Saints bretons à découvrir

Il y a 50 ans, Stivell enflammait la scène de l’Olympia

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

Le 28 février 1972, Alan Stivell, par son concert mythique à l’Olympia, marque l’histoire de la musique bretonne du XXème siècle. Harpe celtique réalisée par son père entourée d’instrument trad et électro, la scène résonne du son breton, un son résolument moderne qui fera passer le répertoire traditionnel breton dans un espace musical propre à son époque. Prenons Pop Plinn, ce titre qui emportera avec lui bien des Bretons.

Le concert d’Alan Stivell se déroulera en deux parties : une première acoustique-folk et une seconde électrique, dans un style qualifié à l’époque de pop celtique ; autrement dit, du progressive-folk avec fusion de musique celtique et de rock. Ce qui fut un événement culturel majeur sera à l’origine d’une véritable vague celtique, suscitant des vocations multiples dans le milieu musical breton. Qu’on aime son style ou non, le barde a ouvert des portes là où tout semblait fermé. Grâce à Alan  Stivell, la honte d’être Breton fut jetée aux oubliettes et la honte s’est transformée en fierté.

Pour ma part, je n’étais pas à ce concert d’anthologie, n’étant pas encore né. Mais j’ai découvert le disque bien plus tard, dans la discothèque de mes parents. Mes proches m’ont raconté comment c’était. Un concert mythique que je n’avais pas vécu, mais que finalement j’ai fait mien en écoutant et réécoutant le disque à satiété. Marqué aussi  par ces ovations avec ces gwenn ha du flottant dans cette salle réputée de Paris (et au-delà) tandis que Stivell chantait An Alarc’h. Quand on sait la difficulté d’arborer alors ce symbole de la Bretagne, on imagine ce que cela voulait dire pour beaucoup, alors que la musique bretonne s’offrait ici une cure de jouvence à la sauce rock.

C’est Stivell qui m’a donné l’envie de sonner de la bombarde et de jouer de la harpe celtique, en écoutant ce disque, les autres, mais surtout emporté par Again, envoûté par la fameuse harpe cristal réalisée par Léo Goas.

C’est pourquoi lorsqu’il est revenu sur la scène de l’Olympia en 1996, à l’occasion de son album 1Douar, sachant que je travaillais sur Paris à cette époque, je n’ai pas manqué de participer aux deux concerts, en apportant un gwenn & du de grande taille… drapeau breton qui entrera ensuite à l’Elysée… mais ceci est une autre histoire que nous vous raconterons peut-être un jour.

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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