Saints bretons à découvrir

Célébrer « ad orientem » et ce que désire l’église.

Amzer-lenn / Temps de lecture : 15 min

Retour sur le dernier pardon des Fleurs à Plouay 

et réflexion sur la messe « versus orientem » réalisée en collaboration avec deux de nos lecteurs et visée par deux prêtres (réflexion qui relève uniquement de l’auteur de l’article, non de l’institution ecclésiale)

Il semble que la dernière messe du pardon des Fleurs ne soit pas passée inaperçue dans le doyenné de Plouay. Non content d’avoir su proposer une célébration cohérente capable d’associer trois langues (breton, français, latin-grec), les responsables plouaysiens des équipes liturgiques locales ont obtenu cette année que la messe proposée soit un modèle dans le genre, associant du même coup langue liturgique et langues vernaculaires, rite romain et traditions locales.

Il faut dire aussi que la messe célébrée  »ad orientem » n’est pas dans ce cadre seulement un genre attaché à telle ou telle époque, à tel ou tel lieu, mais bien la vraie manière de célébrer la messe lorsque l’on cherche certes d’abord et avant tout à faire ce que veut l’Eglise, mais surtout lorsque l’on cherche un sens profond de la liturgie menant à une perpétuelle conversion. Est-ce là toujours le premier désir de nos clercs et/ou de certains laïcs engagés ? Il faut avouer que bien des prêtres essaient de faire découvrir la beauté de la liturgie à leurs paroissiens, mais que comme nous l’a confié l’un d’entre eux « on revient de loin ! » Et il est vrai que nos prêtres se retrouvent parfois très seuls, coincés entre une ancienne génération qui a une certaine vision des choses et la nouvelle génération qui pousse au changement.

Toujours est-il qu’ici aux Fleurs, c’est dans le respect de la lumineuse tradition liturgique et symbolique d’un positionnement commun du prêtre et des fidèles vers l’Orient qu’a été célébrée la Sainte Messe. Ajoutons que d’autres prêtres ont décidé de faire de même dans plusieurs chapelles à travers le Diocèse de Vannes, et cet été, plusieurs pardons ont été célébrés ad orientem, ce qui à quelques exceptions près, ne choque finalement personne, bien au contraire. Il semble même qu’un consensus semble s’imposer dans les esprits : messe ad orientem en semaine et dans les chapelles (notamment à l’occasion des pardons),  »face au peuple » dans l’église paroissiale.

Afin de couper court aux polémiques stériles, nous souhaitons affirmer ici que la messe «versus populum», telle que nous la considérons le plus souvent dans nos lieux de culte, n’a hélas parfois plus grand chose de catholique, et qu’une telle inversion n’a jamais été souhaitée par le Concile Vatican II, contrairement à ce que lui font dire des gens qui finalement n’ont jamais lu les actes du Concile. En effet, il apparaît que même les éditions les plus récentes du Missel romain se contentent de descriptions de messes célébrées sur le schéma «ad orientem». Pour faire clair : à toutes les étapes de la messe, il est indiqué explicitement quand le prêtre doit se retourner vers les fidèles pour leur adresser la parole, précision qui serait évidemment superflue si le mode normal (normatif) de célébration était « face au peuple ».

Certes, le n° 299 de la Présentation Générale du Missel Romain dispose qu’ « il convient, partout où c’est possible, que l’autel soit érigé à une distance du mur qui permette d’en faire aisément le tour et d’y célébrer face au peuple. On lui donnera l’emplacement qui en fera le centre où converge spontanément l’attention de toute l’assemblée des fidèles « 

Comme le rappelle le Cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, “aucun texte du concile Vatican II ne prône la célébration de la messe face au peuple. Paul VI a approuvé cette mesure qui lui avait été présentée par les liturgistes, mai comme une possibilité, pas une obligation. Or, aujourd’hui, c’est devenu un rite normal. Mais à la messe, le prêtre n’est ps là pour regarder le peuple et le peuple n’est pas là pour regarder le prêtre. Tous sont là pour regarder Dieu qui est présent sur l’autel, pour Lui parler, pour L’entendre. La célébration de la messe face à l’autel souligne la centralité de la présence de Dieu dans la liturgie. Benoît XVI a insisté là-dessus, suscitant beaucoup d’opposition. Ce n’est pas du passéisme que de faire un bilan critique des réformes liturgiques consécutives au concile mais qui ne relevaient pas de ce que voulait le concile. Ces réformes ont-elles suscité plus de foi, plus de ferveur ? Si l’Eucharistie n’est pas célébrée de manière digne, nous allons vers la destruction de la foi et de l’Eglise.” (Interview au Figaro, 15/10/2016)

