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AVEZ-VOUS ETE AUX MARCHES DE … LEON ?

Lëon ! Qu’est-ce donc encore que ce truc ?

Vous ne savez pas ? C’est évidemment la dernière trouvaille, très laïquement correcte, de ceux à qui le beau nom de Noël donne des prurits christianophobes. Quelle montagne d’efforts  intellectuels il a fallu pour en  inverser l’orthographe, donnant ce nom aussi stupide que vide de sens de Lëon. En fait d’inspiration, elle trouve sa source dans le parler à l’envers, le fameux verlan façon borborygmes, des banlieues. Bien sûr, on aura aussi compris que cette appellation informe n’a rien à voir avec le prénom, les régions de Léon du Finistère ou  d’Espagne, du Mexique, du Nicaragua.

Ainsi donc, des laïcards  purs et durs, obsédés  de préserver la pureté laïciste de la République, du respect de l’autre aux convictions différentes, on eut cette soudaine inspiration, genre jeu de mots à 2 euros. La chose vient d’un certain Thierry Moutin, directeur de la Maison de  Sève à Poitiers, et s’en est suivie la même démarche à Nantes et en d’autres lieux. Il nous explique : «  Cette orthographe inversée de Noël pour désigner les marchés, reste dans la tradition (laquelle ?) sans être en contradiction avec les idées des uns et des autres. Le but est que chaque religion ou culture puisse cohabiter ». Ce monsieur se moque du monde, car question contradiction, elle est déjà même dans cette démarche : contredire Noël, fête essentiellement chrétienne, tant dans son aspect  religieux que profane. Et si une religion est dans l’affaire « contredite », c’est assurément le christianisme, pas les fêtes des autres. Le cuistre s’aviserait-il de tripoter ainsi les fêtes musulmanes ou juives ? Poser la question c’est y répondre, tant une telle audace serait lourde de soucis pour l’audacieux. Parions que cette grotesque initiative fera des émules.  Nous irons donc, mais mieux vaudrait s’abstenir,  aux marchés de Lëon. Bientôt, on nous invitera à fêter Seuqâp (Pâques …). Quand il s’agit de nier, de démolir les traditions chrétiennes, tout est permis et il n’y a plus de limites à la bêtise.

VITE,  UNE  CELLULE  PSY …

Dans le registre de la christianophobie en action, voici une autre perle : Ouest-France, dans son édition du 15 novembre nous  donne cette information :

« Stop aux chants de Noël. Une psychologue britannique, Linda Blair, estime que les chants de Noël, qu’ils soient religieux ou profanes, sont mauvais pour la santé (sic). Entendre ces chants toute la journée demanderait des efforts de concentration considérables pour les vendeurs des supermarchés, et cette petite musique en appellerait une autre : «  On pense à tout ce qu’il nous reste à faire avant la fin de l’année et cela peut être source d’angoisse ».

 Si entendre « Mon beau sapin roi des forêts », « Il est né le Divin Enfant », « Douce Nuit », ou encore l’un de nos merveilleux cantiques bretons  comme « Pe trouz zo war an douar », est tellement sources d’angoisses, de stress, il est grand temps de s’inquiéter de la santé mentale des gens, mais en dehors des psychologues, eux-mêmes angoissés.  Personne n’oblige ces créatures délicates, si vraiment leur santé est en danger à l’écoute de ces chants, de fêter Noël ; d’autres fêtes  leur feront aussi bien l’affaire et elles nous épargneront leurs angoisses. Noël et ses traditions sources d’angoisses : il fallait y penser, il fallait oser l’écrire. Ne serait-ce pas plutôt ce néant spirituel de nos sociétés nihilistes qui ont évacué Dieu qui serait source d’angoisses ?

S’attaquer à la crèche, au sapin, c’est devenu du classique, mais cela ne suffisait donc pas. Nous avons tous pu remarquer la déchristianisation des décorations de Noël de nos villes : elles sont impersonnelles, elles se gardent de toutes références et symboles qui rappelleraient que cette fête est chrétienne – et uniquement cela – qu’elle est la fête de la Nativité, de Dieu fait homme. On nous donne du « bonne fête  » anonyme, transposable. Lorsque nous fêtons une fête, un anniversaire, il va de soi que personne ne songerait à occulter le nom de l’intéressé, mais pour Dieu, si.

L’innocent berceau de la Crèche qui annonce la Croix de la Passion sont-ils donc si redoutables pour la République et ses dogmes qu’il faille à ce point les nier, les éradiquer, ou à défaut les travestir, les noyer dans la société de consommation ? Ne serait-ce pas plutôt aux chrétiens encore lucides de faire des  efforts de concentration considérables pour reprendre l’expression de la psy britannique, pour s’interroger sur cette haine de toutes leurs traditions chrétiennes, haine qui ne s’exerce qu’envers elles, et elles seules. Mais, poussons notre « effort de concentration dans l’Espérance chrétienne », et nous prendrons alors conscience de la force du Divin Enfant au berceau de la Crèche qui, par la Croix, deviendra le crucifié du Golgotha, notre Rédempteur. Assurément il y a là grand danger pour la République et ses thuriféraires, contraints par leur haine rancie d’étaler leur insignifiance abyssale.

 Bon, c’est entendu, l’année prochaine  nous fêterons le 1er Aim, et en juillet nous irons  regarder le défilé du 14 Telluij. C’est idiot, n’est-ce pas ?

