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“DEVANT TOUS JE M’ENGAGE, SUR MON HONNEUR …”

Promesse scoute avec serment (ici avec ancien grand salut scout) sur la Bible, dans les ruines de Landévennec - Archives Ar Gedour - DR

 « Devant tous je m’engage, sur mon honneur, et  je Te fais hommage de moi, Seigneur ; protège ma Promesse, Seigneur Jésus »

Ainsi débute la Promesse des Scouts et des Guides, du moins des mouvements qui n’ont pas jetés par-dessus bord la nature chrétienne de la promesse. Oui, l’adolescent, l’adolescente, encore presque enfant, admis à faire sa Promesse, et après une longue préparation spirituelle, tels des Chevaliers, s’engageait « devant tous », et d’abord « devant Dieu » à être fidèle, toute sa vie, à sa promesse. Une promesse faite sur l’Evangile (cf photo ci-dessus), sur le drapeau scout ou de la Patrie, parfois les deux, avec un cérémonial, une sorte de liturgie qui ne laissait planer aucun doute sur l’importance de l’engagement demandé, et explicite sur le fait que l’on n’était pas dans le jeu, la blague, le simulacre. Car, effectivement, il était demandé de servir Dieu, son prochain, la Patrie, ce qui n’était pas rien ; servir Dieu comme le demande le Notre Père, mais aussi la très belle prière scoute « Seigneur Jésus apprenez nous à être généreux, à Vous servir comme Vous le méritez » due à Saint Ignace de Loyola. Servir dans tous les instants de la vie, sachant que celui qui aspire à honorer sa Promesse, se doit d’abord d’être serviteur, et  qu’il n’a pour autant aucun titre à être servi. Une Promesse qui en annonçait d’autres, ou du moins qui se devaient d’être dans sa continuité.

Mais cette promesse scoute n’était que le prolongement d’une autre promesse, celle du baptême qui engageait le nouveau-né à être, plus tard, promesse scouteen tout fidèle à sa qualité de chrétien, d’enfant de Dieu, de fils et fille de l’Eglise.

C’est entendu, des esprits chagrins, ignorants et surtout tourmentés par les idéologies anti-chrétiennes et le « droit à la liberté de l’enfant de décider de lui-même », viennent nous expliquer que le jeune baptisé a été l’objet d’une violence faite à sa liberté future, et qu’une promesse faite par des tierces personnes ne saurait engager l’enfant. Justement, l’enfant, devenu adolescent, puis adulte aura tout son libre arbitre pour réfléchir avec raison à sa foi (Foi et raison), et l’aide de la Grâce, à persévérer dans la voie ouverte par son baptême et faire sienne la promesse prononcée en son nom par ses parents, son parrain et sa marraine.

Il est de « bon goût » chez certains de prétendre renier leur baptême en se faisant radier des registres  de l’ Eglise, et de se faire ainsi, croient-ils, débaptiser. S’il est facile de raturer une mention sur un registre, ne leur en déplaise, le baptême est ineffaçable. Aucune idéologie ne  ne le fera disparaître, autant dire qu’il ne sert de rien de se renier sur cette affaire, d’en appeler aux “valeurs de la laïcité et de la République”, de “convoquer les Grands Ancêtres de la Révolution”,  car la cause est entendue … pour l’éternité.

De même, l’adolescent, renouvelle, lors de sa Profession de Foi cette promesse. Hélas ; force est de reconnaître que pour beaucoup, ce renouvellement de leur promesse de baptême est suivie d’un abandon, d’une trahison.  Au lieu d’être un nouveau départ sur la route du Christ, nous assistons avec tristesse le choix du chemin qui Lui tourne le dos. Une promesse de baptême que nous sommes d’ailleurs tous invités à renouveler le Samedi Saint.