Le numéro 299 auquel il est fait mention est situé dans le cinquième chapitre du document, consacré à la construction et à l’aménagement des églises. Au sein de ce chapitre, il prend place dans une section intitulée « Disposition du sanctuaire pour la célébration communautaire ». Il reprend ici l’instruction Inter oecumenici du 25 septembre 1964 (n. 91), dans le passage intitulé « Comment construire les églises et les autels ». Il concerne donc directement l’aménagement spatial de l’autel, et indirectement la célébration de la messe. De ce point de vue, il ne fait que rendre possible une nouvelle forme de célébration « face au peuple ». Le texte latin en fait foi, voulant que tout nouvel autel soit séparé du mur « pour qu’il soit plus facile d’en faire le tour, et que la célébration face au peuple puisse (possit) s’y accomplir ». C’est une possibilité offerte légalement depuis 1964, et rien d’autre. Cela veut donc dire que la règle d’une célébration « face à Dieu » n’a pas été abrogée ; elle comporte une exception depuis 1964, permettant un autre type de célébration « face au peuple ».

Cette exception demeure, en droit, une exception. Si, dans les faits, l’exception a remplacé le principe, cela n’est qu’un détournement des règles édictées par le Saint-Siège. La partie directement consacrée à la « célébration de la messe » (chapitre IV, nn. 115-287) confirme pleinement que le missel de Paul VI, et les règles qui l’accompagnent, n’ont pas changé l’usage d’une célébration orientée. Examinons ce quatrième chapitre. À toutes les étapes de la messe, il est indiqué explicitement quand le prêtre doit se retourner vers les fidèles pour leur adresser la parole, précision qui serait évidemment superflue si le mode normal (normatif) de célébration était « face au peuple ».

Le n. 124, al. 2, indique la manière de débuter la messe, par le chant d’entrée et le signe de la croix, « Puis, tourné vers le peuple et étendant les mains, le prêtre le salue avec une des formules proposées ». Pendant l’offertoire, selon le n. 146, « le prêtre, en se tournant vers le peuple, et en étendant puis en joignant les mains, invite le peuple à la prière en disant: “Orate, fratres” ». Après le canon et le Pater, « il étend puis joint les mains et il dit, tourné vers le peuple “Pax Domini sit semper vobiscum” » (n. 154). Une fois l’Agnus Dei récité, et avant sa propre communion, « le prêtre fait la génuflexion, prend l’hostie consacrée à cette même messe et, la tenant un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice, tourné vers le peuple, il dit : “Ecce Agnus Dei” » (n. 157). Le numéro suivant indique la position du prêtre au moment de se communier, « demeurant tourné vers l’autel »(stans ad altare conversus), le participe présent ainsi que le verbe stare renforcent le caractère habituel et normatif de cette position. Surtout, une telle indication n’aurait aucun sens si le mode ordinaire de célébration était « face au peuple », le peuple et l’autel étant toujours face au prêtre (idem au n. 244). Après la communion des fidèles, et le chant de communion, « le prêtre tourné vers le peuple dit, les mains jointes : “Oremus”, puis il prononce, les mains étendues, la prière après la communion » (n. 165).

(Cyrille Dounot in L’Homme Nouveau 8/10/2016)

Commençons par l’autel lui-même :

Bien des gens ont oublié que l’autel n’est pas une simple table. Malheureusement, trop souvent les autels servent de tables ou l’on pose un peu de tout. Nous avons ainsi pu voir poser des bières lors des répétitions d’un concert, un pique-nique « pâté/vin rouge » lors d’un chantier dans une église, un synthé posé sur l’autel d’une chapelle, …

Lors de la consécration du nouvel autel le 17 avril 2016 à Ergué Gabéric, Mgr Dognin avait déclaré dans son homélie que  » l’autel est le lieu où le Christ se donne en sacrifice à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie. » ajoutant que « c’est pourquoi il recevra l’onction de Saint-Chrême, l’huile sainte comme nous la recevons nous-même à notre baptême, à notre confirmation. Cette huile sainte qui marque aussi pour toujours les évêques et les prêtres lors de leur ordination. Quand dans la liturgie les prêtres s’inclinent devant l’autel, le vénèrent en l’embrassant et qu’on l’encense, c’est bien le Christ que nous vénérons ainsi. Ce n’est pas une simple table ! »

Un rappel nécessaire car, si des autels d’allures douteuses, genre  »planche à repasser » ou  »tables de camping » (sur lesquels on pose tout et n’importe quoi) ont le plus souvent envahi nos églises, il n’en demeure pas moins que l’invention de  »liturgies spectacles » se retrouve en contradiction formelle avec la conception chrétienne du Saint Sacrifice de la Messe. Considérons à ce sujet que certains protestants conservent encore pour eux-mêmes un décorum liturgique correctement orienté.

