Saints bretons à découvrir

BELEG DA VIKEN … Prêtre pour l’éternité…

Amzer-lenn / Temps de lecture : 2 min

En cette période où arrivent les ordinations sacerdotales, nous vous proposons un document exclusif, proposé par l’un de nos correspondants, qui nous en a aussi fourni une présentation. Cliquez sur les images pour les agrandir. La traduction est à venir.

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L’ abbé Jean-Marie Perrot (1877-1943) fut, par les mains de Monseigneur Dubillard, ordonné prêtre le 25 juillet 1903 en la cathédrale Saint Corentin de Quimper, il avait 26 ans. Il célébra sa première messe le jour de la Sainte Anne.

A l’occasion de son élévation au sacerdoce, il composa un cantique breton « BELEG DA VIKEN ( Prêtre pour l’éternité). Cantique de dix couplets, plus le refrain , qui pouvait se chanter , soit sur l’air de O Elez euz ar Baradoz, soit sur l’air de Notre-Dame de Quelven, qui est aussi celui de Notre-Dame du Folgoët, et celui de Notre-Dame de Koât-Kéo, dont 30 ans plus tard il reconstruira sur la commune de Scrignac le sanctuaire ruiné par la Révolution.

 

Dès lors, Beleg da Viken sera le cantique par excellence chanté à l’occasion de toutes les ordinations et des premières messes, cela jusqu’aux années 1950/ 1955. On peut regretter qu’il n’en soit plus ainsi aujourd’hui, d’autant que les paroles du cantique vont au cœur même du sacerdoce, mais il suffirait de peu de chose pour qu’il soit remis à l’honneur.

A noter, que la petite feuille « volante » du cantique porte la devise qui sera celle de toute sa vie « Doue ha Breiz » (Dieu et Bretagne), devise qui sera inscrite sur la très belle croix celtique de sa tombe , à l’angle de la chapelle de Koât-Kéo , où suivant son vœu, il repose .

Autre « coincidence » de la Providence, s’il fut ordonné prêtre dans la cathédrale dédiée à Saint Corentin , l’un des sept saints dits fondateurs de la Bretagne, c’est dans la modeste chapelle St Corentin de Toull ar Groaz ( Scrignac) qu’il restaura en 1933 de ses propres deniers, qu’il célébra en la fête de Saint Corentin (12 décembre 1943 ) sa dernière messe , avant d’être assassiné sur le chemin du retour, alors qu’au clocher du bourg sonnait l’angélus, pour décéder le soir, à l’heure même où dans l’Eglise on chante aux complies le « In manus tuas , Domine , Commendo spiritum meum » ( Entre tes mains , Seigneur , je remets mon esprit » …

 

Première diffusion de cet article le 25/06/2012

À propos du rédacteur Eflamm Caouissin

Marié et père de 5 enfants, Eflamm Caouissin est impliqué dans la vie du diocèse de Vannes au niveau de la Pastorale du breton. Tout en approfondissant son bagage théologique par plusieurs années d’études, il s’est mis au service de l’Eglise en devenant aumônier. Il est Directeur de Publication d'Ar Gedour.

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2 Commentaires

  1. Ce cantique sera-t-il remis à l’honneur dans nos cathédrales bretonnes ? Ce serait une belle initiative !

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