Saints bretons à découvrir
Accueil > Culture / Sevenadur > Musique / musik > [SEMAINE SAINTE] LES CANTIQUES BRETONS DE LA PASSION

[SEMAINE SAINTE] LES CANTIQUES BRETONS DE LA PASSION

calvaire

Après nos articles sur Les hymnes bretons de la fête des morts et des funérailles, puis sur les Cantiques bretons de Noël, nous consacrons quelques lignes à ces chants de la Passion du Christ.  Vous pourrez en savoir plus sur certains cantiques en cliquant sur les liens proposés ou encore sur www.kan-iliz.com. Certains titres ne sont pas encore en ligne mais le seront sous peu. Nous invitons à les reprendre dans nos paroisses. AR GEDOUR se tient à votre disposition pour vous aider. Notez que vous pouvez reprendre cet article dans vos bulletins paroissiaux (en citant la source). 

 _________

Dans l’Eglise catholique, tous les temps liturgiques ont leurs «Grandes Heures», égales en beauté, du moins lorsque celles-ci sont célébrées dans une authentique liturgie, expression du sacré indispensable pour élever les âmes vers Dieu et comprendre tout le sens de ces Mystères.

Noël (Mystère de l’Incarnation) et la Semaine Sainte, tout particulièrement le Vendredi-Saint (Mystère de la Rédemption), ont comme une place privilégiée, car ces deux temps forts de la vie chrétienne sont indissociables. Sans le premier, il n’y a pas le second. Ils sont l’Alpha ( le Commencement) et l’Oméga (la Fin) de la Révélation accomplie.

Si Noël a été une source d’inspiration dans le «Merveilleux chrétien», le Vendredi-Saint a très souvent permis à l’art chrétien de se sublimer, et d’être un chemin privilégié vers la foi. Que d’artistes, peintres, sculpteurs, musiciens ont été inspirés, transcendés par la Passion. Tout le monde connaît les Piétas, dont la plus célèbre est celle de Michel-Ange, ou des «Descentes de Croix». Rappelons aussi le très beau film «La Passion» de Mel Gibson, ou bien le « Golgotha » du cinéaste Suédois Karl Dreyer. Ou encore ces « Passions » jouées, dont la plus célèbre est celle d’Oberammergau en Bavière, et en Bretagne, celle jouée à Loudéac, voire la Ar Basion Vraz – La Passion Celtique* proposée depuis plus de vingt ans par la troupe Ar Vro Bagan. Dans les années soixante, la Passion se jouait encore sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris, avec le concours de la population et des autorités de la Capitale. Aujourd’hui, cela est impensable, car les Vestales de la laïcité veillent sur la virginité de «l’Espace public et républicain».On préfère plonger le Christ dans l’urine, comme dans «Piss-Christ» de «l’artiste» Andres Serrano ou le ridiculiser comme dans « Golgota PicNic » de Rodrigo Garcia. Cela dans la même ligne que l’interdiction des Crèches, car l’Enfant Jésus qui annonce le Rédempteur dérange dans une Europe apostate, et qui n’aime guère ses propres enfants, la famille Comment alors aimerait-elle la Sainte Famille ?…

 

STABAT MATER

Le Vendredi-Saint, c’est la colline du Golgotha, et au pied de la Croix se tient la Mère du Sauveur. La douleur de Marie a été une source d’inspiration pour la liturgie et donc pour la musique sacrée . L’œuvre la plus célèbre est le «Stabat Mater», l’hymne par excellence du Vendredi-Saint et de tous les Chemins de Croix, l’hymne que tout grand musicien voulait intégrer à l’une de ses œuvres. Le Stabat Mater nous fait communier à la douleur extrême de Marie devant le corps meurtri et sanglant de son fils :

 «Debout, la Mère douloureuse, serrait la Croix, la malheureuse, où son pauvre fils pendait». Cette Croix qu’exalte encore l’hymne «Crux fidelis inter omnes. Arbor una nobilis» (O Croix, signe de notre foi. Arbre noble entre tous). Et “l’Exultet” de la Veillée Pascale n’hésitera pas un instant à nous faire chanter « O felix culpa, quae talem ac tantum meruit habere redemptorem» (Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur ).

 Les Bretons ont été très tôt saisis par la Tragédie du Golgotha . En témoigne tous nos si nombreux et magnifiques calvaires, véritables catéchismes de la vie du Christ, mais plus encore de sa Passion. On comprend qu’ils aient attirés l’attention iconoclaste de la soldatesque révolutionnaire, et que de nos jours leur présence sur l’espace républicain agace les dévots de la laïcité.

