Evit digoradur Pardon Vraz Santez Anna Gwened, lidet ‘vo an oferenn e brezhoneg gant an Aotrou Moutel, eskob eus Sant-Brieg & Landreger, da 9 eur, e penniliz Keranna.
Chaque année, le 26 juillet, journée du Grand Pardon de Sainte-Anne d’Auray, débute par une messe en breton célébrée à 9 h dans la basilique, avant la grand-messe de 10 h 30.
Depuis plusieurs années, la commission diocésaine pour la pastorale en breton souhaite inscrire cette célébration dans une perspective dépassant le seul pays vannetais. Cette volonté s’est déjà exprimée à travers le Pèlerinage des bretonnants et se manifeste également lors du Grand Pardon.
Ainsi, l’an dernier, Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper & Léon, avait accepté de présider cette messe. Ce choix revêtait une forte portée symbolique, puisque les premiers pèlerins de l’histoire du sanctuaire provenaient du diocèse de Quimper & Léon. À l’occasion du 400e anniversaire des apparitions, il paraissait donc naturel de l’inviter. Il avait convié le diacre Philippe Guillou à prêcher. Cette présence épiscopale a constitué un signe fort pour tous ceux qui sont attachés à la pastorale en langue bretonne et à vivre leur foi en breton. Dans la continuité de cette démarche, Mgr Dognin avait d’ailleurs célébré une messe entièrement en breton à la cathédrale de Quimper, dans le cadre du Festival de Cornouaille.
Cette année, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc & Tréguier, a accepté de présider la messe en breton du 26 juillet. Il sera entouré de Mgr Laurent Dognin, qui concélébrera, tandis que le diacre Jef Philippe assurera la prédication. Tous les prêtres et diacres bretonnants disponibles sont invités à se joindre à eux !
Mgr Moutel a largement contribué à l’aboutissement du projet de traduction du Missel romain en breton, menant à son terme ce travail collectif interdiocésain. À plusieurs reprises, il a également encouragé l’usage de la langue bretonne, notamment dans l’une de ses lettres pastorales, ainsi que lors d’une interview accordée en 2013 :
« Je crois qu’il faut faire droit à cette part importante de notre héritage et ce serait une erreur de perdre cette richesse d’expression, cette manière de dire la foi… »
Il ajoutait également :
« Que ceux qui parlent breton soient eux-mêmes porteurs de cette fierté de parler leur langue ! Cela ne peut se faire par décret. L’évêque aura beau dire de faire, cela demande surtout la responsabilité et la participation des gens qui portent cela comme un trésor. Et bien sûr, on l’encouragera ! »
Nous ne pouvons donc que remercier chaleureusement Mgr Denis Moutel et Mgr Laurent Dognin pour le soutien fidèle qu’ils apportent à cette mission de pastorale en langue bretonne. Nous invitons tous nos lecteurs à venir nombreux à cette messe en breton ! Deuit niverus !
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