Toute la vie n’est que promesses…ou trahisons

Les jeunes mariés sont invités à se promettre l’un à l’autre, « devant tous » et d’abord devant Dieu. Ainsi s’engagent-ils comme le disait si merveilleusement la formule rituelle, trop souvent abandonnée : « Promettez-vous d’être fidèles l’un à l’autre pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ». Incontestablement, on demandait beaucoup autrefois, et on était direct dans les formulations. De nos jours une telle phrase, une telle exigence « fait problème », elle deviendrait « traumatisante ».  Dans la « Noce Bretonne » des abbés Le Maréchal (Blei Lannvaos) et le Dantec, la promesse que se font les jeunes mariés est sublime :

«  Reseut o men Doué promès hou pugalé – A ziué néan groeit énéan – aveit ma helleemb dougein get karanté, er groez e ret de bep unan hed er vuhé hed er vuhé » (Recevez, ô mon Dieu, la promesse de vos enfants. De deux âmes, faites une seule âme, pour que nous puissions porter avec amour la croix que vous donnez à chacun au long de la vie, au long de la vie)

On est là, très loin, des mariages «kleenex » qui sont remis en question dès le premier problème.

Le séminariste, qui après des années de séminaire s’engage dans le Sacerdos in Eternum » (prêtre pour l’Eternité) promet, avec l’aide de Dieu, d’être son humble serviteur, mais aussi celui du prochain qui lui sera confié. De même, à tous les échelons de la hiérarchie de l’Eglise la promesse se devra d’être tenue, jusqu’au martyre si nécessaire ; en témoigne la soutane rouge des cardinaux. De même, la promesse des Ordres religieux. Il ne saurait y avoir d’engagement sans promesse devant Dieu et devant les hommes. Les séminaristes ordonnés sont, par une admonestation paternelle et fraternelle, invité ainsi :

« Comprenez ce que vous faites ;  ressemblez  à ce que vous accomplissez : puisque vous célébrez le Mystère de la mort du Seigneur, ayez soin de faire mourir en vous tous les vices et les mauvaises tendances »

Le militaire n’est pas exempte de « comprendre ce qu’il fait ». De par son métier des armes, il s’engage à servir le pays, à le défendre, donc défendre ses compatriotes ; il se fait lui aussi serviteur autant que, si l’occasion lui est donnée et est inévitable,  guerrier. Nous entendons là le guerrier-soldat dans l’honneur, l’héritier du chevalier, et non sa caricature hideuse de la soldatesque dont on ne cesse de voir de par le monde  les  nuisances. Le militaire qui sait même reconnaître à l’adversaire qu’il peut, la paix revenue, être un frère, que « l’Honneur n’a pas de frontière ». C’est du moins la conception chrétienne du service des armes, de l’esprit chevaleresque : un « Honneur qui s’appelle fidélité ». Comme le scout, c’est sur le drapeau qu’il s’engage et prend à témoin en même temps que ses frères d’armes.

caduceus-30591_960_720Le médecin par le serment d’Hippocrate qu’il fait, serment qui est la « colonne vertébrale » de son éthique, s’engage lui aussi sur son honneur, à défendre et soigner la vie, de sa conception à sa fin naturelle. Bien que fort heureusement beaucoup de médecins sont encore fidèles à leur serment, la tentation idéologique d’y déroger de plus en plus est grande, et tout est fait pour les encourager dans cette voie mortifère. Le docteur Laënnec que l’on félicitait pour ses capacités à soigner et guérir, répondait que si lui avait effectivement soigné les corps, et aussi très souvent les âmes, c’était Dieu qui les avaient guéris. (1)

Jadis, dans les tribunaux, les justiciables, les témoins étaient invités à jurer devant un grand crucifix de « dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité » et de ne point se parjurer. Jurer devant le Christ en croix donnait davantage à réfléchir, même pour un truand avéré, un criminel, que de jurer devant une Marianne, clone de la « Déesse Raison » issue de la Révolution. Se référer, et prendre à témoin les  Evangiles, la Bible, le crucifix  était plus « risqué » que de se faire assister par les « valeurs de la République », devant une femme de plâtre coiffée du bonnet phrygien.

Des promesses, en fait ce sont tous les corps de métiers, les Corporations qui, par un serment ou une promesse, invitaient les membres à devenir sur l’honneur les ambassadeurs. Et cela impliquait une manière de vivre, de penser, de travailler qui engageait à vie l’impétrant. En un mot, il fallait être un « honnête homme » dans le sens qu’on donnait jadis à cette qualité. Mais la vertu du sens de l’honneur et de la parole donnée s’enseignait dès l’enfance, au foyer ou à l’école, que ce fusse une école religieuse ou publique, à l’église, et plus tard dans le métier choisi. Et c’est de ce sens de l’honneur que l’on faisait les élites. Oui, mais nous étions dans une société chrétienne. Certes, les trahisons, les parjures n’épargnaient personne, mais malheur à celui qui s’y adonnait car beaucoup de choses se pardonnaient, le parjure rarement. Lorsqu’on jouait la Passion, beaucoup d’acteurs bénévoles rechignaient pour tenir le rôle de Judas, car rien que le nom était synonyme de trahison, de manquement à la parole donnée, à l’honneur, tenir ce rôle était, croyait-on dévalorisant et risquait ensuite  de coller à la réputation du « malheureux » acteur…

Ainsi, ce qui engageait le scout, le prêtre, le militaire, le médecin, exigeait que tous « comprennent ce qu’ils faisaient » (promettre), et que de cet engagement se dégageait une « manière d’être, de penser, d’agir » qui n’était que la promesse mise en pratique quotidienne. Il est vrai aussi que dans une promesse chrétienne, celui qui la fait sait parfaitement qu’il ne peut compter sur ses seules forces pour y être fidèle. C’est pourquoi il s’en remet à l’aide de la grâce de Dieu, et aussi très souvent de la Vierge Marie, notre avocate, comme le chante le Salve Regina.

MAIS LES  PROMESSES  N’ENGAGENT QUE CEUX QUI LES CROIENT !…

C’est connu, nos hommes et femmes politiques se sentent trop souvent exonérés de tenir leurs promesses, d’autant qu’ils sont « responsables, mais pas coupables », pour reprendre une célèbre formule d’une femme ministre.  Un autre ministre  au franc-parler célèbre, disait, avec un certain cynisme, que « les promesses n’engageaient que ceux qui les croyaient ». Ou encore, cette variante « Elles n’engageaient que ceux à qui elles étaient faites ». Autrement dit, nos politiciens, mais pas qu’eux, trouvaient normal, « honnête » de ne pas tenir leurs promesses.

Si nous souhaitons contracter un crédit à la consommation, les publicités des banques et organismes prêteurs nous préviennent « Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager », c’est assez clair, et le client sait donc parfaitement à quoi s’en tenir, il y a promesse devant le prêteur de tenir ses engagements, sinon la sanction est au bout.  Il serait intéressant d’appliquer cette formule à tous nos politiques, à tous ceux qui prétendent s’engager, cela donnerait : « Une promesse vous engage et doit être tenue. Vérifiez vos capacités à les tenir avant de vous engager », et nous pourrions ajouter, il en va de votre honneur, mais là, se serait beaucoup leur demander, car il faudrait déjà expliquer ce qu’est l’honneur, le respect de la parole donnée, surtout en période électorale…

Peut-être vaudrait-il déjà leur expliquer que « Crédit » vient du latin « créditum », c’est-à-dire « croire », et croire, c’est par nature faire confiance.

Nous avons commencé cet article en nous référant à la promesse scoute. Beaucoup de responsables politiques, économiques, culturels et religieux actuels sont passés par les mouvements issus du scoutisme, encore faut-il savoir quel genre de scoutisme ils ont pratiqués, car beaucoup de mouvements ont considérés que la promesse scoute sentait son « vieux temps » et qu’elle s’affichait, avec son rituel, trop chrétienne, trop identitaire et interdisait de ce fait toutes « ouvertures aux autres ». En bref, qu’elle était une grave atteinte à la liberté. Le moins qu’on puisse dire, est que bien des vies privées et publiques d’anciens scouts  ne témoignent  guère de leur promesse ; elles en sont même des contre-témoignages : « Eh, quoi ! Ma promesse m’engagerait donc ? » Oui, elle vous engage !…

Je me souviens d’une conversation, en 2006,  avec Lizig Géraud-Keraod, fondatrice avec Perig son mari des Scouts et Guides Bleimor et à l’origine de l’extension des Scouts d’Europe. Elle me fit connaitre, au soir de sa vie, son grand regret, sa grande peine, que partageait Périg, d’un certain « échec » des Bleimor :