Nos ancêtres ayant ainsi «sanctifié» le dur granit breton, ils ne pouvaient aussi qu’exalter par le chant le Saint-Sauveur qui a donné ce nom à tant de chapelles et de villages, rappelant à chaque coin de nos champs, de nos landes et de nos bois le Saint Mystère de la Rédemption. Nous avons ainsi notre «Stabat Mater» breton qu’exprime si bien le cantique «Mari e-tal ar Groaz» ( Marie auprès de la Croix ), connu aussi par la première phrase, « Piou lavaro pebez glac’har. A c’houzañvas war ar C’halvar » (Qui dira quelle douleur souffrit sur le Calvaire. La plus tendre des Mères devant son Fils crucifié ).

 

Notre «Stabat Mater» breton, car c’est ainsi qu’il est qualifié dans tous les recueils de cantiques, a une particularité qui pourra surprendre : il est chanté sur le même air que le cantique vannetais de Noël, Jézuz Krouédur (Jésus- Enfant). Noël, Mystère de l’Incarnation et le Vendredi-Saint, Mystère de la Rédemption, ainsi par le même air, se trouvent liés. Rien qui soit en cela contradictoire, puisque le premier précède le second, qui ne serait pas sans le premier. D’ailleurs nous retrouvons le même souci d’unir les deux Mystères, celui du Berceau de la Crèche et celui de la Croix du Golgotha dans la «Cantilène à Notre-Dame» ( cantique de Pleudihen-sur-Rance ). Ce chant de Noël qui est de joie, comme pour toute naissance, surtout lorsqu’il s’agit de l’Enfant Divin, n’hésite pourtant pas à nous rappeler, comme par anticipation, qu’à la joie de Noël succédera la tristesse de la Passion. Le berceau préfigure déjà la Croix : «Notre-Dame est assise, Noa, Noa, Noa ( Noël ). Sur un tombeau d’argent ( le berceau de la Crèche qui va devenir la Croix) . Son cher fils la regarde. D’un air si tendre aimant. – Qu’avez-vous donc ma mère, qu’avez-vous à pleurer ? – Je pleure pour ces femmes, qui sont en peine d’enfants». Dans ce cantique c’est donc déjà la « Mère des Douleurs », le «Stabat Mater» qui est chanté, mais aussi la massacre des Saints Innocents. Nous retrouvons ce même rapprochement dans le tableau du peintre Raphaël «La Vierge à l’Enfant », connu encore sous l’appellation de «La Vierge à la chaise» (1514). La tendresse entre Marie et Jésus est comme « troublée » par le regard .de l’enfant. Il semble effrayé comme par le sentiment de sa future Passion. Mais ce temps n’est pas encore venu, et Marie serrant dans ses bras son fils, semble inviter par son regard les chrétiens à prier avec eux. Ce tableau rejoint tout ce qu’exprime la Cantilène de Noël.

Le répertoire des cantiques bretons comporte encore bien d’autres petits chef-d’œuvres par lesquels nous pouvons participer à la Passion du Christ, à la douleur de Marie.

 

GOUELIT MA DAOULAGAD

Avant le Vendredi de deuil, un autre cantique nous propose auparavant d’accompagner le Christ au Jardin des Oliviers, et de prier avec lui, «Deomp holl da liorz Olived» ( Allons tous au Jardin des Oliviers ) ou encore « Jezuz e liorz an Olived». Nous pourrions le proposer en allant se recueillir et veiller devant le reposoir illuminé et fleuri du Jeudi Saint, accompagnant Jésus dans cette nuit de douleur et de solitude. Si chacun de nos péchés est un clou que nous lui infligeons, si nos péchés sont les crachats jetés au visage du Christ, les milles fleurs et cierges du reposoir, les minutes que nous lui consacrons en cet instant sont nos offrandes au Christ qui s’est donné pour nous, il y a deux mille ans mais aussi aujourd’hui. Les deux premiers couplets de ADOROMP HOLL (Adorons tous) pourraient aussi être chantés, avant d’entrer dans le silence et la méditation. 