RAPPEL

PGMR n°297. Dans un lieu destiné au culte, la célébration de l´Eucharistie doit s´accomplir sur un autel; en dehors d´un lieu sacré, elle peut s´accomplir même sur une table convenable, où l´on mettra toujours la nappe et le corporal, la croix et les chandeliers.

Comme le signalait le Cardinal Ratzinger dans L’esprit de la liturgie :  « La position du prêtre tourné vers le peuple a fait de l’assemblée priante une communauté refermée sur elle-même. Celle-ci n’est plus ouverte ni vers le monde à venir, ni vers le Ciel. La prière en commun vers l’est ne signifiait pas que la célébration se faisait en direction du mur ni que le prêtre tournait le dos au peuple – on n’accordait d’ail­leurs pas tant d’importance au célébrant. De même que dans la synagogue tous regardaient vers Jérusalem, de même tous ensemble regardaient « vers le Seigneur ». Il s’agissait donc, pour reprendre les termes de J. A. Jungmann, un des pères de la Constitution sur la Liturgie de Vatican II, d’une orientation commune du prêtre et du peuple, conscients d’avancer ensemble en procession vers le Seigneur. Ils ne s’enfermaient pas dans un cercle, ne se regardaient pas l’un l’autre mais, peuple de Dieu en marche vers l’Orient, ils se tournaient ensemble vers le Christ qui vient à notre rencontre. ». 

Or que peut-on observer à ce sujet aujourd’hui dans la plupart de nos paroisses ? Des années de dérives liturgiques ont produit le contraire de tout ce qui fut préconisé, réclamé et espéré par le dernier concile : la messe  »versus populum » est devenue un piètre spectacle où la médiocrité produit toujours le même effet sur celui qui le contemple : amusement ou agacement selon les cas, mais toujours au détriment de l’intériorité et de la prière ! Et le prêtre lui même, désormais plus occupé à gérer les réactions du public, finira consciemment ou non par quitter le cadre formel de la célébration pour se perdre à son tour dans les méandres d’improvisations inutiles accompagnées de celles des animateurs et animatrices souvent pleins de bonne volonté mais mal formés. Il n’est pas inutile de rappeler que le fait de retourner l’autel face au peuple a eu des conséquences sur la théologie de l’Eucharistie, qui a subi un glissement : d’un sacrifice on est passé à un repas. Il est aisé de comprendre que s’il s’agit uniquement d’un repas, la notion même du prêtre devient secondaire, jusqu’à ce que, faute de prêtre, les assemblées dominicales en l’absence de prêtres deviennent une habitude.

Parce que, même si une messe reste valide pour peu que les conditions soient respectées, c’est en réalité de la conviction du prêtre qui célèbre que dépend avant tout l’efficacité de la liturgie : tout commence par la prière intérieure, la maîtrise de la gestuelle et de la parole permettant ainsi de souligner le caractère sacré du rite, qui pousse le prêtre à s’effacer pour laisser place à bien plus grand. Car « lorsqu´il célèbre l’Eucharistie, il doit servir Dieu et le peuple avec dignité et humilité et, par sa manière de se comporter et de prononcer les paroles divines, suggérer aux fidèles une présence vivante du Christ » (PGMR n°93). Et pour que puisse se reproduire le miracle à chacune de nos célébrations, nul besoin d’artifices, de gesticulations forcées, de reformulations ou de cantiques à l’harmonisation légère. Une seule préoccupation compte : faire ce que veut l’Eglise.  Et à ce sujet, le Cardinal Sarah, dit dans son dernier ouvrage « La force du silence » :

« pour que chacun comprenne que la liturgie nous tourne intérieurement vers le Seigneur, il serait bénéfique que durant les célébrations, tous ensemble, prêtres et fidèles, nous soyons corporellement tournés vers l’orient, symbolisé par l’abside.
Cette manière de faire reste absolument légitime. Elle est conforme à la lettre et à l’esprit du Concile. Les témoignages des premiers siècles de l’Eglise ne manquent pas. “Quand nous nous tenons debout pour prier, nous nous tournons vers l’orient”, précise saint Augustin, se faisant l’écho d’une tradition qui remonte, selon saint Basile, aux Apôtres eux-mêmes. Les Eglises ayant été conçues pour la prière des premières communautés chrétiennes, les constitutions apostoliques préconisaient au IVe siècle qu’elles soient tournées vers l’orient. Et quand l’autel est à l’occident, comme à Saint-Pierre-de-Rome, l’officiant doit se tourner vers le levant et faire face au peuple.
Cette orientation corporelle de la prière n’est que le signe d’une orientation intérieure. […] Le prêtre n’invite-t-il pas le peuple de Dieu à le suivre au début de la grande prière eucharistique en disant : “Elevons notre cœur”, ce à quoi le peuple lui répond : “Nous le tournons vers le Seigneur” ?
En tant que préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, je tiens une nouvelle fois à rappeler que la célébration “versus orientem” est autorisée par les rubriques du Missel car elle est de tradition apostolique. Il n’est pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer ainsi, peuple et prêtre, tournés vers le Seigneur. Si matériellement il n’est pas possible de célébrer “ad orientem”, il faut nécessairement poser une croix sur l’autel, bien en vue, comme point de référence pour tous. Le Christ en croix est l’Orient chrétien. »