 « Fort peu avaient persévéré dans la voie chrétienne, catholique, dans l’idéal « Feiz ha Breiz » (Foi et Bretagne) qui leur avait été proposé.  Beaucoup, garçons ou filles, arrivés à l’âge estudiantin (les années soixante), s’étaient laissés séduire et pervertir leur foi par les idéologies universitaires progressistes, le communisme, le trotskysme, le maoïsme. Sartre, Marcuse, De Beauvoir et combien de philosophes prophètes nihilistes des temps nouveaux, avaient dans leur cœur, leurs pensées, leurs engagements pris la place de l’abbé Perrot, de Jean-Pierre Calloc’h, de Cadoudal. Les héros bretons  d’hier étaient rejetés  pour se prosterner devant les nouvelles idoles comme le « Che », Castro, quand ce n’était pas pire » (Lizig Géraud-Keraod)

Cela pour enfanter les fameux soixante-huitards qui seront, et sont toujours, marque de fabrique dévoyée d’un certain militantisme breton. Au moins pire, de ces Bleimor, certains  feront dans un catholicisme  gauchisant tout aussi destructeur, alors que d’autres feront dans l’indifférence religieuse du temps. Et elle ajoutait : « que les grands responsables en étaient justement ces organismes chrétiens archi-progressistes comme la Jeunesse Etudiante chrétienne (JEC), La Jeunesse Agricole chrétienne (JAC), et la Jeunesse Ouvrière chrétienne (JOC). » Des organismes, véritables « essoreuses » de cerveaux, n’ayant pas leur pareil pour fabriquer des contre-chrétiens. Et elle concluait, « combien ont été fidèles à leur promesse de scout ou de guide, et ne sont pas  devenus l’élite chrétienne bretonne que nous souhaitions tant. Les fidèles à leur promesse ? Une infime minorité. Tous sont devenus de parfaits gauchistes, à  des années lumières de l’idéal Bleimor. » C’était dur à entendre, mais c’était la triste vérité, et elle me citait les noms d’anciens Bleimor qui auraient dû par leur aura culturelle et leurs talents  incontestables êtres des « leaders de la foi chrétienne et bretonne », mais n’en étaient par leurs choix idéologiques que les contre-témoignages, entraînant à leur suite toute une jeunesse qui les adulait. Beaucoup ne retinrent de « Feiz ha Breiz » que Breiz, mais un Breiz asservi aux idéologies de Mai 68, et Feiz fut évacué. Ils auraient pu être une élite, ils ne furent que les petits aboyeurs des idéologies destructrices de la Foi et de l’idée même de Patrie. Le constat de Lizig et Perig Géraud était aussi celui du Père Joseph Chardronnet, leur aumônier, une des grandes figures religieuses bretonnes, constat qui concernait les Bleimor de la « 1 ère époque », et non les Bleimor intégrés aux Scouts et Guides d’Europe. Les premiers ne donnèrent aucune vocations religieuses, les seconds, oui.

Nous sommes de ceux qui pensons que si bien des promesses scoutes avaient été honorées, puisqu’elles étaient faites « devant Dieu et devant les hommes », et qu’elles n’avaient rien d’un jeu tiré du Livre de la Jungle, ni d’un folklore, il y aurait assurément aujourd’hui une authentique élite bretonne chrétienne, catholique. Comme nous l’avons souligné dans un précédent article (2), cette élite fait grand défaut à la Bretagne, car, les Bretons sont eux aussi malades du rejet de leurs racines chrétiennes. Feiz n’est plus qu’un accessoire dans l’identité bretonne, surtout au niveau culturel, et s’il doit vivre, ce ne peut qu’être, comme dans la France laïque et Républicaine, que dans la sphère privée.