Le cantique «GOUELIT MA DAOULAGAD» (Pleurez, mes yeux) nous invite le lendemain à joindre nos larmes à celles de Marie : Gouelit, ma daoulagad, setu maro Jezuz – Maro eo ‘vidomp holl, pec’herien disentus (Pleurez, mes yeux, Jésus est mort –Il est mort pour nous tous, pêcheurs insoumis ). Ce que nous dit aussi le cantique PIU E REI D’EM DAOULAGAD que nous retrouvons dans le pays vannetais : « Pardonet Tad a zoustér, pardonet hoah d’ho krouédur ; ho chervij é peb amzer ‘vo bremañ e blijadur » (Pardonnez, Père de douceur, pardonnez encore à votre enfant ; vous servir en tout temps sera désormais son plaisir).

Les Gedourion ar Mintin interprètent ici ce dernier cantique à quatre voix mixtes : 

 

PASION HOR SALVER et E GROH EN AGONI relatent toute la Passion du Christ, tandis que LAVAROM AR CHAPELED nous invite à réciter le chapelet sur HENT ER GROAZ (“O kristenion karantéus, Oll ar un dro, damb get glahar ; Héliamp hon Salvér Jézuz ar en hend é gas d’er Halvar” nous chante un ancien livre du Diocèse de Vannes). NI HO SALUD, KROAZ BENNIGET, cantique composé d’après des paroles de Louis-Marie Grignon de Montfort et une musique d’Haydn, intègre le répertoire des cantiques bretons du Diocèse de Quimper et Léon, en proposant cette salutation à la Croix, rappelant que l’homme est racheté par la mort de Jésus : « Salver Jezuz, a-raog mont kuit, me a fell din pokad d’ho treid, Me a stardo va muzellou ouz ar c’hoad sakr, ouz an tachou. » (Seigneur Jésus, avant de partir je veux embrasser vos pieds. Fermement je poserai mes lèvres sur le bois sacré, sur les clous). Nous sommes ici pleinement dans l’adoration de la Sainte Croix, qui doit continuer au long de notre vie, comme le dit le dernier couplet « Hirio, warhoaz, ‘hed va buez, Me ‘vevo en ho karantez : ma ‘m eus kalon, piou a garfen nemed Jezuz, Jezuz hepken ? » (Aujourd’hui, demain, au long de ma vie je vivrai de votre amour. Si j’ai du coeur, qui aimerais-je sinon Jésus, seulement Jésus ?)

Mais n’oublions pas de chanter la croix glorieuse. Au lieu de chanter “Victoire, tu règneras ! O croix tu nous sauveras !”, pourquoi ne pas choisir  EN INOUR D’ER GROEZ /  D’AR GROEZ SANTEL, ce cantique originaire du Diocèse de Vannes invitant à chanter cette croix salvatrice : “D’er groéz santél, kristenion, kanamp gloér ha melasion ! Kanamp, kanamp, kanamp a galon !” ou encore ER GROEZ SANTEL SAUET, acclamant avec ferveur la Sainte Croix. Un autre cantique à proposer est MEULOMP HIRIE A VOUEZ UHEL ! , qui peut aussi avoir sa place aux Rameaux. Ce cantique, tiré du “Kantikou Brezonek” du Diocèse de St Brieuc & Tréguier (1934) peut se chanter sur l’air de “Vive Jésus, Vive sa croix” et dit “Meulomp hirie a vouez uhel Jezuz hag e Groaz Santel” (célébrons aujourd’hui à haute voix Jésus-Christ et sa Sainte Croix ! )

kemenerNous le disions dans un précédent article : Yann-Fañch Kemener nous fait redécouvrir certains trésors dans son récent album « Kan ar Basion / Les chants de la Passion ». Débutant son opus par un superbe O Filii et Filiae e brezhoneg basé sur l’air traditionnel du VI ème siècle connu de toutes les paroisses, faisant bien comprendre que le sacrifice ultime de Jésus prend sens dans sa résurrection. Cet air étant connu dans nos paroisses, le reprendre en breton pour Pâques sera donc aisé. Soulignons aussi le Stabat Mater (différent de celui que nous évoquons plus haut) mais tout aussi porteur, basé sur l’air du Vexilla Regis, et qui demande : 

Mais quel est l’homme qui ne serait ému ? En y réfléchissant en son cœur, En voyant notre Mère frappée de stupeur ? Hélas, c’est son enfant qu’elle pleurait.

 

N’oublions pas le Gwerhiez Santél, vibrant cantique qui mériterait une bonne place dans nos liturgies :

 

1- Guerhiéz santél, a lein en nean, Hou pét truhé doh hun inean ; Sekouret-ni én hun dobér ; O Mam tinér, o Mam tinér.

