Saints bretons à découvrir

[NECROLOGIE] Aet eo Herri ar Borgn da Anaon

Les funérailles de Herri ar Borgn, écrivain breton, ont eu lieu hier à Plouay, dans une église pleine. Ayant quitté le sacerdoce en 1972, il travaillera ensuite pour la culture bretonne, en publiant contes philosophiques et poèmes en breton, ainsi qu’un dictionnaire du breton parlé le long du Scorff. Il intervenait régulièrement sur Radio Bro Gwened et organisait des cours de langue bretonne et des filajoù sur Plouay où il était retiré. Militant de l’UDB, sur le front pour divers combats idéologiques, il ne faisait pas toujours l’unanimité, mais son engagement pour la Bretagne ne peut qu’être souligné.

A l’âge de 78 ans, il s’est éteint. Son amour pour la Bretagne a bien été rappelé durant la cérémonie, les répons étant en breton. Il a eu droit au Kantik ar Baradoz en guise d’A-Dieu, et au Bro Gozh sur le parvis dans une forêt de Gwenn-ha-du flottant au son de la cornemuse.  Soit dit en passant, si tous ces bretonnants venaient à la messe tous les dimanches en paroisse, certainement que nos cantiques bretons résonneraient à nouveau souvent dans nos églises… 

Kenavo deoc’h, Herri ! 

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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4 Commentaires

  1. Peah ha repoz d’é énéan.

    Même si sur certains sujets d’Eglise il pouvait avoir des positions “border line”, c’était une figure attachante, et d’une grande gentillesse. il fréquentait assidûment la messe en breton mensuelle de Quéven et était toujours prêt à rendre service pour les lectures qu’il proclamait avec conviction dans son breton élégant et fluide. (il lui arrivait souvent de changer certains mots en cours de route quand il estimait qu’un autre était plus approprié, on le lui pardonne !) C’était aussi un habitué de la messe de Noël en breton où il rendait aussi volontiers service pour les lectures. Pour quelqu’un qui vivait autant la langue bretonne, je trouve dommage qu’il n’ait pas eu d’obsèques intégralement en breton.

    Kenavo deoh, Herri !

    In paradisum deducant te Angelis !

  2. J’oubliais de le remercier pour avoir réédité le recueil des oeuvres pleines de truculence de son grand-oncle Guillam Er Borgn. Sorhienneù hafarseu koh er hornad
    (Historiettes et vieilles farces du pays) Un petit ouvrage en beau breton plein d’humour à découvrir !

  3. Madame,

    Comme nous l’avons signalé dans le mail que nous vous avons envoyé, voici copie de ce mail sur notre site :

    Nous avons bien pris note de votre commentaire concernant le décès de votre frère Herri. Avant toute chose, soyez assurée de nos prières pour lui et sa famille, dont vous êtes. Je sais exactement ce qu’est la perte d’un frère, ayant vécu la même chose.

    Je comprends que vous ne soyez pas aussi engagée dans la langue bretonne que l’était votre frère et il est certain que la langue française devait donc être là. Là n’est pas la question pour nous.
    Nous n’avons pas du tout voulu vous ridiculiser -ni votre famille – en disant que le début de la cérémonie “était un peu franchouillarde”- mais nous avons simplement cité le ressenti de quelques personnes présentes, par rapport à ce qu’était pour eux – et pour nous- Herri, que nous connaissions personnellement et que nous appréciions. Nous ne publions que les nécrologies de personnes que nous apprécions ou qui représentent quelque chose pour la Bretagne. Herri était dans ces deux catégories. Pour nous, il méritait simplement autre chose que les propositions habituelles des funérailles, mais que malheureusement les gens ne connaissent plus. Il s’agit donc non pas d’une volonté de ridiculiser votre famille mais bien de dire que Herri méritait à nos yeux des funérailles suivant son engagement propre car comme l’a dit un de nos lecteurs qui lui aussi le connaissait personnellement, “pour quelqu’un qui vivait autant la langue bretonne, il est dommage qu’il n’ait pas eu d’obsèques intégralement en breton”. Nous comprenons cependant ce que vous nous dites. Soyez assurée qu’il n’y avait nulle intention de nuire à votre famille, et nous sommes navrés que vous le croyiez. Nous avions d’ailleurs précisé dans l’article que “son amour pour la Bretagne a bien été rappelé ensuite”. Et nous avons publié le commentaire d’un de nos lecteurs qui va aussi dans ce sens.
    Nous comprenons votre désarroi, et ce ne sont donc pas de simples excuses que nous vous donnons mais nous vous demandons pardon si vous avez été heurtée par ce propos.

    Nous publierons donc votre commentaire sur AR GEDOUR à la suite de l’article nécrologique ainsi que notre réponse que nous vous faisons aussi parvenir par ce biais. Nous allons aussi retirer le terme de l’article lui-même, en espérant que cela puisse atténuer votre peine.

    Bien cordialement,

    Eflamm Caouissin
    Directeur de publication

  4. Noëlle Rio (Le Borgne)

    Je découvre avec affliction les propos blessants de votre article nécrologique sur mon frère aîné Riri. Il me semble nécessaire de vous préciser que la cérémonie de ses funérailles a été préparée avec Marie-Jo, son épouse, et Lili mon deuxième frère. Pour nous, Riri était bien sûr bretonnant. Le Breton comptait beaucoup pour lui, mais il acceptait que nous ne soyons pas aussi engagés que lui. Il avait cette qualité d’accepter les autres tels qu’ils étaient, notamment dans sa famille. Vos termes (“un peu franchouillarde”) m’ont, par conséquent, réellement choquée. A travers ces mots, vous me ridiculisez et ridiculisez sa famille très touchée par son départ.. Des excuses de votre part, publiées sur votre blog, seraient donc bienvenues. Je regrette d’ailleurs que cet article ne soit pas signé. L’utilisation de la langue française reste un moyen de communication et de vulgarisation auprès du plus grand nombre, la preuve en est que votre article est rédigé entièrement et exclusivement en français.
    Kenavo.
    Noëlle Rio

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