Benoît XVI, quant à lui, rappelle une nouvelle fois dans un article publié le 13 octobre dernier par “L’Osservatore Romano”, que “dans la célébration de la liturgie vers l’Orient, nous voyons que les chrétiens, avec le Seigneur, désirent progresser vers le salut de la création dans son entièreté. Le Christ, le Seigneur crucifié et ressuscité, est aussi le Soleil qui illumine le monde. La foi aussi est toujours orientée vers la totalité du créé.”

Au-delà d’une idéologie poussant à refuser une messe « dos au peuple », c’est à une authentique conversion à laquelle nous sommes invités en nous tournant tous ensemble vers le Levant. Il est regrettable que ceux qui souhaitent cela soient tout de suite mis à l’index, alors que c’est bien moins pour faire de la reconstitution historique que pour une raison de fond. Au Pardon de Notre-Dame de Délivrance, un jeune avait dit que, porté ce jour-là par la liturgie, c’était comme s ‘il redécouvrait la messe. Quel beau témoignage que d’entendre cela ! On demande d’être à l’écoute des nouvelles générations ? Soit… écoutons-les y compris sur cette question -parfois épineuse – et essayons de les entendre.

Puisse donc la sainte Messe être célébrée de plus en plus souvent, tous tournés vers Dieu.

À propos du rédacteur Tudwal Ar Gov

Bretonnant convaincu, Tudwal Ar Gov propose régulièrement des billets culturels (et pas seulement !), certes courts mais sans langue de buis.

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8 Commentaires

  1. dominique de Lafforest

    merci pour ces précieux rappels !

  2. Une idéologie ne devant pas faire place à une autre, d’intentions humaines à d’autres orgueilleuses postures, on oublie souvent de convertir nos cœurs dans la verticale de Dieu, et l’horizontale de notre humanité. On parle du peuple, on parle du prêtres alors qu’il s’agit bien du Très-Haut. Et si nous « théocentrions » la messe?

  3. Un peu d’humour pour illustrer votre propos :

    Messe ad orientem ou face au peuple

    • Kalz ré hir! E berr komzeu:
      Souéhus!
      En hor chapeliou, hon tadou en des savet sterniou-aoter ha stefet
      ar werenn-vestr digor neoah de sklerder an heol o sevel !

      Silieg

      • Ya,gwir é keneve ‘mant brav, ar sternioù-aotér deus stañket er goloù !
        Chetu perak é lod ag ilizieù ha chapélieù éma bet toullet ur fenestr é tu ar hreisté aveit rein sklaerdér !

        Oui, il est vrai que bien qu’il soient beaux, les retables construits à partir du XVIIème siècle on bouché la source de la lumière. C’est pourquoi dans nombre d’églises et de chapelles, une fenêtre a été percée au sud pour compenser cette perte de lumière. Quelle perte de symbole cosmique à l’image de la célébration versus populum !
        On peut toutefois objecter que les autels des retables restent orientés et que le décor du retable devient lui-même une représentation de la lumière de l’Orient

  4. Tourné vers l’Orient et tourné vers Jérusalem sont deux expressions synonymes en Bretagne. Mais laquelle faut-il retenir quand on se trouve en Inde ou à Jérusalem ?

    • Ce n’est pas vers le lieu géographique de Jérusalem que se tournent les chrétiens lors de la messe, mais vers l’Orient, symbole cosmique du soleil levant de la résurrection du Christ après sa mort et sa Passion qui sont renouvelées lors du sacrifice eucharistique.
      Si les musulmans prient tournés vers un lieu géographique (la Mecque) où qu’ils soient dans le monde, les Chrétiens prient tous tournés vers un seul point cardianl. Voilà pourquoi les Catholiques d’Occident (en principe) ou d’Orient, comme les Orthodoxes et certains Protestants prient vers l’est. Les Chaldéens d’Irak ne prient pas vers l’ouest, pas plus que les Syro-Malabar d’Inde ; les coptes Ethiopiens ne prient pas vers le nord, ni les Arméniens et les Russes vers le sud. La conjonction entre prière vers l’Orient et la direction de Jérusalem qui a vu la Passion et la Résurrection ne sont qu’une coïncidence en Occident.

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