2- Amen hiniù ol deuhlinet. Guélet, o Mam, hou tud karet : Deit int get fé d’hous inourein, Ha d’hou pedein (bis).

3- Groeit ma veemb perpet gredus Aveit karein hou Mab Jézus ; Distaget ni azoh en doar, O Mam hemb par (bis).

4 – O Mam béet get er glahar, Etal Jézus, ar er Halvar, Groeit ma veemb perpet fidél D’er groéz santél (bis).

  

Belles paroles que nous vous traduisons :

Sainte Vierge du haut des cieux, Ayez pitié de nos âmes, Aidez-nous à le faire O douce Mère , O douceeuriou.jpg Mère.

Ici aujourd’hui agenouillés Regardez, bonne Mère, vos gens aimés, Ils sont venus avec foi, pour vous honorer Et vous prier (bis).

Faites que nous soyons toujours pieux, Pour aimer votre fils Jésus, Détachez-nous de la terre, Ô Mère sans pareille, ô Mère sans pareille.

Ô Mère, accompagnez par votre chagrin, Jésus sur le Calvaire, Faites que nous soyons toujours fidèles, A la Sainte Croix, à la Sainte Croix.

Bien d’autres titres méritent que l’on se procure cet album et que l’on s’arrête quelques instants dans le tourbillon quotidien en écoutant la beauté des textes et des mélodies, sublimées par la voix de l’artiste breton, du violoncelle et de la viole de gambe. Alors que vous plongerez dans le saint mystère, avant de vous rendre au chemin de croix, installez-vous et entendez la complainte de Marie-Madeleine, voyez la Croix qui s’incline auprès de la Vierge Marie pleurant son Fils bien-aimé. 

 

UN REPERTOIRE TRES RICHE

20150303_100342.jpgNous le constatons : le Triduum  Pascal est une réelle source d’inspiration depuis toujours. Ainsi, un prêtre de Melrand avait composé un chant de la Passion, lui aussi sur l’air du Vexilla Regis. L’abbé Perrot écrivit quant à lui «Euriou Pasion An Aotrou Krist» (Les Heures de la Passion du Christ). Cette oeuvre est entièrement chantée sur la ligne mélodique traditionnelle des cantiques bretons. Nous y retrouvons dix cantiques, dont certains du Bleun-Brug, harmonisés par le chanoine Mayet, organiste de la cathédrale de Quimper, et que chantaient les «Pueri Cantorum» des écoles catholiques sélectionnées pour les concours de cette fête. Nous retrouvons également des airs de l’abbé Job Le Bayon et du compositeur Théodore Decker. L’abbé Perrot y inclura la prière qu’il composa au front en 1918, et mis sur la mélodie du «Pater» de Théodore Decker dans le  Mystère “Ar Hent en Hadour” (Sur la Route du Semeur) de Job Le Bayon :

 

« Kaset em eus da benn, ha graet em eus da vat ar ge-fri-do ho poa fiziet en-non, va zad, meulet eo hoc’h a no dre. Bevar c’horn ar bed, grit ma vo va hini ‘vet hoc’h hini meulet »

 (J’ai mené à son terme et bien accompli, la mission que Vous m’aviez confié, mon Père ; Loué est Votre Nom, aux quatre coins du monde- Faites que le mien soit comme le Vôtre, loué) (2) 

Ce chef-d’œuvre est lui aussi inconnu, et n’a plus été joué et chanté depuis…1938 !

 

Dans le répertoire de 300 cantiques «Muzikou ha kantikou brezoneg» proposé par Minihi Levenez pour le Diocèse de Quimper et Léon, sont proposés 12 cantiques pour ce temps de la Passion. Dans le Diocèse de Vannes, d’autres cantiques existent. Dans le diocèse de Saint-Brieuc & Tréguier, nous en répertorions 5 dans le recueil “Kantikou brezonek” de 1934. Les mêmes cantiques se retrouvent parfois avec quelques variantes dans l’orthographe ou la syntaxe, ou encore dans la mélodie et les paroles. Notre liste n’est pas exhaustive, mais permet de redécouvrir une partie de la richesse des cantiques bretons de la Passion.

Yann-Fanch Kemener précise dans son album que “devant la profusion des calvaires qui jalonnent le bord des routes, descalvaires, bretagne peintures murales qui ornent les églises, on peut affirmer que les chants de la Passion ont marqué durablement les foules. N’est-ce pas le même mystère et la même émotion qu’on retrouve dans ces chants, dans ces images et ces sculptures de granit ?