On est toujours dans le trait d’esprit bas de gamme, mais ce ne l’est pas plus que ce Lëon sorti d’une cervelle  de  paon, ce bel oiseau qui faisant la roue crie … “léon, léon” s’imaginant que le monde entier le regarde déployant ses séductions.  Présentement, c’est plutôt Satan qui déploie les siennes, d’autant que  question inversions, il s’y entend à merveille.

Plus sérieusement, à trop en faire dans l’éradication de tout ce qui rappelle  que l’Europe, car l’offensive est à ce niveau, est chrétienne et doit le rester, les Chrétiens chloroformés  commencent à se réveiller et à entrer en résistance. Méconnaître la force du berceau de la Crèche peut réserver bien des surprises …

 

À propos du rédacteur Youenn Caouissin

Auteur de nombreux articles dans la presse bretonne, il dresse pour Ar Gedour les portraits de hauts personnages de l'histoire religieuse bretonne, ou encore des articles sur l'aspect culturel et spirituel breton.

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4 Commentaires

  1. Ainsi que cité : “Entendre ces chants toute la journée demanderait des efforts de concentration considérables pour les vendeurs des supermarchés,[…]”

    Cela contredit votre propos : “Personnes n’oblige ces créatures délicates, si vraiment leur santé est en danger à l’écoute de ces chants, de fêter Noël”
    Attention à ne pas mettre les vendeurs des supermarchés dans le même sac que les psychologues effarouchés.

    Les vendeurs des supermarchés sont bel et bien obligés d’entendre toutes les musiques qui sont diffusées dans les magasins où ils travaillent. Qu’il s’agisse de cantiques de Noël (aux mélodies plutôt calmes souvent) ou des derniers “tubes” à la mode.
    Néanmoins, il apparaît souvent que les beaux chants de Noël sont diffusés dans ces temples de la consommation dans des arrangements ou des versions bien moins calmes ou tellement niaises qu’ils en deviennent exaspérants.

    Il est ainsi compréhensible que cette fatigue auditive rajoute au stress du travail de ces vendeurs, surtout dans cette période d’achats frénétiques et de fréquentation accrue de leurs magasins.

    • Au premier abord j’ai pensé comme vous. Mais il semblerait que l’auteur de l’article ait voulu passer le message suivant : “Ne serait-ce pas plutôt ce néant spirituel de nos sociétés nihilistes qui ont évacué Dieu qui serait source d’angoisses ?”
      Car si l’on regarde bien, le rapprochement avec le conte de Daudet n’est pas loin : la clochette qui habituellement sonne la consécration devient au fil des 3 messes basses de Dom Balaguère le rappel perpétuel d’un banquet qui prend la place de la raison essentielle de Noël. Dom Balaguère, certes tenté le diable sous l’apparence de Garrigou, est obnubilé par une certaine vision horizontale de Noël plutôt que de se laisser porter par le mystère de l’Incarnation. Comme beaucoup aujourd’hui, et qui détestent Noël ‘et tout ce qui va avec) justement parce qu’ils en ont perdu le sens.
      Dans ce que dis l’auteur de l’article, c’est cela qu’il faut aussi et surtout voir, je pense.

  2. Je suis assez d’accord avec vous Jaouen quand vous parlez des arrangements ou version niaises des chants de Noël qui deviennent exaspérant à entendre. Mais si l’on diffusait de beaux enregistrements comme j’en ai entendu dans mon enfance (et que j’écoute encore avec beaucoup de plaisir) je ne vois pas en quoi cela gênerai les vendeurs. Cette pseudo psychologue ferai mieux de se taire !

  3. Des chants de Noël bien chanté (et il y en a!!!! Dans de nombreuses langues!!!) sont tout simplement magnifiques et permettent de mettre véritablement dans cette belle atmosphère de Noël. Mais, de plus en plus, soit il n’y a aucune musique (c’est triste comme ambiance), soit on n’entend les mêmes musiques que nous avons tout au long de l’année.
    La musique de Noël stressante? Laissez moi rire!! Tout au long de l’année, dans la plupart des magasins, on entend les mêmes musiques aux rythmes énervants et qui vous donne envie de sortir immédiatement!!! Ces mêmes musiques débitées dans les écouteurs branchés aux portables, que l’on entend malgré tout à plusieurs mètres dans les bus, les trains, et dont les rythmes saccadés ont le don, eux, d’exaspérer les usagers.
    J’entend et lit aussi les mots “niaiseries” au sujet des chants de Noël: parce que les paroles, dites souvent en anglais parce que ça fait mieux, disant “mon slip est beau, vive mon nombril…..” sont-elles de haute volée intellectuelles? Analysez beaucoup de chansons, heureusement pas toutes, passant sur les ondes et vous verrez où sont les niaiseries.
    Le problème, c’est que l’on essaie de ringardiser Noël, pour mieux le supprimer….C’est la même stratégie que les marchés de Lêêêêêon!!!!
    Alors si Noël signifie encore quelque chose, ne répétons pas les vieux poncifs comme des perroquets, en croyant penser par soi-même.
    Sur ce commentaire acerbe, je vous souhaite à tous un JOYEUX NOEL et UNE BONNE ANNEE!!!!! (et non pas de bonnes fêtes)

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