Saints bretons à découvrir

L’aumônier des motards rejoint Pontivy

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

À 36 ans, il était vicaire à Guer depuis 5 ans. Le père Antoine de Roeck est nommé à Pontivy et célèbrera sa dernière messe, dimanche 27 août. Il sera remplacé par un prêtre de 35 ans.

Entretien (via Ouest-France)

Père Antoine de Roeck. quelles sont les raisons de votre départ ?

Depuis plusieurs années, j’ai le projet de vivre selon la forme de l’oratoire Saint-Philippe Neri, avec le soutien de Mgr Centène. Il était important d’avoir un lieu où une petite communauté de prêtres trouve sa place. Mais nous resterons des prêtres séculiers en charge d’une dizaine de paroisses. C’est plus la forme, avec des temps de vie spirituelle enrichis, entre nous, qui sera différente.

Qui était saint Philippe Neri ?

Un laïc qui vivait à Rome au Moyen-Âge, passionné de théologie et de philosophie. Il s’est beaucoup investi au service des pèlerins, tout en cultivant une vie de prière intense. Il est devenu prêtre à 36 ans, en 1551. Sa figure m’a touché. J’ai vécu trois ans à Rome dans les lieux où il a fini sa vie. C’était un personnage surprenant, plein d’humour et profondément libre.

Connaissez vous Pontivy ?

Je ne connais pas bien la région même si j’ai des arrière-grands-parents qui y ont vécu. Mais il y a beaucoup de pardons et c’est un aspect qui me plaît. J’ai grandi avec les pardons.

Que retiendrez-vous de votre passage à Guer ?

Je m’y sens vraiment chez moi. J’ai vu les enfants que j’ai baptisés, aller à l’école. J’ai accompagné les familles dans le deuil comme dans la joie. Je me sentais père et frère. C’était mon premier ministère.

Les rencontres, les témoignages, les confessions m’ont marqué. J’ai apprécié mes fonctions de vicaire et de prêtre, comme lors de la Semaine missionnaire. Je me souviens de ces jours de Noël où je célébrais la messe de l’Aurore chez une personne qui ne pouvait pas se déplacer.

La vie paroissiale à Guer et aux alentours est très vivante. Merci aux Guérois, que je porterai dans mon coeur. Ils ont façonné, par leur foi et leur amitié, mon coeur de jeune prêtre.

Qui sont vos successeurs ?

Le père Louis de Bronac vient de Pontivy. Il sera secondé par le père Jean Duparc qui vient de terminer ses études à Rome. Je connais Louis de Bronac, ayant passé plusieurs années à Rome avec lui dans la maison de l’oratoire.

Il y a huit ans, nous avons fondé ensemble une association qui organise des camps de jeunes l’été.

Ce sont des prêtres à la mesure de la paroisse qui les attend. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’ils feront bien vivre l’église ici.

À propos du rédacteur Erwan Kermorvant

Erwan Kermorvant est père de famille. D'une plume acérée, il publie occasionnellement des articles sur Ar Gedour sur divers thèmes. Il assure aussi la veille rédactionnelle du blog et assure la mission de Community Manager du site.

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2 Commentaires

  1. Petite erreur : le P de Roeck a certes débuté comme vicaire à Guer, mais il y est aujourd’hui curé-doyen.
    Ce sera une chance d’avoir à Pontivy 3 prêtres dans la force de l’âge.

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