Nous devrons sans doute, modestement, nous contenter d’apprécier la beauté de ces textes et de mesurer la profondeur de leur portée à l’aune de notre sensibilité et du regard dont nous voudrons bien les nourrir. Il est clair qu’à travers ces chants empreints de ferveur et d’émotion; nous touchons là non seulement une époque donnée mais surtout l’âme d’un peuple.”

 

Aujourd’hui, dans une Eglise quasiment débretonnisée, rejetant toute inculturation bretonne, ces magnifiques cantiques, constatons-le avec tristesse, ne sont plus du tout chantés. Sait-on même qu’ils existent ? Certaines équipes liturgiques, ne connaissant pas les richesses du répertoire, nous proposent des refrains qui ont parfois fait leur temps. Maintenant que nous les leur faisons (re)découvrir, on comprendra certainement qu’elles opteront pour certains de ces cantiques bretons favorisant le recueillement, permettant de voir et de vivre la Tragédie de la Passion, à l’instar d’un Miserere de Gregorio Allegri.

Incontestablement, notre patrimoine musical de la Semaine Sainte mérite, comme celui des autres Temps liturgiques, d’être redécouvert, d’être remis à la place d’honneur qui lui revient de droit, c’est à dire intégré dans une liturgie vivante et belle qui sera seule à même de nous rendre «partie prenante» de la Passion du Christ, de « provoquer cette intériorité nécessaire à l’évangélisation » pour reprendre les termes de Mgr Centène, évêque de Vannes.

« Dans l’esprit de la Contre-Réforme, la Passion du Christ devient le thème central des prédications et des Missions » nous dit Yann-Fañch Kemener dans son étude accompagnant l’album. De nos jours, alors que nous en avons bien besoin, nous aurions donc tort de nous priver de ce vecteur d’évangélisation. 

Quant aux cantiques de Pâques, un article leur sera dédié, mais vous pouvez déjà en découvrir quelques-uns sur www.kan-iliz.com .

  

Youenn Caouissin / Eflamm Caouissin

Vous appréciez nos articles et notre travail ? Aidez-nous en contribuant au Skodenn FEIZ HA BREIZH. 

Plus d’informations en cliquant ici 

NOTES :

* des extraits musicaux de la Passion Celtique se trouvent ici.

1- « Euriou Passion An Aotrou Krist », de Yann-Vari Perrot et Herry Caouissin, illustrations inédites de Félix-Pol Jobbé-Duval .édition Brittia ( 2000 ).

2- CREDITS PHOTOS :

Photos 1 et 5 : Eric Basquin – Quoi2Neuf (tous droits réservés) ; photo 2 : YF Kemener (tous droits réservés) ; photo 3 et 4 : Felix Jobbé Duval / Olole / Ar Gedour (tous droits réservés)

À propos du rédacteur Youenn Caouissin

Auteur de nombreux articles dans la presse bretonne, il dresse pour Ar Gedour les portraits de hauts personnages de l'histoire religieuse bretonne, ou encore des articles sur l'aspect culturel et spirituel breton.

Articles du même auteur

alouette

ALOUETTE DES CHAMPS, ALOUETTE DU CIEL

Une populaire chanson «Alouette, gentille alouette », qui a fait le bonheur des feux de camps …

chapiteaux-langonnet-nativite

ET VERBUM CARO FACTUM EST (et le Verbe s’est fait chair)

C’est parce que le Verbe s’est fait chair et qu’il a dressé sa tente parmi nous que nous avons connu Sa Gloire. Quittons donc la Messe dans le réconfort de cette certitude et que le Verbe éclaire notre chemin ! ».

10 Commentaires

  1. Bravo Youenn et Eflamm pour ce bel article. Pourquoi ne pas imaginer un jour un film sur l’âme de la Bretagne, tel que le mystère du Folgoët en son temps, de fait par quelqu’un tel que Mel Gibson?
    Un beau film bien mené, bien conduit, beau et profond pourrait amener beaucoup à aimer Dieu et la Bretagne / Dieu en Bretagne (Doue ha Breizh).

  2. Je viens de découvrir cet article par le site Aleteia ( http://www.aleteia.org/fr/artsculture/contenu-agrege/en-chemin-vers-paques-les-cantiques-bretons-de-la-passion-5886810223804416 )
    Merci de faire comme vous faites la promotion de notre beau patrimoine.

  3. Trugarez deoc’h evit al labour-mañ !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *