réponse !

Veni Sancte Spiritus, appelée parfois la séquence dorée, est une séquence (de type grégorien) de la liturgie catholique chantée lors de la fête de la Pentecôte. Elle est généralement attribuée au pape Innocent III ou à l’archevêque de Cantorbéry Étienne Langton.

Veni, Sancte Spiritus,
et emitte caelitus
lucis tuae radium.

Veni, pater pauperum,
veni, dator munerum
veni, lumen cordium.

Consolator optime,
dulcis hospes animae,
dulce refrigerium.

In labore requies,
in aestu temperies
in fletu solatium.

O lux beatissima,
reple cordis intima
tuorum fidelium.

Sine tuo numine,
nihil est in homine,
nihil est innoxium.

Lava quod est sordidum,
riga quod est aridum,
sana quod est saucium.

Flecte quod est rigidum,
fove quod est frigidum,
rege quod est devium.

Da tuis fidelibus,
in te confidentibus,
sacrum septenarium.

Da virtutis meritum,
da salutis exitum,
da perenne gaudium,

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Une séquence obligatoire

Cette hymne prend sa place dans la liturgie du dimanche de la Pentecôte, juste avant l’acclamation de l’Evangile. Malheureusement, bien des paroisses s’affranchissent de cet élément, alors même qu’il doit être chanté et alors même que le N° 64 de la Présentation Générale du Missel Romain (PGMR) dit que “la séquence, qui est facultative sauf aux jours de Pâques et de la Pentecôte, est chantée avant l’Alléluia”. Conclusion : les séquences de Pâques et de Pentecôte sont obligatoires…  mais en plus, le texte est beau, la musique est belle, alors pourquoi s’en priver ?

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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3 Commentaires

  1. Louis-Marie SALAÜN

    Merci Eflamm pour ce rappel fort utile ! Pour la petite histoire il faut savoir que jusqu’à une certaine époque on comptait plus de 1000 séquences dans la liturgie catholique! Aujourd’hui il n’en reste plus que cinq : Victimae Pascali(Pâques), Veni Sancte Spiritus(Pentecôte), Stabat Mater(ND des septs douleurs), Lauda Sion(Fête-Dieu) et Dies irae(défunts).

    Il faut savoir que ces pièces liées au répertoire grégorien peuvent et doivent être chantées par l’assemblée des fidèles. Ne pas les chanter en paroisse c’est priver de chant les fidèles…

  2. un peu…. T’Aquin…
    je dirais…
    le Vrai, le Beau, le Bien…

    Me, e staj e ti Tomaz…

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