J’ai sous les yeux, au moment où j’écris cet article, un admirable petit livre « Cœurs de Héros » ; édité en 1942 pour édifier la jeunesse bretonne. Au travers de  vingt belles histoires authentiques, le sens de l’honneur pratiqué par des jeunes de leur âge est donné en exemple. Ces histoires nourissaient tout à la fois l’esprit et l’âme, et étaient le complément des exemples des saints et des saintes, et des héros de l’Histoire de Bretagne.  Nous chercherions en vain un tel livre aujourd’hui dans la multitude des livres bretons proposés à la jeunesse censée s’intéresser à la culture bretonne. Mais il n’y a rien, sinon qu’un terrible vide. L’apprentissage de l’honneur, de la parole donnée commençait par de « belles histoires » (3) Le Christ, dans son enseignement a aussi commencé par de « belles histoires », les Paraboles. A ceux qui les entendaient de les mettre en pratique dans leur vie, car elles n’avaient pas vocation à rester que des belles histoires.

Le Christ nous a prévenus, « nul ne peut servir deux maîtres à la fois, car il trahira l’un pour servir l’autre ». Autrefois, et ce n’était tout de même pas au temps des dinosaures, mais un temps pas si lointain, on ne s’engageait jamais à la légère dans une promesse. De nos jours, c’est un produit jetable. D’ailleurs, ce mot a-t-il encore une signification ? Il est à craindre que non.

À propos du rédacteur Youenn Caouissin

Auteur de nombreux articles dans la presse bretonne, il dresse pour Ar Gedour les portraits de hauts personnages de l’histoire religieuse bretonne, ou encore des articles sur l’aspect culturel et spirituel breton.

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7 Commentaires

  1. Existe-t-il une version bretonne du chant de la promesse et du texte de la promesse ? Trugarez !

    • Il existe en effet plusieurs textes du cérémonial scout qui ont été traduits en breton à l’époque des Scouts Bleimor fondés par Perig Géraud-Keraod. Notamment la loi scoute et le cérémonial de la promesse. Pour le chant de la promesse, je ne me souviens plus. Je n’ai plus ces documents sous la main. Si quelqu’un les retrouve ce serait une bonne chose de les republier.

  2. Bernez

    Pierre Felix a prononcé sa promesse scoute à Chateaulin le jour de l’assassinat de l’Abbé PERROT.
    Il gardera toute sa vie en tant que bretonnant une admiration inconditionnelle de l’oeuvre de
    Yann Vari PERROT.
    Prions Notre Dame de KOAT KEO.

  3. Trugarez vras evit ar pennad-mañ !

  4. La photo….
    Je pense qu’il serait bon d’avoir une explication de la photo car elle peut être mal comprise ?
    En effet jusque à la guerre de 40 environ il y avait le petit salut et le grand salut.
    Hitler ayant copié le grand salut scout comme salut nazi il n’est plus utilisé depuis.
    ce grand Salut se retrouve sur de nombreuses photos d’avant la guerre de 40…
    Vous pourriez également avoir des informations sur ce grand Salut ainsi que sur les scouts en Bretagne en contactant Riaumont et l’observatoire du scoutisme.

    • Nous n’avons pas souligné ce salut parce qu’il n’y a aucune justification à donner car, comme vous le dites, il s’agit sur cette photo (issue des archives de l’auteur) du grand salut scout, qui existait encore après la 2nde guerre mondiale jusqu’à peu près les années 60. Ce salut était issu de la manière de saluer sous l’empire romain, reprise par les sportifs olympiques pour les JO relancés par Pierre de Coubertin… et les scouts. Il a été abandonné par risque de confusion avec le salut dont vous parlez.

      Je précise ici un point de vue personnel : à trop (se) justifier on en vient à cautionner les cris d’orfraies de gens qui ne connaissent pas l’historique de bien des symboles, mais font des reductio ad hitlerum à tour de bras et poussent à la mise à l’index de symboliques ancestrales bien plus anciennes, conduisant à terme à l’abandon de celles-ci. Ce qui fait qu’on ne peut plus utiliser bien des symboles parce que “trop connotés” pour la “doxa” : ici le salut brandi scout, ailleurs la croix celtique ou le Kroaz Du…

      Mal compris, le salut brandi a été abandonné comme tant d’autres symboles … et comme l’honneur !

  5. La photo ne représente pas un salut brandi : le salut est à l’épaule comme pratiqué aujourd’hui (main droite) et la main gauche est tendue sur l’étendard des scouts : il s’agit de la promesse du jeune homme 😉 #honneur #promesse #engagement #moderne

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